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Ecologie

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Ven 27 Jan - 23:28

L'hydrogène

Ecologie - Page 2 Hydrog10

Le recours à l'hydrogène comme vecteur énergétique propre est l'une des solutions pour répondre aux actuels défis énergétiques.
En effet, plus énergétique que le pétrole ou le gaz naturel, non polluant et non toxique, l'hydrogène pourrait progressivement suppléer les énergies fossiles et répondre à l'essentiel de nos besoins énergétiques. Problème : si l'atome d'hydrogène, lié à l'oxygène, est très abondant sous forme d'eau, les molécules d'hydrogène, elles, ne se trouvent pas à l'état pur. Le défi auquel s'attèlent les chercheurs est donc de produire de l'hydrogène, sans dégagement de dioxyde de carbone. Pour cela, l'électrolyse de l'eau, c'est-à-dire sa décomposition en hydrogène (H) et oxygène (O), est l'une des solutions envisagées.

Aujourd'hui maîtrisée, cette technique présente toutefois des inconvénients majeurs : son rendement ne dépasse pas 80 %, son coût de production est trop élevé et certains matériaux utilisés polluants ou même dangereux.

Source
Invité Ecologie - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Ven 27 Jan - 23:37

Les lignes à haute et très haute tension : les impacts sur la santé

Les lignes à haute et très haute tension en France

Ecologie - Page 2 Tht10
Pylône chat (225 000 volts)

Le réseau de lignes à haute (HT) et très haute tension (THT) en France comprend environ 100 000 km de lignes de 63 000 à 400 000 volts selon RTE, le gestionnaire du Réseau de transport d'électricité en France. Un quart de ces lignes est en 400 000 volts, un autre quart en 225 000 volts et la moitié de 63 000 à 90 000 volts.
Les lignes se situent à 65 % en zone agricole et à 15 % en zone forestière.
La constitution de ce réseau s'explique par l'inégale répartition entre les zones de production et de consommation. Des lignes à forte puissance assurent donc des interconnexions entre les régions et même avec des pays frontaliers. Celles-ci sont indispensables pour assurer la sécurité des approvisionnements.

Toutefois, entre 300 à 400 000 Français vivent à proximité de ces lignes qui émettent des champs électriques et magnétiques d'extrêmement basses fréquences.

RTE est convaincu qu'en l'état actuel des connaissances, aucune relation de cause à effet n'a pu être démontrée entre l'exposition aux champs électromagnétiques (CEM) d'extrêmement basse fréquence (ELF) émis par les lignes HT et THT et la santé humaine et animale.
Pourtant, depuis quelques années, les lignes lignes HT et THT suscitent de vives inquiétudes. De plus, la population doute systématiquement de la véracité de l'information qui lui est fournie, que ce soit par les experts ou les maîtres d'ouvrage. Ces craintes et cette perte de confiance tendent à bloquer la réalisation de nouvelles interconnexions.

Les risques pour la santé : une hypothèse

Ecologie - Page 2 Ht_cla10
Raccordement au poste de transformation de Clamart, Hauts-de-Seine

Selon le Centre International de Recherche contre le Cancer de l'OMS (CIRC), ce n'est pas l'exposition aux lignes à haute tension qui, comme le café ou les cornichons, serait "possiblement cancérogène", mais le champ magnétique, quelle qu'en soit l'origine, et dans des circonstances aussi précises que rarement rencontrées. A ce titre, les lignes de transport de l'électricité ne représentent que 20 % des expositions les plus élevées aux champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence. Les autres expositions proviennent notamment des transports et des applications domestiques de l'électricité (AFIS, 05/2010)

Selon un inventaire de l'ensemble des publications scientifiques internationales effectué par le Comité scientifique sur les risques émergents et nouvellement identifiés pour la santé (SCENHIR) de la commission européenne, s'il existe une association, dans certaines études épidémiologiques, entre les CEM émis par les lignes et une forme rare de leucémie chez l'enfant, aucun élément nouveau n'est intervenu et l'éventuelle relation de cause à effet reste indéterminée. De même, des corrélations existent avec la maladie d'Alzheimer sans pour autant qu'une relation de cause à effet soit démontrée.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé les champs magnétiques ELF émis par les lignes HT et THT dans la catégorie 2b soit un niveau identique à celui du café. Depuis 30 ans, la plupart des travaux a écarté l'hypothèse de risques pour la santé, même si les cas de leucémie lymhoïde aigue (LLA) chez l'enfant doivent faire l'objet de recherches supplémentaires.

Pour l'OPECST, "un consensus international existe : les champs électriques ou magnétiques n'ont vraisemblablement aucun impact sur la santé. Les normes existantes n'ont pas à être modifiées. Cependant trois cas font débat : l'électrohypersensibilité, certaines maladies neurodégénératives et les leucémies infantiles." ()

L'électrohypersensibilité

Les symptômes d'hyper-sensibilité électromagnétique n'ont pas lien causal démontré et pourraient relever d'un effet nocebo, c'est à dire d'une nuisance imaginée mais qui peut avoir de véritables effets sur la santé.
Une anecdote témoigne de cet effet nocebo. Plusieurs médias ont relayé cette plainte collective à Saint-Cloud en avril 2009 suite à l'installation de deux antennes relais à proximité de logements. Les symptômes étaient inquiétants : saignement de nez, maux de tête, sensations désagréables... Et pourtant, les antennes n'étaient ni branchées, ni en fonctionnement...

Pour autant, le Centre de recherches indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM) souligne dans une étude que les lignes HT et THT induisent des pathologies animales et humaines : nervosité des animaux, traite difficile... Chez l'Homme, outre les gênes liés au bruit et à la vue de la ligne, l'état de santé est altéré : irritabilité, maux de tête, nausées, pertes de mémoire et de concentration, perturbations visuelles, auditives et cutanées... Même si il s'agit ici d'une enquête sur un ressenti et non pas d'une étude épidémiologique.

Ainsi, l'électrohypersensibilité (EHS) est un syndrome auto-déclaré et non diagnostiqué. Aucun lien de cause à effet n'a été démontré. Toutefois, l'OPECST note "qu'il convient cependant de prendre au sérieux la souffrance des patients et de mettre en place un réseau national de prise en charge et de recherche clinique."

Les maladies neurodégénératives

Selon le rapport de l'OPECST, des études ont mis en avant un lien avec certaines maladies neurodégénératives, notamment Alzheimer chez les conducteurs de train en Suisse. Il s'agit d'une hypothèse. C'est pourquoi, le rapport recommande de conduire les recherches appropriées et notamment de mener une étude épidémiologique à la SNCF comme cela a été fait à la RATP. Cette dernière étude a été négative.

Les leucémies

Selon le rapport de l'OPECST, ces maladies touchent essentiellement les enfants de 0 à 6 ans. Elles sont multifactorielles et rares (470 cas/an en France). Les champs magnétiques, en général, n'en expliqueraient qu'entre 3 et 12, et ceux émis par les lignes à haute et très haute tension que 0,5 à 3.

Le risque est donc très faible mais l'inquiétude n'est pas illégitime. Par conséquent, le rapport propose une nouvelle évaluation par l'AFSSET en 2015 et, d'ici là, de relancer les recherches et d'éviter d'augmenter le nombre d'enfants exposés.

Les premières mesures d'exposition des personnes

Ecologie - Page 2 Ht_des10

Deux études novatrices ont été menées en France d'une part, par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET) sur la commune de Champlan en Essonne et, d'autre part, par SUPELEC à travers le programme EXPERS.
L'objectif était de mesurer l'exposition individuelle aux champs électromagnétiques d'un individu à l'aide d'un appreil de mesure porté pendant la journée. Et les sources sont nombreuses : four à micro-ondes, téléphone, portique du supermarché, transports électriques, lignes à haute tension...

La première a montré qu'au-delà de 100 m, les CEM issus d'une ligne à haute tension ne peuvent plus être distingués du bruit de fond électromagnétique ambiant. A ce titre, à Champlan, la valeur moyenne d'exposition est de l'ordre de 4 micro tesla (unité de mesure internationale pour l'induction magnétique) alors que la norme européenne définie en 1999 est de 100 micro teslas. Cette norme a elle-même était définie à la suite d'une division par 50 de l'exposition maximale afin de prendre en compte le risque chronique.
Les premiers résultats du programme EXPERS montrent que les enfants sont nettement moins exposés que les adultes essentiellement parce qu'ils ne prennent pas les transports en commun électrifiés. Leur moyenne d'exposition serait inférieure à 0,4 tesla.

Les risques sur les animaux

Les animaux d'élevage peuvent être affectés par les problèmes électriques des lignes à haute tension. Toutefois, le Groupe permanent de sécurité électrique (GPSE) exclu tout lien avec les CEM émis par les lignes HT et THT.
En effet, de nombreuses données scientifiques internationales excluent tout effet direct des champs sur les animaux. "En revanche, ils peuvent provoquer des courants induits ou de fuite qui ont, s'ils sont suffisamment importants, des conséquences négatives sur les élevages", souligne le rapport de l'OPECST.

Par contre, les champs électromagnétiques provenant des lignes à haute tension peuvent changer le comportement des abeilles qui y sont sensibles car ils ont de petits cristaux abdominaux qui contiennent de la magnétite.

Outre les effets éventuels des CEM sur les animaux, des études datant de fin 2011 montrent que dans la région Afrique-Eurasie, de l'ordre de 10 000 oiseaux meurent chaque année par électrocution et 100 000 par collision avec les lignes électriques. En général, les oiseaux de grande taille semblent les plus touchés.

Les solutions du côté de l'aménagement du territoire

La limite des 100 ou 200 mètres pour toute construction

Le Grenelle de l'environnement n'a pas pas suivi les demandes qui visaient à interdire toute construction à moins de 200 m des lignes HT-THT, cette mesure n'étant pas jugée pertinente. Toutefois, le Grenelle a insisté sur la nécessité de mieux informer le public, de développer la recherche et de garantir un expertise indépendante et transparente.

Toutefois, la question ne semble pas réglée car l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et au Travail (Afsset) a récemment mis en cause les lignes à haute tension, contre l'avis des experts mandatés ! Ainsi, l'Afsset recommande "la création d'une zone d'exclusion de nouvelles constructions d'établissements recevant du public qui accueille des personnes sensibles de minimum 100 m de part et d'autre des lignes de transport d'électricité à très haute tension". Pourtant, les rapporteurs déclarent que "les preuves scientifiques d'un possible effet sanitaire à long terme sont insuffisantes pour justifier une modification des valeurs limites d'exposition actuelles"...

L'enfouissement des lignes

Cette alternative n'est malheureusement pas généralisable pour les lignes à très haute tension à cause de son coût et de contraintes techniques. Toutefois, cela peut-être une solution dans des cas particuliers. A cet égard, le rapport de l'OPECST préconise "l'effacement progressif dans des conditions financières adaptées, des lignes à 225 kV surplombant des habitations dans les agglomérations".

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AnonymousInvité Ecologie - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Ven 27 Jan - 23:40

Habitat écologique

Ecologie - Page 2 Renova10

Le secteur du bâtiment est à l'origine de 23 % des émissions de CO2 (123 Mt) et de 43 % de la consommation d'énergie finale en France. Le chauffage représente près de deux tiers de ces consommations d'énergie et la majeure partie des émissions de CO2 du secteur.

En France, parmi les 32,2 millions de logements (dont 27,1 millions en résidences principales), 18,8 millions - soit 58 % du parc - ont été construits avant la réglementation thermique de 1975. Ils représentent une surface d'environ 2,6 milliards de m² (contre 850 millions de m² dans le tertiaire, dont la moitié relève du secteur public) et une consommation moyenne annuelle d'énergie primaire de 240 kWh/m² alors qu'il est possible d'atteindre les 50 KWh/m².

Avec un taux annuel de renouvellement du parc de 1 %, il restera en 2050 entre 30 et 40 % de logements antérieurs à 1975. Il est donc indispensable d'améliorer la performance des bâtiments existants en même temps que celle des bâtiments neufs, d'autant plus que le bâtiment constitue une des clefs permettant de diviser par quatre nos émissions des gaz à effet de serre à l'horizon 2050.

Des gains importants d'énergie ont été obtenus sur l'ensemble des logements dont la consommation moyenne unitaire a baissé de 37 % depuis 1973. Ces gains concernent également les logements neufs, grâce aux réglementations thermiques successives qui, depuis 1975, ont permis de diviser par 2 à 2,5 leurs consommations par m2. Cependant, la consommation d'énergie totale des secteurs résidentiel et tertiaire a augmenté dans le même temps de 30 % du fait de l'accroissement du parc, de l'élévation du niveau de confort (appareils électroménagers), de l'apparition de nouveaux besoins (climatisation)... On note toutefois depuis 2001 une décroissance des consommations énergétiques des logements, liée notamment à des efforts financiers accrus des ménages réalisant des travaux d'économies d'énergie, alors que simultanément le parc augmentait de 5 %.

La généralisation d'un nouveau confort moderne, un bâti fortement isolé, une ventilation performante, un niveau d'éclairage naturel élevé, des équipements peu consommateurs d'énergie et intégrant au mieux les énergies renouvelables, sont nécessaires pour atteindre le « Facteur 4 ». Enfin, la construction durable présente de nombreux enjeux sociaux, liés d'une part à la réduction de la précarité énergétique et d'autre part au maintien et à la création d'emplois dans le secteur du bâtiment.
Pour diminuer l'empreinte énergétique et carbone de l'habitat, de nombreux procédés et systèmes sont désormais disponibles, qu'ils soient issus de technologies récentes comme certaines énergies renouvelables ou plus anciennes comme certains matériaux de construction oubliés et pourtant efficaces. L'habitat écologique devra s'imposer sur le marché de la construction.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Ven 27 Jan - 23:51

Habitat écologique

Les panneaux solaires

Ecologie - Page 2 Pannea10

Deux types de panneaux solaires sont commercialisés pour le grand public :
les panneaux solaires thermiques, appelés capteurs solaires thermiques, qui produisent de l'eau chaude en récupérant la chaleur du soleil à l'aide de materiaux à forte inertie qui trasmettent la chaleur à un liquide caloporteur ;
les panneaux solaires photovoltaïques, appelés modules photovoltaïques, qui convertissent la lumière en électricité, par le biais de petites cellules qui transforment la lumière du soleil en courant continu. Le solaire photovoltaïque est communément appelé PV.
Les panneaux solaires ont l'avantage de n'émettre aucun polluant lors de leur utilisation (ce qui n'est pas le cas lors de leur fabrication), de n'engendrer aucun bruit puisqu'aucune piéce mécanique n'est en mouvement.
Si ces nouvelles technologies sont louables d'un point de vue environnemental, nous regrettons que les sociétés qui en font la promotion sur les salons dédiés, soient si agressives dans la recherche de clients, décrédibilisant du coup en partie cette filière.

Il sera nécessaire d'utiliser plus de capteurs solaires au nord de la France qu'au sud, mais toutes les régions peuvent profiter de cette mane gratuite qu'est le soleil.

Les appareils de chauffage au bois

Ecologie - Page 2 Feu10

La puissance et le rendement donnent une indication de performance et permettent de calculer l'adéquation entre la taille de l'appareil et le volume à chauffer.

La puissance exprime la quantité d'énergie émise par l'appareil pendant une heure de fonctionnement moyen, elle se mesure en kwh. Lors de l'achat d'un appareil de chauffage au bois, il ne faut se fier qu'à la puissance nominale (norme NF D35-376), des puissances maximales ou instantanées ne reflètent aucunement la capacité de chauffe de l'appareil, elles sont éphémères.

Le rendement thermique est le rapport entre la quantité d'énergie restituée et celle consommée, plus le rendement augmente plus la consommation de bois diminue pour une puissance de chauffage donnée.

Le label Flamme Verte a été créé en 2000 par l'ADEME et les indstriels fabricants d'équipements de chauffage au bois, il est destiné à promouvoir les appareils de chauffage respectueux de l'environnement et propices aux économies d'énergie.

Il garantit aux appareils labellisés des critères de qualités spécifiques :

- un rendement énergétique minimum de 70%,
- un seuil maximum d'émissions de gaz polluants: CO <= 0,6%
- et une indication de la puissance en KW nominaux

En 2009, l'acquisition d'un appareil de chauffage au bois, pour le logement principal, justifiant des critères cités ci-dessus permet de bénéficier d'un crédit d'impôts de 50%.Si vous n'êtes pas imposable, l'aide financière est directement versé sous forme de chèque. Le plafond des dépenses est fixé à 8000 € pour une personne seule et 16000 € pour un couple marié, auxquels peuvent s'ajouter 400 € par personne à charge.

Récupération de l'eau de pluie

Ecologie - Page 2 Recupe10

Pour économiser l'eau et ainsi préserver la ressource en eau, il est intéressant de stocker l'eau de pluie dans une citerne.

De plus, en milieu urbain les sols n'étant plus perméables (tout béton), si l'eau n'est plus systématiquement rejetée dans les conduites d'évacuation cela évite d'éventuelles inondations.

Le petit éolien : l'éolien pour les particuliers

Ecologie - Page 2 Eolien11

Le petit éolien, éolien domestique ou individuel, approprié pour les particuliers, regroupe les éoliennes qui développent une puissace de 100 w à 10 kw. Soit pour fournir en besoins électriques simples un cabanon, une maison isolée non raccordée ou le domicile principal en complément d'autres sources d'énergies. En 2010, on estime qu'environ 2 000 éoliennes pour particuliers sont installées en France avec une dynamique forte.

L'éolienne à axe vertical est spécialement conçue pour les installations urbaines et périurbaines, celle à axe horizontal pour les terrains dégagés.

Les éoliennes à axe horizontal à trois pales sont le plus souvent utilisées.

Elles sont dotées de génératrice triphasée à aimant permanent. Elles peuvent avoir un gouvernail de direction (voir photo) ou être orientées automatiquement par un moteur.

Généralement les pales sont en fibre de verre, mais elles peuvent être aussi en bois ou en aluminium.

Les éoliennes de nouvelle génération sont dotés d'un mât conique autoporté qui ne nécessitent plus de haubans et par conséquent occupent une surface au sol moins importante.

Le puits canadien ou puits provençal

Le "puits canadien" est un systéme d'échangeur de type Air / Sol qui utilise la température du sol à une certaine profondeur pour rafraichir l'air ambiant de la maison en été et le réchauffer en hiver.

Il est aussi appelé "puits provençal" quand il est installé dans une région plutot chaude, donc seulement pour le rafraichissement.

L'air est capté à l'extérieur dans le jardin, et circule, à travers un tuyau d'environ 50 mètres de long enterré à 2 m de profondeur minimum, jusque dans la maison.

Le principe est de récupérer de l'air à une température appréciable en sous-sol, celle-ci variant peu en profondeur selon les saisons. En effet, la terre à deux mètres de profondeur, a une température pratiquement constante tout au long de l'année, elle varie entre 10 et 18°C selon les saisons alors que l'air extérieur peut varier de -5°C à +35°C dans la plupart des climats français. Un puits canadien va exploiter cette température constante : l'air, au lieu d'être amené directement de l'extérieur, va circuler dans un collecteur enterré au contact avec le sol pour en échanger ses calories.

Les travaux de terrassement étant assez importants, il est préférable de prévoir la mise en place d'un puits canadien lors de la construction de la maison.

Le puits canadien doit être relié à une ventilation mécanique contrôlée (VMC), pour alimenter l'air entrant de la maison.

Source
AnonymousInvité Ecologie - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 0:00

Le déchet

Ecologie - Page 2 Poubel10

"Est un déchet tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon." selon l'article L 541-1 du Code de l'environnement.

Ces déchets peuvent être d'origine diverses : industrielle, artisanale, domestique... En effet, toutes les activités humaines produisent des déchets, même celles liées à la nature avec les déchets verts. D'une manière générale, nous consommons des produits et utilisons des services qui, pour être créés, génèrent des déchets. De plus, cette consommation entraîne également des déchets : à toutes les étapes, nos activités produisent des déchets.
Les déchets ne se limitent pas seulement aux déchets ménagers et assimilés. En effet, la construction (BTP), les activités économiques et industrielles produisent la majorité du tonnage des déchets. De plus, les déchets liés aux activité de soins sont particulièrement suivis pour leur dangerosité.

La gestion des déchets

La gestion des déchets permet d'encadrer la fin de vie des biens dont on souhaite se débarrasser. L'objectif est de limiter les nuisances et les risques liés à leur caractère dangereux, fermentescible ou encombrant, qui occasionneraient des impacts sanitaires ou environnementaux. Progressivement, la mise à l'écart ou l'élimination des déchets a fait place à leur valorisation matière ou énergétique, qui permet d'amoindrir l'impact de leur abandon. Cependant, la gestion des déchets fait intervenir des procédés qui peuvent affecter le cadre de vie des populations, ce qui génère des tensions (ORDIF, 10/2009).
La gestion des déchets représente aujourd'hui un véritable enjeu tant financier, en raison de l'augmentation croissante des coûts de gestion des déchets, qu'environnemental, lié d'une part au risque d'insuffisance d'exutoires de traitement à moyen terme, et d'autre part au gaspillage des matières premières (ADEME, 2009).

La prévention des déchets

La prévention des déchets est définie dans la directive cadre comme "les mesures prises avant qu'une substance, une matière ou un produit ne devienne un déchet et réduisant la quantité de déchets (...), les effets nocifs des déchets produits sur l'environnement et la santé (…) ou la teneur en substances nocives des matières et produit". La prévention couvre ainsi l'ensemble des actions intervenant sur les produits en amont de leur entrée dans le système de gestion des déchets et porte sur l'ensemble de la vie du produit, de sa conception à son abandon.

L'élimination des déchets

En France, le service public d'élimination des déchets est une compétence dévolue aux communes qui assurent donc la collecte et le traitement des déchets ménagers et assimilés sur leur territoire. Ces communes ont toutefois la possibilité de déléguer tout ou partie de cette compétence à des établissements publics de coopération locale, et sont même encouragées à le faire depuis la Loi Chevènement de juillet 1999 relative "au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale".

Les déchets ménagers sont éliminés selon trois procédés principaux :

L'incinération

L'incinération s'effectue dans des usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM), source d'émissions atmosphériques (poussières, gaz, dioxines), de résidus solides (REFIOM, mâchefers) et de rejets liquides.

Les principaux effets sanitaires étudiés autour des incinérateurs sont les troubles respiratoires, le développement des cancers et les effets sur la reproduction et le développement des enfants. A noter que la plupart des études portent sur des situations d'exposition passée, ainsi les résultats ne peuvent pas être transposés aux situations des incinérateurs actuels, moins polluants et mieux contrôlés.

La mise en décharge

La mise en décharge s'effectue dans des installations de stockage des déchets non dangereux (ISDND) encore appelés centres de stockage des déchets ultimes (CSDU) ou décharges de classe 2, source d'une contamination possible du sol et des eaux souterraines et de nuisances pour les riverains, ainsi que d'émissions de gaz à effet de serre (biogaz).

Globalement, les décharges de déchets ménagers engendrent des nuisances : olfactive et visuelle qui nuisent à la qualité de vie. Le développement de pathologies n'a pu être démontré.

Le compostage

Le compostage produit un matériau fertilisant utilisable en agriculture mais qui peut aussi contribuer à contaminer les sols et induire des risques pour les personnels des usines de compostage et, dans une moindre mesure, pour les populations environnantes de ces sites.

Le compostage, de par la présence de matière organique et les processus de sa transformation, entraîne la prolifération de microorganismes tels les bactéries, champignons et autres parasites, responsables de certaines pathologies.
Les individus susceptibles d'être en contact avec ces organismes sont les travailleurs des unités de compostage, les populations riveraines sous le vent des installations et les utilisateurs de compost. Des cas d'irritations oculaires, nasales, auriculaires ou cutanées, des symptômes gastro-entériques, ou encore des atteintes respiratoires en relation avec une exposition aux agents microbiologiques et aux poussières ont été signalés chez les travailleurs.

Certains déchets sont également récupérés pour devenir une matière première secondaire. Différentes filières existent :

- La réutilisation
- Le recyclage

Source
AnonymousInvité Ecologie - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 0:07

Statistiques sur les déchets

Dans le monde

Les déchets générés sont très hétérogènes suivant les pays et les sociétés. Un pays comme les Etats-Unis produit près de 700 kg / hab / an de déchets ménagers contre moins de 200 kg dans un pays pauvre.

En europe

Plus d'1,8 milliards de tonnes de déchets ménagers et assimilés sont générés chaque année, soit 3,5 tonnes par personne. Un montant qui augmente plus rapidement que le PIB et dont moins d'un tiers est recyclé. En moyenne, chaque citoyen européen a généré 460 kg de déchets municipaux en 1995, 520 kg en 2004, et une nouvelle augmentation à 680 kg est prévue d'ici 2020, soit un accroissement de près de 50% en 25 ans, principalement attribuable à une croissance soutenue de la consommation privée finale et à la poursuite des modes de consommation actuels.

En France

Ecologie - Page 2 Poubel11

L'évolution des modes de vie, des habitudes alimentaires, de la consommation, et la croissance démographique, ont une forte incidence sur la quantité de déchets produits chaque jour. La production d'ordures ménagères a ainsi doublé en 40 ans.

La France produit actuellement 868 millions de tonnes de déchets par an : 41 % sont issus du BTP, 42 % de l'agriculture et de la sylviculture et seulement 4 % des ménages.
Chaque français produit en moyenne 354 kg d'ordures ménagères par habitant et par an en 2006, un nombre stabilisé depuis 2002 (Les déchets en chiffres en France - ADEME, 2009).

Les objectifs français

La France s'est dotée d'un plan d'action 2009-2012 en matière de gestion des déchets. Ce plan d'actions vise à mettre en œuvre les engagements du Grenelle Environnement, qui fixent comme objectifs prioritaires la réduction à la source de la production de déchets et le développement du recyclage et de la valorisation.

Dans ce cadre, le plan plan d'action 2009-2012 prévoit :

- une réduction de 7% de la production de déchets ménagers et assimilés par habitant sur les cinq prochaines années, soit une diminution de la production de 25 kilos par habitant sur cinq ans ;
- une amélioration du taux de recyclage matière et organique à 35% en 2012 et 45% en 2015 pour les déchets ménagers et 75% dès 2012 pour les déchets des entreprises et les emballages. Actuellement, la part des déchets recyclés en France n'est que de 24 % ;
- une diminution de 15 % de la part des déchets partant à l'incinération et au stockage, de manière à réduire les nuisances sanitaires et environnementales induites. La valorisation organique, grâce à la méthanisation permettrait d'y répondre en partie. La prévention et le recyclage seront bien sûr aussi privilégiés.

Les cinq axes du plan qui permettront de répondre à ces objectifs :

- un premier volet consacré à la prévention des déchets comporte des mesures de sensibilisation et d'information à destination des citoyens et des collectivités locales, ainsi que la mise en place progressive d'une tarification incitative ;
- un second volet consacré au recyclage prévoit d'étendre les filières de responsabilité élargie du producteur et de négocier au niveau communautaire la qualification des matières recyclées comme produits ;
- un troisième axe concerne la valorisation des déchets organiques, qui représentent 50% des déchets ménagers ;
- un quatrième axe encadre la quantité des déchets incinérés, adapte la taxation applicable et propose des mesures pour améliorer l'information sur les sites de stockage et d'incinération ;
- le cinquième axe est consacré aux moyens de recycler les déchets du BTP, dont plus d'un tiers n'est pas valorisé.

Les objectifs européens

Ecologie - Page 2 Recycl10

En matière de gestion des déchets, l'Europe définit les priorités suivantes :

- il faut en priorité prévenir la production de déchets (par exemple en favorisant des emballages moins volumineux). Rappelons que le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas ;
- préparer les déchets en vue de leur réemploi ;
- les recycler ;
- les valoriser autrement (par exemple utiliser les déchets verts comme engrais) ;
- en dernier ressort, éliminer les déchets de façon sûre et respectueuse de l'environnement.

Source
AnonymousInvité Ecologie - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:17

Les déchets ménagers

Ecologie - Page 2 Poubel12

Les déchets ménagers englobent tous les déchets produits par les ménages et assimilés (certaines collectivités et certains commerçants). Ce sont donc les déchets que tout particulier produit dans sa vie quotidienne. Les déchets ménagers regroupent les ordures ménagères (non recyclables ou pas encore recyclées), les déchets recyclables secs (journaux, papiers, carton, magazines, verre, aluminium, plastique) et les recyclables dits humides, organiques ou fermentescibles (déchets alimentaires, herbes, bois...).

Le Code général des collectivités territoriales (art L.2224-13 et 14) stipule que les communes ou leurs groupements doivent assurer l'élimination des déchets des ménages, mais aussi des déchets qu'elles produisent elles-mêmes (espaces verts, voirie) et des déchets d'origine commerciale ou artisanale ayant les mêmes caractéristiques que les déchets des ménages.

La production de déchets ménagers en France

Selon l'ADEME et le SOeS, en 2008, les déchets des ménages représentent 29,4 millions de tonnes, soit 460 kg/hab/an c'est près de 80% des déchets collectés par les municipalités. Leur production a augmenté de 4,4 % entre 2005 et 2008, alors qu'au cours de la même période, la population française augmentait de 2%.
Le contenu de la poubelle résiduelle (les ordures ménagères) représente 14,8 millions de tonnes en 2008, soit la moitié des déchets produits par les ménages. Les collectes sélectives progressent régulièrement, que ce soit en porte à porte (emballages en papiers cartons, plastiques, etc.) ou en apport volontaire par le biais des déchèteries ou des conteneurs (verre, etc.). On observe la même tendance pour les déchets verts, dont la collecte a été multipliée par 4 entre 1995 et 2008.

Ecologie - Page 2 Poubel10

Le coût de la gestion des déchets ménagers

En 2009, la gestion des déchets ménagers se traduit par une dépense de 11 milliards d'euros, soit 98 euros par habitant, le double d'il y a dix ans.

Le traitement des déchets ménagers en France

Selon l'ADEME et le SOeS, la mise en décharge, ou stockage, reste le mode principal d'élimination des déchets et concerne 36% des quantités traitées en 2008, contre 43% en 2000. La part du compostage, de la méthanisation et du recyclage est passée de 25% en 2000 à 31% en 2008. L'incinération avec récupération d'énergie représente 31% du total en 2008, contre 28% en 2000. La part de l'incinération sans récupération d'énergie est faible, avec 2% en 2008, contre 4,4% en 2000.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:23

La fermentation des déchets (le biogaz)

Ecologie - Page 2 Biogaz10
Unité de méthanisation à la Varennes-Jarcy - France

La fermentation sans oxygène de déchets alimentaires ou végétaux dégage un gaz constitué de méthane et de dioxyde de carbone appelé biogaz. Ce processus est dorénavant maîtrisé à la fois pour éviter des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère mais aussi pour exploiter le biogaz ainsi produit qui est une source d'énergie.

Les déchets demeurent sans conteste le secteur prépondérant dans la production de biogaz qui est destiné à alimenter des turbines électriques ou comme carburant pour les véhicules.

Ecologie - Page 2 Digest10
Digesteurs à la Varennes-Jarcy - France

La fermentation anaérobie est l'un des processus qui contribue à la dégradation des matières organiques mortes et à leur transformation en éléments simples gazeux et minéraux. Elle se déroule en anaérobiose c'est à dire en l'absence totale d'air et d'oxygène. L'un des résultats est la formation de "biogaz" qui est combustible, mélange de CO2 et CH4. C'est donc un processus naturel sous l'action de bactéries.

Les enceintes dans lesquelles se déroule la fermentation sont soit dénommées fermenteurs, réacteurs ou digesteurs. Ce sont des cuves recouvertes d'un couvercle sous lequel s'accumule le biogaz qu'on soutire au fur et à mesure qu'il est produit.
Les proportions respectives de méthane et de CO2 dépendent de la nature des matières fermentées : déjections animales ou ordures ménagères. En général, le biogaz produit contient entre 55 et 65% de méthane.

Domaines d'application

Les gisements utilisés pour la filière biogaz sont :

- les centres d'enfouissement des déchets
- les stations d'épuration industrielles et municipales
- la méthanisation des déchets urbains
- les déchets agricoles.

Le biogaz agricole reste encore très peu valorisé en France alors que le gisement est important puisque selon Observer'ER, les déjections d'élevage représentent l'équivalent d'une production de 683 000 tonnes de méthane en 2007.

Le biogaz, une fois épuré de son CO2, de son eau et de son hydrogène sulfuré H2S est quasiment identique au méthane comprimé ou Gaz Naturel pour Véhicule (GNV). L'autonomie est réduite mais les polluants atmosphériques rejetés sont faibles avec un bruit limité, ce qui en fait un carburant idéal pour les transports urbains.

Etat du biogaz

Dans le monde

16 millions de foyers cuisinent et éclairent leur habitation grâce au biogaz (REN21, 11/2005).

En Europe

L'énergie produite par la combustion de biogaz est estimée à 14 593,8 GWh en 2005, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne sont les pays les plus productifs (EurObserv'ER, 2006)
En Allemagne en 2006, 3 500 unités de biogaz produisaient 1 215 MWe, soit 550 Mwe de plus que 2005.

En France

La production est estimée à 460 GWh en 2005 (EurObserv'ER, 2006).
Le biogaz agricole reste encore très peu valorisé en France alors que le gisement est important puisque selon Observer'ER, les déjections d'élevage représentent l'équivalent d'une production de 683 000 tonnes de méthane en 2007.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:28

Les déchets : les piles et accumulateurs

Ecologie - Page 2 Dechet12

Les piles et accumulateurs contiennent des métaux lourds toxiques et nocifs pour l'environnement (nickel, cadmium, mercure, plomb, fer, zinc, calcium, aluminium, magnésium, lithium) et représentent à ce titre la part la plus polluante de nos ordures ménagères. C'est pourquoi, il est nécessaire de les collecter séparemment des ordures ménagères et de les recycler.

La collecte des piles et accumulateurs en France

La France collecte 30 % des piles et accumulateurs mis au rebus, c'est mieux que l'objectif européen de 25 % pour 2012 mais bien peu car cela signifie que 70 % des piles et accumulateurs finissent dans la nature ou les ordures ménagères (incinération ou décharge ensuite) !
Pour cette filière, un nouveau décret (n° 2009-1139 du 22 septembre 2009) est entré en vigueur et prend en compte les nouvelles dispositions de la Directive Européenne de 2006. Nous noterons notamment :

L'extension de la responsabilité financière des producteurs – pour la collecte et le recyclage - aux piles et accumulateurs industriels ou professionnels. Comme pour les piles et accumulateurs portables des ménages, les producteurs doivent organiser des filières de collecte et de recyclage. Jusqu'à présent, les utilisateurs en tant que derniers détenteurs étaient responsables de l'élimination.

Les piles et accumulateurs devront pouvoir être extraits facilement des appareils afin de permettre au moment du traitement de ces derniers, une séparation qui permettra de les orienter vers les filières dédiées ;

la capacité énergétique devra dorénavant figurer sur les piles et accumulateurs portables et automobiles, en plus de l'indication des produits devant faire l'objet d'une collecte séparée signalée par une poubelle barrée ;

les objectifs nationaux de collecte ont été fixés à 25% minimum à atteindre en 2012 et 45% en 2016, avec comme référence la moyenne des ventes annuelles des 3 dernières années ;

des objectifs en matière d'efficacité du recyclage, c'est-à-dire les pourcentages de matières extraites des piles et accumulateurs et valorisées comparés aux poids des piles et accumulateurs usagés entrant dans l'unité de recyclage. Les objectifs ont été fixés à un minimum de 75% pour les accumulateurs contenant du cadmium, de 65% pour les batteries au plomb et 50% pour les autres types de piles et accumulateurs.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:38

La plaisance et la gestion des macro déchets

Ecologie - Page 2 Boutei10

La pollution maritime la plus médiatisée est sans conteste celle des marées noires ou autres dégazages intempestifs au large de nos côtes. Du moins, à première vue, c'est celle qui nous semble la plus visuelle et la plus frappante avec des images insoutenables d'oiseaux mazoutés et de plages et littoraux souillés par des galettes de pétrole visqueux.

Il est cependant une manifestation beaucoup plus insidieuse dont on ne relate pas les conséquences comme il devrait (où seulement à l'approche de la période estivale lorsque les parasols fleurissent sur les plages), à savoir le rejet en mer de macro déchets occasionnés par le trafic maritime et la navigation de plaisance, plaisance dans laquelle nous sommes directement impliqués et pointés du doigt en tant qu'« acteurs responsables ».

Laissons de côté, le trafic maritime de gros calibre qui dépend plus de l'industrie et de l'économie pour nous pencher sur un phénomène dont nous avons les clefs en mains pour l'enrailler : la gestion des macro déchets.

Car en mer il est indispensable que chacun soit conscient des conséquences de ses actes. Les actes de négligence étant encore trop considérés comme minimes face aux pollutions accidentelles.

Définition des macro déchets

Ecologie - Page 2 Bidon10

Les déchets de plastique constituent l'essentiel des macro déchets.
De 60 à 95% selon les sites. Ils sont constitués principalement d'emballages (sachets plastiques, bouteilles, emballages divers).
Les objets en verre (bouteilles, flacons), en métal (canettes de boissons...), les tissus, les objets en cuir ou en caoutchouc viennent ensuite.

Les déchets collectés en mer et sur le littoral ne sont pas tous déposés sur place, mais de provenances diverses :

- abandons sur le littoral par des touristes irresponsables,
- rejets dans ports (eaux usées, huiles...),
- décharges sauvages,
- activités domestiques, agricoles et industrielles,
- navires de passage et de plaisance,
- résidus de matériel de pêche (filets et lignes...)
- origine naturelle (algues, bois...)

Il est de bon ton de rappeler que la biodégradabilité de certains déchets est très longue :

- Mouchoir en papier : 2 mois
- Mégot de cigarette : 6 mois
- Huile de vidange : 5 à 10 ans
- Canette en aluminium : 100 ans
- Sac et bouteille plastique : 100 à 500 ans

Localisation des macro déchets

Etant donné que les provenances sont diverses :

- rejets en amont des communes et des industries
- rejets dûs au trafic maritime.

Les macro déchets se concentrent aux embouchures des estuaires des fleuves et des rivières, et sur les littoraux et en mer.
Les fortes houles et les conditions météorologiques sont génératrices d'arrivées de déchets sur les plages.
Des plages qui d'année en année sont de plus en plus souillées par ces macro déchets indésirables, du fait de l'émergence de la navigation de plaisance le long de nos littoraux.
Mais on pense à tort qu'il d'un phénomène surtout côtier. Hypothèse malheureusement fausse.
Les déchets sont en effet transportés par les courants océaniques et terminent leurs parcours dans des zones où ils s'accumulent et constituent de véritables décharges sous-marines.
L'existence de zones d'accumulation en profondeur (jusqu'à 2000 m de fond), a pu être identifiée (observations in situ effectuées par submersibles habités, Cyana et Nautile - campagnes CYATOX, OBSERVHAL, CYLICE / IFREMER).

Conséquences sur la faune et la flore

Ecologie - Page 2 Tortue10
Les tortues de mer confondent les sacs plastiques
avec les méduses dont elles se nourissent

Les nuisances écologiques qui en résultent sont conséquentes sur la flore et la faune maritimes et celles du littoral. Les écosystèmes s'en trouvent parfois gravement modifiés.

Les grands organismes marins sont victimes d'étouffement à cause de résidus de matériel de pêche (filets et lignes), ou d'ingestion d'emballages plastiques (qui peuvent être confondus avec des méduses notamment par les tortues marines), occasionnant la mort par occlusion intestinale.
Pour l'Homme la nature de la pollution est surtout d'ordre visuelle, peu esthétique sur le littoral et porte préjudice à l'image des sites.
Certains déchets peuvent néanmoins conduire à certaines blessures corporelles (tessons de verre, seringues, morceaux de ferraille...). D'autres de consistances organiques en se décomposant apportent une nuisance d'ordre olfactive occasionnant la prolifération d'insectes nuisibles.

Un facteur aggravant dû à une plaisance en croissance constante

La plaisance est un secteur économique en pleine croissance, on le voit chaque année avec les retombées des manifestations comme le Grand Pavois de la Rochelle (600 exposants représentant 28 nations).

Quelques chiffres sur la plaisance

On note une augmentation des immatriculations de 4,4% sur 2003.
81,2% des bateaux à voile et 50% des bateaux à moteurs vendus en France sont fabriqués sur notre territoire.
La plaisance représente 40 000 emplois dont 15 000 postes créés dans le secteur des services liés aux ports.
Source : chiffres clés du nautisme 2002-2003 (F.I.N.)

L'enjeu environnemental est donc important.
La plaisance génère des impacts écologiques non négligeables : construction des ports et des bateaux, problèmes quotidiens des eaux usées et des déchets, matériaux polluants, démantèlement des navires hors d'usage...

Les industries nautiques aujourd'hui sont conscientes du problème et cherchent à construire des bateaux avec des matériaux "propres", réfléchissent à des alternatives (bateaux électriques, moteurs à gaz, système de cellules photovoltaïques, etc.),... mais une question essentielle demeure : celle du comportement individuel des plaisanciers.
Car, force est de constater qu'il y a encore certaines lacunes dans la sensibilisation du public et que le comportement «je m'en foutisme» est toujours autant à déplorer, tant sur le littoral qu'en présence en mer.

D'où l'importance de faire la promotion des éco-gestes indispensables à la sauvegarde du milieu marin pour rendre la plaisance écologiquement responsable.

Ce type de démarche est adoptée depuis plusieurs années déjà par les usagers de la mer passionnés que sont les surfeurs et les plongeurs. Ils ont créé des fondations et mis en place des chartes dans un but d'éducation.

A l'image de Surfrider Foundation Europe : une association à but non lucratif (type loi 1901) dont l'objectif est la défense, la sauvegarde et la mise en valeur des vagues, de l'océan et des plages, par l'éducation, la recherche et l'action locale. Forte de plus de 3 500 adhérents et 17 antennes locales, elle développe ses programmes de travail en France, en Espagne et dans plusieurs pays d'Europe. A titre d'exemple, son opération de nettoyage des plages au début du printemps réunit chaque année plus de 150 initiatives dans plusieurs pays d'Europe et d'Afrique.

Que faire ? Les mesures à prendre d'urgence...

Le respect de la législation maritime :

Elle doit s'appliquer aux plaisanciers au même titre que pour la marine marchande concernant la gestion du tri sélectif des déchets à bord.

Les navires génèrent de gros volumes de déchets pendant leurs traversées : déchets de type « ménager », déchets de cuisine, eaux d'égout non traitées, eaux de cale contaminées et huiles usées. Afin de prévenir le rejet en mer des déchets des navires, la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) de l'Organisation maritime internationale (OMI) exige que les pays signataires acceptent de recevoir les déchets de tous les navires qui font escale dans leurs ports. Cette disposition permet de lutter efficacement contre la pollution marine.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:41

Un aménagement spécifique des ports

Même si les bateaux qui font escale dans les ports français sont bien moins nombreux que ceux qui croisent au large de nos côtes, il reste encore beaucoup à faire pour que tous les ports français mènent des actions dynamiques de promotion de leur installations de réception par les navires.
Bien souvent une seule et même benne accueille les déchets à quai sans le moindre tri sélectif à terre (tri pourtant effectué sur le navire par respect de la législation et sous l'appréhension d'un contrôle inopiné des autorités maritimes) !

Toutefois on note de plus en plus d'aménagements spécifiques pour la collecte des eaux usées dans les principaux ports... un pas en avant donc mais on est encore loin d'une généralisation systématiques sur nos côtes...

Des poubelles flottantes pour les plaisanciers...

Certains ports commencent à s'équiper de conteneurs flottants destinés à collecter les déchets ménagers des plaisanciers sur les mouillages forains, dans les chenaux ou aux entrées des ports.
Ces équipements sont fiables et étudiés pour résister à des conditions météorologiques peu clémentes (des vents de 150 km/h, à un courant de 4 nœuds et à une houle de 2 mètres), grâce à un système d'amarrage constitué d'une chaîne de 100 kg arrimée à un corps mort de 1500 kg.
Les plaisanciers peuvent ainsi déposer leurs détritus sans avoir à accoster dans un port. De quoi éviter aux plaisanciers peu scrupuleux de jeter leurs détritus par-dessus bord.
Gardons à l'esprit qu'un équipage peut produire jusqu'à deux kilos de déchets par jour.
Gageons aussi qu'à la vue de ce collecteur tout plaisancier prendra conscience de la nécessité de ramener ses déchets à terre au lieu polluer le milieu marin.

Les constats : Pavillons bleus ou Pavillons noirs ?

Quel n'est pas aujourd'hui le touriste qui s'informe de la couleur du pavillon de qualité des eaux de baignades, lors du choix de sa villégiature de vacances estivale ?

Les fameux Pavillons Bleus attestent de la qualité des plages et eaux de baignades sur les communes balnéaires. Gage de qualité pour les communes qui sont fières de l'arborer.
Ils sont décernés par l'Office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement. Ce label généraliste évalue la politique environnementale d'une commune, notamment d'éducation à l'écologie, de gestion des déchets et des espaces naturels. Depuis 1987, les Pavillons Bleus sont décernés dans 23 pays d'Europe ainsi qu'en Afrique du Sud.

Les Pavillons noirs eux sont attribués chaque année à des sites littoraux pollués. Ils sont l'oeuvre d'une association de surfeurs qui pallie l'absence de coordination des pouvoirs publics et tente de protéger un des éléments fondamentaux de l'équilibre planétaire : l'eau.

Conclusion

En conclusion nous pourrions dire : " Ne jetez rien à la mer, elle vous le rendra ! "
Être marin, c'est mille métiers à la fois mais rien n'empêche de préserver son environnement. Si la plaisance est en constante progression, la qualité des milieux marins reste le facteur primordial de sa pérennité à long, moyen et court terme.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:44

L'étiquetage des produits dangereux

Ecologie - Page 2 Captur27
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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:47

Le Développement Durable

Ecologie - Page 2 Campag10

C'est en juin 1992, au premier "Sommet de la Terre" organisé par les Nations Unies qu'est consacré le terme de "développement durable". 170 chefs d'états et de gouvernements signent un programme d'actions pour le XXIème siècle : l'Agenda 21 qui en dresse les objectifs.
Le développement durable est une expression dont la définition la plus explicite demeure notre capacité à satisfaire nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, ceci à l'échelle planétaire bien évidemment.
Ce concept dégage de vastes problématiques dans tous les domaines qui touchent à l'interaction des sociétés humaines dans leur cadre de vie : développement humain, environnement et risques, économie, dépendances et solidarité pour reprendre les thèmes abordés par Anne-Marie Sacquet dans son Atlas mondial du développement durable.

Le développement durable est une alternative inéluctable à notre mode de développement actuel qui épuise les ressources naturelles, creuse les écarts de richesse et ampute l'avenir des générations actuelles et futures.
C'est un projet sans précédent pour l'humanité : il s'agit d'assurer l'avenir de nos civilisations sur une planète dont les ressources sont limitées.

Un développement durable repose sur trois piliers principaux : social, environnemental et économique

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 14:52

Qu'entend on par Développement Durable ?

Ecologie - Page 2 Air-po10

Au carrefour de plusieurs traditions intellectuelles ; intégrant écologie, économie et socioculturel, le développement durable est une notion encore perçue comme relativement vague et difficile à mettre en place. Pourtant, cette démarche est, depuis la conférence de l'ONU à Istambul en 1996, officialisée dans plus de 100 pays.

Depuis le début des années 70, des scientifiques, des organisations non gouvernementales, des économistes, des représentants politiques, s'interrogent sur les limites des ressources naturelles face au processus de la croissance d'après guerre visant à "produire toujours plus" et face à l'explosion démographique des pays du Sud. L'ère industrielle s'est en effet avérée être particulièrement pénalisante pour les milieux et ressources naturels et les accidents environnementaux n'ont cessé de se multiplier (désertification, déforestation, accidents technologiques, marées noires, etc.).
En 1970, un groupe d'économistes se réunit (le club de Rome) pour publier un rapport appelé "The limit to growth" (les limites de la croissance), traduit en français par "halte à la croissance". Ce réquisitoire fait grand bruit en prônant la "croissance zéro" de la démographie humaine afin d'épargner les matières premières non renouvelables.

Penser globalement, agir localement

Ecologie - Page 2 Trouoz10
le trou record dans la couche d'ozone en automne 2003

En 1972, des représentants de plusieurs pays du monde "soucieux du lendemain" participent à la "Conférence mondiale des Nations Unies sur l'environnement", à Stockholm. A cette occasion est proposée la création d'une "Commission mondiale sur l'environnement et le développement", présidée par le premier ministre norvégien Madame Brundtland, pour réfléchir sur les tendances du développement économique et les menaces pesant sur la planète et les espèces qui l'habitent.
En 1984, cette commission se réunit pour la première fois et s'engage à publier un rapport (à la demande de Javier Pérez de Cuellar - directeur général de l'Unesco) édité en 1987 sous le titre "Notre avenir à tous". Le principal message de ce rapport est qu'il faut "penser globalement et agir localement".
Le rapport Brundtland s'intéresse principalement à la protection de l'écosystème de la planète terre. Il ne s'agit pas de sacraliser les espaces vierges, de les préserver strictement des activités humaines mais de marquer des frontières fortes au delà desquelles les pollutions induites par la civilisation industrielle seraient interdites. Le rapport insiste sur la nécessité d'inventer "une croissance qui ne pénalise pas les générations futures sans toutefois sacraliser la nature". Il identifie deux risques susceptibles d'affecter la planète toute entière : les changements climatiques dus à l'accumulation des gaz à effet de serre et les graves atteintes à la couche d'ozone de la stratosphère par les produits fluoro-chlorés (CFC). Pour la première fois est mis en évidence qu'un développement mal maîtrisé, écologiquement irresponsable peut mener l'humanité à sa perte. Le développement doit désormais se faire dans le respect des équilibres écologiques naturels de la planète. On parlera à partir de là de "sustainable dévelopment" ou encore en français de développement durable, soutenable ou viable.

Premières alertes

Le fossé entre les industriels et les défenseurs de la nature est à ce moment là infranchissable. L'environnement n'est pas une préoccupation prioritaire des sociétés occidentales. En revanche, des intellectuels, des scientifiques, écologues ou non, et des écologistes commencent à s'alarmer de l'état de plus en plus déplorable de l'air, des eaux et des sols. Le rapport Brundtland confirme que Stockholm est bel et bien un point d'ancrage historique qui marque la fin des années de forte expansion économique, appelées en France les "trente glorieuses".
Un certain nombre d'alertes et de signaux forts semblent donner raison à ceux que la société jugeait alors "alarmistes". La crise pétrolière de 1973, marque ainsi la prise de conscience de la vulnérabilité des ressources naturelles non renouvelables. Puis une série d'accidents et de catastrophes industrielles : Seveso (1976), Amoco Cadiz (1978), Bhopal (1984), Tchernobyl (1986), attestent des dangers auxquels peuvent être soumises les populations. D'autres événements, naturels cette fois, confirment ces dangers à l'échelle mondiale : sécheresse en Afrique, inondations catastrophiques en Asie, tremblements de terre en Amérique latine,... En France, on assiste à des inondations répétées.

L'environnement entre dans les politiques publiques

Si la Conférence de Stockholm n'a pas, en 1972, retenu l'attention du monde, elle a néanmoins constitué le point de départ pour la mise en œuvre d'un cadre approprié à la prise en compte de l'environnement dans les politiques publiques. En France, sont créés en 1974, le premier ministère de l'environnement et la première division de l'environnement à l'IAURP (Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Parisienne). Dès lors des dispositions législatives et un cadre réglementaire sont mis en œuvre comme : la loi de protection de la nature de 1976 dans la suite de la politique des parcs naturels régionaux (1967), la loi de 1976 sur le classement des installations industrielles ainsi que divers textes législatifs sur l'eau et les déchets, la politique des parcs naturels régionaux,...

Indicateurs : un rôle majeur

Ecologie - Page 2 Carte10
Cartographie de l'Ile-de-France d'après un SIG

out ceci ne peut se faire que par la mise en place d'outils d'observation et de gestion de l'espace et d'aide à la décision, comme la télédétection et les systèmes d'information géographique.
Parmi les actions retenues à Istanbul, il faut noter le programme d'élaboration d'indicateurs du développement durable qui figurait déjà dans les recommandations de l'Agenda 21 (chap. 40). L'objectif est de disposer à terme d'un ensemble d'indicateurs économiques, sociaux et environnementaux, harmonisés à l'échelle internationale et susceptibles de rendre compte des efforts nationaux vers la durabilité. En agrégeant des données multiples et d'origines diverses, les indicateurs quantifient et enrichissent l'information, la synthétisent. Des phénomènes souvent complexes, deviennent ainsi "visibles", ce qui permet de les suivre dans le temps, et d'agir en conséquence. Outils de communication et d'information qui caractérisent des situations statiques ou dynamiques, les indicateurs contribuent à la prise de décision allant dans le sens du développement durable.
Dans le domaine de l'environnement on ne dispose pas encore d'un ensemble homogène d'indicateurs permettant l'évaluation et la comparaison internationale, comme c'est le cas dans le secteur économique et social. Face à la demande croissante d'une description et d'une évaluation rigoureuse des actions environnementales, les propositions se multiplient aux échelles internationales et nationales et de nombreux experts s'attachent à faire progresser la réflexion. L'OCDE a, depuis 1989, élaboré et calculé un jeu d'indicateurs de l'environnement fondé sur un cadre méthodologique "Pression-Etat-Reponse" qui permet le suivi des conditions environnementales dans ses états membres. D'après la même méthode, le SoeS (service statistiques du ministère du développement durable) élabore des indicateurs des performances environnementales pour l'ensemble de la France.
Parallèlement, de nombreuses initiatives sectorielles et localisées illustrent sur le terrain les différentes interprétations du développement durable. Toutefois, ces expériences demeurent, soit relativement éloignées des préoccupations des citoyens, soit trop sectorielles.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 15:00

Des concepts interactifs pour mieux comprendre le développement durable

Ecologie - Page 2 Globe_10

En 1969, l'astronaute américain Neil Armstrong nous fait prendre conscience de la fragilité de la planète Terre. Il constate qu'elle est petite, bleue, perdue dans l'immensité cosmique. De par sa fragilité, elle a besoin d'être préservée. L'équilibre global et local des écosystèmes terrestres dépend de la régularité de la quantité et de la qualité des échanges entre les composants de l'environnement terrestre : lithosphère, biosphère, atmosphère… auxquelles il faudrait ajouter maintenant " l'anthroposphère ". C'est justement le défi que propose de relever le développement durable en réconciliant les approches écologiques, économiques, sociales en une synthèse cohérente.

On dit que poser les bonnes questions, c'est déjà apporter une bonne partie des réponses. Il est important de savoir de quoi on parle. Il y a une grande confusion, y compris dans les milieux autorisés, entre l'écologie, l'environnement et le développement durable. Ces trois domaines en pâtissent finalement, car cela les affaiblit alors que chacun a sa motivation et sa justification propres. Pour bien comprendre le sens du "développement durable", il est donc nécessaire de bien distinguer ces différentes notions.

L'écologie, les écosystèmes, l'environnement, le développement durable… et l'homme

Ces définitions sont empruntées à l'e-encyclopédie Wikipédia

Le terme écologie* vient de oikos (maison, habitat) et logos (science) : c'est la science de la maison, de l'habitat. Le terme écologie fut inventé en 1866 par Haeckel, biologiste allemand pro-darwiniste. Il désignait par ce terme : " la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est à dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence. " Une définition souvent admise de l'écologie est la science qui étudie les conditions d'existence des êtres vivants, et les interactions de toutes sortes qui existent entre ces êtres vivants d'une part, entre ces êtres vivants et le milieu d'autre part. Le milieu, ou l'environnement, appartient pour tout ou partie, à trois milieux fondamentaux : atmosphérique (air), aquatique (eau) et édaphique (sol). Le terme écosystème a été formulé plus tardivement en 1935 par A.G. Tansley, par contraction de l'expression anglaise "ecological system". Un écosystème* est un système biologique formé par un ensemble d'espèces associées, développant un réseau d'interdépendances dans un milieu caractérisé par un ensemble de facteurs physiques, chimiques et biologiques permettant le maintien et le développement de la vie. Selon ces facteurs, les écosystèmes sont constitués de combinaisons d'espèces (micro-organismes, plantes, champignons, animaux et bien sûr homme) plus ou moins complexes. La partie du globe terrestre où se concentre la vie, est la biosphère. Elle est le domaine de vie de l'être humain et des autres êtres vivants et regroupe l'ensemble des écosystèmes : forestier, montagneux, aquatique, marin, etc.

Le terme environnement* recouvre de nombreuses acceptions. À l'origine, il s'agit d'un anglicisme signifiant milieu. C'est le milieu dans lequel un être vivant fonctionne ; le milieu incluant l'air, l'eau, le sol, les ressources naturelles, la flore, la faune et les êtres humains. L'environnement est aussi, à un moment donné, l'ensemble des facteurs physiques, chimiques, biologiques et sociaux susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat et futur sur les êtres vivants et les activités humaines. Ce terme tend à être perçu très différemment en fonction, en particulier, des catégories socio-professionnelles. Un industriel verra dans le terme environnement une référence à "pollution", un cadre pensera plutôt "cadre de vie", un artisan ou commerçant "ville", un agriculteur "voisinage", un employé "nature", une administration "gestion des déchets, nuisances sonores, etc. " Le terme environnement est contesté par la majorité des écologistes, qui y voient une connotation trop anthropocentriste. D'après le code de l'environnement (article L110-1), les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et paysages, la qualité de l'air, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres biologiques auxquels ils participent font partie du patrimoine commun de la nation.

Le développement durable doit répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs (rapport " Notre avenir à tous ", Gro Harlem Brundtland, Commission Mondiale des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement, 1987). C'est un mode de croissance qui garantit à la fois, et à long terme, le progrès économique, social et environnemental de la société (circulaire du 11 mai 1999 relative aux contrats de plan Etat-régions). " A la fois ne pas miner la base de la vie à long terme sur la planète, améliorer le bien-être et se donner une chance réelle de créer des richesses " (professeur Timothy O'Riordan, Université de l'East Anglia à Norwich, La revue durable, numéro test, juin 2002).

Ces trois domaines ont évidemment un grand dénominateur commun, une grande aire de recouvrement : la vie, les conditions vitales, l'habitat vivable, etc. L'environnement en tant que milieu est une des bases de l'écologie qui privilégie les relations des êtres vivants entre eux et avec le milieu. L'environnement est un des piliers, son respect la condition sine qua non du développement durable. Si le développement durable peut conduire à renouveler l'approche environnementale, l'environnement n'a pas toujours besoin du développement durable pour se justifier, la qualité des milieux de vie étant une préoccupation majeure par elle-même. La plus importante différence entre les trois domaines de l'écologie, de l'environnement et du développement durable est la place et l'importance croissante de l'homme et de ses activités. Par exemple, l'environnement comprend une dimension patrimoniale. Le développement durable voit tout à travers ce prisme humain, ce qui est moins le cas de l'environnement et de l'écologie.

La concentration de l'homme dans les villes et l'extension de l'urbanisation génèrent un nouvel écosystème qui se surimpose et interfère avec l'écosystème naturel : l'écosystème urbain. Un écosystème est exposé à des changements constants qui peuvent compromettre sa cohérence et sa résilience. Il est donc toujours en équilibre instable, c'est à dire en situation de crise dynamique. C'est le cas de l'écosystème urbain qui a besoin d'une aire de plus en plus large pour satisfaire ses besoins et compenser ses impacts, et est caractérisé par une empreinte écologique croissante. Un des objectifs du développement durable est de circonscrire voire réduire cette empreinte écologique par responsabilité vis-à-vis des régions périphériques concernées.

Ecologie - Page 2 Impact10
La ville et l'écosystème régional : les entrées et les sorties de l'écosystème régional

Un écosystème ne se présente pas de façon isolée, il intègre des systèmes spatiaux qui fonctionnent à différentes échelles. L'échelle des écosystèmes est déterminée par la taille des êtres vivants et de leurs populations, et par l'étendue spatiale des relations qu'ils ont avec les autres êtres dont ils dépendent. L'écosystème métropolitain peut être assimilé à un organisme vivant, tant dans sa constitution (organes = espaces) que dans son fonctionnement (métabolisme = relations). Bien entendu, il faut considérer ces relations avec les écosystèmes des régions voisines. Un écosystème n'est donc pas uni-scalaire. Il assemble différents systèmes spatiaux qui fonctionnent à différentes échelles. Ce jeu d'échelle entre le global et le local est une des clés de l'aménagement et de l'urbanisme, de même que du développement durable.

Ecologie - Page 2 Ecosys10
Les échelles de la durabilité

Les environnementalistes ont très vite fait l'analogie entre les systèmes spatiaux urbains et les écosystèmes naturels, d'où la notion d'écosystème urbain. Mais les systèmes spatiaux urbains sont déséquilibrés, car ils ont jusqu'à présent trop peu intégré l'environnement. L'impact des établissements humains anciens, et pratiquement jusqu'à la moitié du XIXe siècle, est resté modéré (à part le défrichement pour la mise en culture et la consommation de ressources naturelles), car ils restaient peu étendus et l'homme avait pas encore vraiment les moyens d'asservir la nature. Aujourd'hui, les préoccupations environnementales ont progressé, mais les systèmes urbains se sont tellement étendus qu'ils restent déséquilibrés : c'est une course, un défi permanent entre les problèmes et les solutions, aggravé par l'échelle des systèmes.

Au carrefour de plusieurs traditions intellectuelles, à l'articulation entre l'écologie, l'environnement, l'économie et le socioculturel, le concept de développement durable est intégrateur et appelle un dépassement et un décloisonnement, ce qui ne facilite pas sa perception et sa compréhension. La mise en place d'une stratégie de développement durable se heurte à de nombreuses difficultés parmi lesquelles on citera :

La difficulté à rendre compatible le développement économique (tendance au profit à court terme), le progrès social et la protection de l'environnement, surtout dans les pays en développement ;

Le développement des énergies renouvelables et le remplacement des énergies fossiles, ainsi que la diversification de l'économie pour les pays producteurs d'énergies (et plus généralement de matières premières) non renouvelables ;

Les inégalités des ressources financières pour mettre en place une politique de développement économique respectueuse de l'environnement, pour prendre en charge le coût de la préservation et de la réparation de l'environnement, et pour prendre en compte les besoins des citoyens dans leur globalité ;

Le manque de données fiables, et comparables, entre pays ou régions ;

Une conviction et une volonté politique encore insuffisantes pour renverser les mauvaises tendances du développement actuel.

Une approche de développement durable avec ses trois piliers indissociables (social, économique et environnemental) apporte une nouvelle dimension parce que sa mise en pratique suppose une interaction entre l'ensemble des aspects physiques, chimiques et biologiques, et des facteurs sociaux, culturels et économiques susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, à court ou long terme sur les être vivants et les activités humaines. Elle intègre donc l'écologie et l'environnement, mais aussi le contexte économique et social qui agit sur l'individu et sa vie quotidienne, dans toutes les dimensions de l'être humain : sociale, intellectuelle, culturelle, affective et aussi spirituelle.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 15:06

Le concept de développement durable

Le concept de développement durable s'affirme sur les trois volets indissociables, de la performance économique, du progrès social et de la préservation de l'environnement, avec un engagement sur la durée et dans la démocratie (gouvernance).

La mise en œuvre de ce concept constitue une opportunité pour penser et introduire de nouvelles priorités dans les actions politiques, aussi bien à l'échelle locale que régionale et nationale. Cette nouvelle manière de penser l'espace peut changer la physionomie d'un territoire tout en permettant une amélioration de la qualité de vie de la population. Une gouvernance cohérente doit permettre des articulations et concertations entre les différents acteurs responsables de mettre en pratique ce nouveau mode de penser le développement. On voit se dessiner peu à peu une nouvelle volonté de réconcilier les approches locales et l'approche planétaire afin de répondre aux besoins immédiats tout en respectant les potentialités à long terme, vis à vis des générations futures. Le développement durable propose un nouveau regard et une nouvelle manière d'aborder dans leur globalité les problèmes auxquels est confronté l'homme, traités jusque là de façon isolée, c'est-à-dire finalement un changement des relations de l'homme avec le temps et l'espace. La réflexion du "ici et maintenant" doit s'allier avec celle du "demain et là-bas", pour justifier nos choix politiques et techniques.

La communauté internationale

La Conférence Mondiale des Nations Unies sur l'Environnement (Stockholm, 1972) réagit au constat présenté par le Club de Rome dans son rapport "halte à la croissance", publié en 1970, qui prône la "croissance zéro" de la démographie humaine afin d'épargner les matières premières non renouvelables. L'objectif de cette rencontre est de réfléchir sur les tendances d'évolution du développement économique et les menaces pesant sur la planète et les espèces qui l'habitent. A cette occasion est créée la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, présidée par le Premier ministre norvégien Madame Brundtland.

Le rapport Brundtland (1987), sous le titre "Notre avenir à tous", s'intéresse principalement à la protection de l'écosystème de la planète terre. Un des plus importants principes exprimés dans ce rapport est qu'il faut "penser globalement et agir localement". Entre des positions extrêmes soit de sanctuarisation des espaces vierges, soit de priorité absolue aux activités humaines, il s'agit de trouver un compromis, garanti par l'acceptation de limites à ne pas dépasser pour ne pas franchir l'irréversible, de seuils au-delà desquels les pollutions induites par la civilisation industrielle doivent être contrôlées, voire interdites. Ce document insiste sur la nécessité de mettre en place un type de croissance qui ne pénalise pas les générations futures, notamment en matière de disponibilité de ressources naturelles. Le développement doit désormais se faire dans le respect des équilibres écologiques de la planète. On parle à partir de là de développement durable.

Ecologie - Page 2 Dd10
L'équilibre de la durabilité

La Conférence sur l'environnement et le développement (Sommet de la Terre, Rio de Janeiro, 1992) introduit des liens entre environnement et développement économique, permettant ainsi d'approcher dans son ensemble la problématique du développement mondial : démographie, pauvreté, urbanisation, dégradation de l'environnement, etc. A l'occasion de cette rencontre, qui fait figure de compromis historique entre pays du nord et pays du sud, plus de 100 chefs d'Etat et de gouvernements adoptent plusieurs documents de référence :

- la déclaration de Rio ;
- le programme Action 21 ou Agenda 21 ;
- le texte de création de la Commission mondiale pour le développement durable ;
- deux conventions, l'une sur les climats et l'autre sur la biodiversité ;
- deux textes sur les forêts et la désertification.

La Déclaration de Rio énonce 27 principes de développement durable qui sont adoptés à l'unanimité. L'Agenda 21 est un programme de mise en œuvre du concept de développement durable pour le XXIème siècle. Ce document contient un grand nombre d'objectifs, souvent très généraux, énonçant des actions à entreprendre mais sans apporter des directives permettant de structurer et de hiérarchiser ces actions vers une politique d'ensemble. Il est conçu pour être décliné du niveau national au niveau local, en passant par le niveau régional. Dans une dynamique d'élaboration concertée, il propose un cadre d'action et de recommandations, en particulier dans le domaine de l'urbanisme, à l'ensemble des partenaires : gouvernements, collectivités locales, industriels, société civile qui, chacun à leur niveau, ont un rôle à jouer. Il ne revêt aucun caractère réglementaire.

Mais la Commission des Nations Unies pour l'Environnement (New York, 1997) montre que peu de pays se sont engagés dans la mise en œuvre d'un programme Agenda 21 national depuis Rio.

Si Rio 1992 a permis d'officialiser le concept de développement durable par la communauté internationale, la Conférence de l'ONU (Istanbul, 1996) insiste sur la nécessité de s'engager réellement sur cette voie. Elle établit les principes suivants :

- précaution et prévention (La limite entre ces deux principes est floue et donne lieu à débat, ce qui limite les engagements politiques pour les mettre en oeuvre) : éviter l'irréversible, prévenir plutôt que guérir ;

- économie et bonne gestion : réduction des gaspillages ;

- responsabilité : qui dégrade doit payer afin de participer à la réparation ;

- participation : participation de tous les acteurs concernés, les décideurs, les industriels, les agriculteurs, les ONG ;

- solidarité vis à vis des autres pays, régions et des générations futures.

La communauté internationale se mobilise en 1992 pour lancer une négociation sur la réduction des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Il résulte de cette rencontre le protocole de Kyoto (1997). Ses recommandations sont adoptées aujourd'hui par plus d'une cinquantaine de pays. Bien que certains pays développés, comme les Etats-Unis d'Amérique, n'ont pas adopté les mesures proposées par ce protocole, d'autres initiatives internationales voient le jour dans différents pays avec des engagements modulés.

Le Sommet mondial pour le développement durable (Johannesburg, 2002) conclut que les démarches nationales et internationales du programme Action 21 doivent être enfin engagées. Les Agendas 21 locaux doivent notamment être généralisés dans les collectivités territoriales.
"La paix, la sécurité et la stabilité sont essentielles pour assurer un développement durable et faire en sorte que ce type de développement bénéficie à tous. La mise en œuvre du programme Action 21, dix ans après Rio, a pris beaucoup de retard : le monde est encore confronté aux problèmes de pauvreté chronique, de modes de vie non viables à terme et de dégradation de l'environnement. Pourtant les solutions et les moyens pour résoudre ces problèmes existent à condition que les pays développés, sous la contrainte également de leurs populations, fassent preuve d'une volonté politique constante, adoptent des mesures pratiques et créent des partenariats visant à promouvoir de multiples projets pour la mise en œuvre du développement durable".

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 15:10

Le Développement Durable en Europe et en France : mise en pratique

L'Europe

La Commission de l'Union européenne définit le développement durable comme une politique et une stratégie visant à assurer la continuité dans le temps du développement économique et social, dans le respect de l'environnement et sans compromettre les ressources naturelles indispensables à l'activité humaine.

Le traité instituant l'Union européenne (Maastricht 1992) impose le principe d'intégration des préoccupations environnementales dans les autres politiques. Le cinquième programme communautaire de politique et d'action en matière d'environnement et de développement durable " Vers un développement soutenable ", adopté en 1993 et complété en 1998, affirme l'importance de l'évaluation des incidences que les plans et programmes sont susceptibles d'avoir sur l'environnement. La directive européenne du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences des plans et programmes sur l'environnement vise à élargir le champ de l'étude d'impact aux documents de planification.

La convention d'Aarhus (1998) vise " l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel, et l'accès à la justice en matière d'environnement ". Cette convention allie démocratie, gouvernance et environnement, en application du principe n°10 de la Déclaration de Rio de 1992. Elle est entrée en vigueur en France depuis octobre 2002.

Le Conseil européen de Göteborg (2001) a adopté une stratégie européenne de développement durable et ajouté une dimension environnementale pour l'emploi, la réforme économique et la cohésion sociale, définissant ainsi une nouvelle approche en matière d'élaboration des politiques. Il a invité les états membres à élaborer leur propre stratégie nationale de développement durable.
Quatre grands domaines d'action ont été mis en évidence : la lutte contre le changement climatique, l'utilisation de modes de transport respectueux de l'environnement, la réduction des menaces pour la santé publique, une gestion plus responsable des ressources naturelles.

La Conférence européenne sur les villes durables vise à intégrer les principes de durabilité dans les politiques urbaines locales, en contribuant à réaliser l'Agenda 21 de Rio 1992 ainsi que l'Agenda Habitat d'Istanbul 1996. Elle s'est réunie trois fois : en 1994 à Aalborg (charte des villes européennes sur la voie du développement durable, avec la notion de " renouvellement urbain écologique ", ratifiée par 32 pays), en 1996 à Lisbonne (plan de mise en pratique de la charte d'Aalborg) et en 2000 à Hanovre (proposition de 10 indicateurs communs européens).

En Europe, la Suède et la Suisse sont des pays pilotes en matière de réalisation d'Agendas 21 locaux.

L'Union européenne intègre le développement durable dans toutes ses directives récentes, traduisant les principes énoncés dans ces différentes conventions.

La France

Le contenu des diverses conventions citées n'a pas encore été complètement intégré dans des textes réglementaires de portée nationale. Par exemple, la France a été récemment rappelée à l'ordre pour mise en œuvre insuffisante de la directive européenne sur l'évaluation des incidences sur l'environnement, ainsi que la plupart des pays européens à l'exception du Danemark.

En 2003, la France rattrape son retard en se dotant de textes fondamentaux de portée nationale, la stratégie nationale du développement durable et la charte de l'environnement adossée à la Constitution.
La stratégie de développement durable comprend un programme d'actions " territoires " qui se décline en cinq volets :

- la dimension urbaine et bâtie des territoires,
- la dimension rurale et naturelle des territoires,
- la préservation des milieux,
- les inégalités sociales et environnementales des territoires
- mieux associer les collectivités locales à la gestion des territoires.

" L'homme est comptable et responsable de ces territoires qui lui ont été confiés par les générations précédentes et qu'il confiera à ses successeurs. "
La charte de l'environnement est un texte parallèle à la déclaration des droits de l'homme qui décrit les droits et devoirs de chaque citoyen en matière d'environnement.

Le cadre législatif actuel de l'intégration des finalités du développement durable dans les projets et programmes de développement local, chacun à son échelle, est constitué par la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT) du 25 juin 1999, la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale du 12 juillet 1999, la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) du 13 décembre 2000 et la loi relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002.

Selon la LOADDT, les Chartes de Pays et les Projets d'agglomération doivent être l'expression d'un développement durable des territoires concernés suivant les recommandations inscrites dans l'Agenda 21 de Rio 1992. L'évaluation environnementale doit être prise en compte dans la révision des contrats de plan Etat-Région, des DOCUP et des schémas de services collectifs. La loi SRU rappelle l'importance de se servir des documents d'urbanisme pour " respecter les objectifs de développement durable " (titre I) et soutient la mise en œuvre " d'une politique de déplacement au service du développement durable " (titre III). Le rapport de présentation des documents d'urbanisme doit comporter un état initial de l'environnement ainsi qu'une évaluation de l'impact du projet sur l'environnement.

Les documents d'urbanisme et de planification (SDRIF, SRADT, PADD, SCOT, PLU, etc.) devraient désormais prendre en compte la conception et la gestion durable des urbanisations, et du développement économique et social en général, pour une nouvelle organisation du territoire.

En France et en Ile-de-France, un certain nombre de Conseils généraux et d'autres collectivités territoriales (communes, intercommunalités) ce sont attelés à l'élaboration de leur Agenda 21, encouragés par les conclusions du Sommet de Johannesburg et par le deuxième acte de la décentralisation.

Promouvoir une approche systémique de l'aménagement de l'espace, mieux intégrer l'environnement , franchir un grand pas vers le développement durable

Outre les aspects spécifiques à l'environnement, le développement durable c'est aborder les questions concernant l'organisation de l'espace urbain à travers les transports, la création de nouvelles zones d'habitat permettant une meilleure intégration sociale des populations, et conçues de façon à éviter la délinquance. Il convient aussi de renforcer le rôle des petites et moyennes entreprises, de développer le tourisme durable auprès de la population, d'organiser et de renouveler l'infrastructure industrielle, de gérer les déchets et les eaux usées au plus près, de protéger les centres historiques, d'accroître la participation de la population dans les débats concernant son territoire…

Le rythme de croissance et la taille des ensembles urbains font apparaître des préoccupations nouvelles quant à la protection de l'environnement, la viabilité économique et sociale des grandes villes :

demande croissante en services urbains, y compris en milieu péri-urbain ou rural ;

déséquilibre entre les besoins de la population et les moyens de les satisfaire ;

investissements lourds dans les infrastructures et équipements, et manque de moyens de la puissance publique pour la maintenance de ces réseaux et des services urbains ;

davantage d'actions de rattrapage que d'actions de progrès ;

solidarité vis à vis des autres régions, pays et des générations futures.

Pour répondre à ces préoccupations, il serait nécessaire de développer des mécanismes économiques intégrant les coûts environnementaux dans les grandes opérations d'aménagement comme pratiquent, depuis assez longtemps, certains pays de l'Europe du Nord et la Suisse. Une telle démarche permet de diminuer ou, à tout le moins, de prendre en compte les différents impacts environnementaux. Le système de comptabilité n'est pas neutre dans l'orientation du développement.

C'est pourquoi il est préconisé de mettre en place des indicateurs de développement durable. Il faudrait enfin se doter de " comptes du patrimoine naturel " au sens large pour prendre la juste valeur des ressources naturelles et des aménités environnementales à caractère non marchand. Il n'est pas normal que le développement d'un pays ou d'une région se mesure à l'aune de sa pollution (cf. PIB), critère antinomique avec la qualité de vie et la santé de ses habitants. Ainsi considérées, la protection et la mise en valeur du patrimoine naturel et agricole ne sont plus un obstacle mais un atout à la création de nouvelles valeurs marchandes.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 16:14

Les freins au Développement Durable

Les océans

Ecologie - Page 2 Balein11

La planète bleue est recouverte à 70% par les mers et les océans. Régulateurs climatiques et atmosphériques, ces espaces sont indispensables à l'équilibre environnemental, notamment en absorbant le dioxyde de carbone, réduisant ainsi l'effet de serre.
Aujourd'hui, la pollution perturbe les courants marins, et donc le climat, et met en péril des millions d'espèces vivantes. Le phytoplancton (plancton végétal), à la base de la chaîne alimentaire marine, est sensible à la qualité de l'eau et à sa température; les rejets provenant de l'agriculture intensive et des égouts, les dégazages, la pêche sauvage mettent donc en péril l'écosystème.
Dans le Pacifique, le courant El Ninõ provoque des cyclones dévastateurs, des sécheresses ou des pluies diluviennes. Pour la seule année 2003, les dégazages multiples ont fait subir à la Méditerranée l'équivalent de 20 marées noires telle que celle du Prestige, coulé au large de l'Espagne en 2002 !
En 2004, aucune véritable coopération internationale ne tente de régler ce fléau qui met en péril la vie sur la terre.
Ce constat alarmant a été publié avant le Sommet mondial du développement durable de septembre 2002 à Johannesburg. Il n'a malheureusement pas été pris en compte, tout comme sont restées lettres mortes les résolutions du Sommet de la Terre de Rio de 1992 visant à réduire la pollution mondiale.

La biodiversité

Ecologie - Page 2 Elepha10

Parmi les autres tendances inquiétantes figurent les changements climatiques et les perturbations qu'ils induisent, la destruction des écosystèmes aquatiques et la disparition rapide de certaines espèces, signes de pertes de la riche diversité biologique terrestre. Chaque jour, oui, chaque jour, deux à trois espèces animales ou végétales disparaissent de la surface de la terre !

Un autre exemple d'impuissance : depuis 1973, la CITES (Convention internationale du commerce des espèces sauvages) tente de contrôler le marché d'animaux et de plantes. Depuis l'année dernière, l'Afrique du Sud, la Namibie et le Botswana peuvent commercialiser leur stock d'ivoire d'éléphant, et la création de deux sanctuaires pour baleines dans le Pacifique Sud et l'Atlantique Sud a été refusée !

Pour le développement des énergies renouvelables

« Il faut accroître substantiellement et de façon urgente la part des sources d'énergies renouvelables » (Sommet de la terre, Johannesburg, 2002)

Ecologie - Page 2 Orgq2b10

Aucune échéance ni ligne de conduite pour chaque pays ne sont venues ponctuer ces belles paroles !
On sait que le soleil, qui n'est pas prêt de s'éteindre, constitue, par ses rayons, une énergie 15000 fois supérieure à celle nécessaire à la population mondiale chaque année. Pourquoi ne pas récupérer ce don de la terre ?

Le solaire, l'éolien, l'hydraulique, la biomasse, la géothermie, appliqués à grande échelle, peuvent remplacer nos énergies conventionnelles et polluantes.
Selon l'Epia et Greenpeace, l'énergie solaire pourrait fournir l'électricité nécessaire à plus de 1 milliard de personnes et créer plus de 2 millions d'emplois d'ici 2020. En 2040, 25% de la demande énergétique mondiale prévue pourrait être assuré. Lorsqu'on sait qu' un être humain sur 3 n'a pas accès à l'électricité, que ces énergies renouvelables préservent l'environnement, créent des emplois et favorisent la production agricole, donc la réduction de la pauvreté, on se demande bien si nos institutions fonctionnent correctement ! Pourquoi personne ne suit le Brésil et l'UE lorsqu'en 2002 ils proposent des objectifs précis et des dates en vue de l'utilisation de ces énergies ?
Nous détruisons notre planète alors même qu'elle nous offre, tous les jours, l'énergie dont nous avons besoin.
Prenons conscience des réalités, des réalités qui ne sont pas essentiellement économiques ! Nous savons très bien que nous polluons nos mers, notre sol et notre atmosphère. Mais ces éléments sont les facteurs même de l'apparition de la vie et de sa préservation ; sans eux, notre espèce s'éteindra. C'est ce que nous voulons ?

Accès à l'énergie

Ecologie - Page 2 Cendre10

La disponibilité de services d'alimentation en énergie et en eau à des prix abordables est une condition nécessaire de la réduction significative du nombre de gens qui ont moins d'un dollar par jour pour vivre. Pour l'heure, les pauvres ne disposent toujours pas de tels services.
Bien que 800 millions de gens aient été raccordés aux réseaux électriques au cours des 20 dernières années, ils sont encore deux milliards qui brûlent du bois, de la bouse et des résidus agricoles pour se chauffer et faire la cuisine.
Les pénuries d'eau – quelque deux milliards de gens n'ont pas accès à l'eau potable ni à des installations d'assainissement adéquates – s'aggravent dans des propositions considérables. Le manque d'eau et d'assainissement accroît la mortalité et la morbidité, ce qui pèse lourd sur les systèmes de santé et réduit la productivité économique.
Sans électricité, les gens ne peuvent pas prétendre aux avantages du monde moderne : pas de réfrigération pour conserver les aliments, pas d'accès aux technologies du téléenseignement.
L'environnement subit également l'impact des modèles de développement déséquilibrés, marqués notamment par la forte inégalité de la consommation énergétique entre le Nord et le Sud. La mauvaise gestion de l'eau contribue aux catastrophes naturelles et à l'érosion des sols ; les systèmes énergétiques à bas rendement polluent l'atmosphère, acidifient les sols et l'eau et émettent des gaz à effet de serre qui ont dangereusement réduit l'épaisseur de la couche d'ozone.

L'or noir

Ecologie - Page 2 Bu062910

Que de victimes pour cette énergie qui n'existera plus dans 50 ans ! A moins de découvrir rapidement d'hypothétiques gisements sous-marins, l'exploitation du pétrole devrait cesser dans une quarantaine d'années. Par ailleurs, la durée d'exploitation du gaz naturel est estimée à 62 ans, et celle du charbon et de l'uranium à un peu plus de 200 ans.
Ces énergies sont non seulement épuisables mais également polluantes. L'AIE (Agence internationale de l'énergie) prévoit 61% d'augmentation des consommations énergétiques mondiales d'ici à 2030 : 30% en Europe, 42% aux Etats-Unis, 119% en Chine, 188% en Asie du Sud. Vous imaginez les futurs pics de pollution !

Et la guerre, toujours la guerre...
Qui oserait affirmer aujourd'hui que le véritable enjeu des deux guerres en Irak n'était pas le pétrole ?
Cette énergie, polluante, est, depuis une cinquantaine d'année, l'objet de toutes les convoitises, et la cause de bien des bouleversements (statut des pays de l'OPEP et collusion entre terrorisme et démocratie, Koweït, Irak). Les sociétés industrialisées se sont rendues esclaves de l'or noir à cause de leurs choix en politique énergétique. Toutefois, conscients que le pétrole est épuisable, nos gouvernants vont bien devoir, par nécessité, élaborer de nouveaux systèmes d'utilisation des ressources. Il serait temps !
Néanmoins, obsédé (...par l'image du père) et jusqu'auboutiste, le gouvernement Bush s'est engagé dans un conflit perdu d'avance, et à plusieurs niveaux. D'un point de vue stratégique, presque tous les experts en géostratégie prévoyaient un enlisement et avaient prévenu d'un embrasement de la région. D'un point de vue politique, qui aurait pu imaginer que dix années d'embargo et des tonnes de bombes déversées sur des espaces urbanisés, tuant des milliers d'innocents, au mépris des institutions internationales, ne choqueraient pas l'opinion, informée un jour ou l'autre. A tel point qu'aujourd'hui le candidat Bush, pour les élections de novembre 2004, ne met plus en avant sa politique belliciste mais se reporte sur des thèmes religieux susceptibles de renverser l'opinion : éthique évangéliste, mariage homosexuel, considérations et projets de loi sur le fœtus!
D'un point de vue économique, enfin, ces milliards de dollars engageaient dans la conquête de sous-sols riches en pétrole auraient pu être mis à profit pour l'élaboration d'une politique énergétique nouvelle, qui, de toute façon, devra bien voir le jour. Dans 50 ans, nous ne pourrons plus utiliser le pétrole, épuisé, et les réserves états-uniennes se limitent à une quinzaine d'années. Quelle étroitesse d'esprit pour des dirigeants si puissants et, surtout, que d'injustices et de morts pour rien !

Technologies et développement

Les progrès technologiques ont eu sur le monde un effet unificateur sans précédent. La circulation des gens et des capitaux au niveau mondial s'accompagne d'échanges culturels plus intenses qu'ils ne l'avaient jamais été et place les responsables politiques devant des problèmes d'une complexité croissante, qu'il s'agisse de faire face aux carences en matière de sécurité ou de lutter contre la propagation des maladies.

En même temps, nous assistons à un phénomène de creusement des disparités : plus de 120 pays n'ont connu qu'une croissance négligeable ou se sont appauvris au cours des décennies écoulées. Si dans certains pays les bourses des valeurs ont dégagé des bénéfices considérables, le fardeau de la dette s'est appesanti dans des proportions intenables dans d'autres. Dans certains des pays les plus pauvres, le service de la dette dépasse de loin les dépenses publiques de santé et d'éducation, à une époque où les revenus subissent le choc de la chute des recettes d'exportation et du fléchissement de l'aide internationale. La transition qui mène à l'instauration d'une économie de marché n'a pas toujours été bien gérée et de nombreux obstacles continuent de s'opposer à l'accès au marché mondial.

Les femmes, phénomène universel, restent plus pauvres que les hommes. Et même dans les pays qui connaissent un développement général, il subsiste de profondes poches de pauvreté et des groupes entiers laissés-pour-compte. Dans d'autres pays, la lenteur de la croissance économique s'accompagne de troubles civils et d'une inquiétante propagation du VIH/sida, reléguant ainsi des millions de gens à la limite de la survie.

La technologie est porteuse d'espoirs en matière de développement, compte tenu en particulier de la diminution de son coût. Mais les promesses de la technologie ne se réalisent pas toujours en raison des limites d'accès et des insuffisances de l'infrastructure. Les ordinateurs ne marchent pas sans électricité, l'accès à Internet exige une ligne téléphonique.
Comment espérer un développement durable des pays les plus pauvres s'ils ne possèdent pas les outils nécessaires à leur mise en place ?

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 16:20

L'éco-conception : un outil indispensable du développement durable

Ecologie - Page 2 Ecocpt10
Synthèse du cycle de vie d'un produit

L'éco-conception vise à intégrer les problématiques environnementales dans la conception des produits ou services.

Cette démarche se caractérise par une vision globale. Pour maîtriser et optimiser les effets sur l'environnement d'un produit (liés à la production, l'utilisation et l'élimination), elle implique une approche multicritère des problèmes d'environnement (eau, air, sols, bruit, déchets, matières premières, énergie…) et prend en compte l'ensemble des étapes du cycle de vie du produit, du « berceau à la tombe ». Elle suppose de faire un compromis entre l'utilité (les fonctionnalités) du produit et le coût (les impacts) associé à cette utilité.

Cette approche définit ainsi un éco-produit conçu de façon à limiter ses consommations de ressources naturelles, optimiser ses impacts sur l'environnement et sur la santé humaine tout au long de son cycle de vie.

"La prise en compte de l'environnement dans la conception des produits"

L'éco-conception a été définie dans un fascicule limité au rôle informatif et édité en mai 1998 par l'AFNOR (l'Association Française de Normalisation) intitulé « la prise en compte de l'environnement dans la conception des produits : principes généraux et application ».

Il en résulte un inventaire des principaux impacts écologiques, économiques et sociaux tout au long du cycle de vie du produit. Ces impacts sont évalués par approche multicritères et sont classés selon une hiérarchie des priorités environnementales. L'objectif sera d'évaluer ainsi en fonction des résultats de meilleures solutions de conception. Il existe des logiciels informatiques pour hiérarchiser les impacts du produit (TEAM, SIMAPRO...). Dans tous les cas, il est nécessaire de s'assurer que les pistes d'amélioration retenues ne risquent pas d'aggraver d'autres impacts (afin d'éviter d'éventuels transferts de pollution).

Les impacts environnementaux visés

Ecologie - Page 2 Carcas10

Les outils de développement de l'éco-conception permettent d'améliorer la qualité écologique du produit qui limite ainsi les consommations de ressources naturelles telles que :

- l'énergie
- les matières non renouvelables
- les ressources biologiques (les milieux sensibles, les espèces menacées)

Les catégories d'impacts sur l'environnement prises en compte sont :

- planétaires : réchauffement du climat, destruction de l'ozone strastosphérique, atteinte à la biodiversité
- régionales : acidification des pluies, eutrophisation des eaux superficielles
- locales : formation d'ozone photochimique, toxicité pour les écosystèmes aquatiques et terrestres
- nuisances locales : bruit, odeur...

La question économique

La question économique est évidemment également abordée. Les entreprises, notamment, sont conscientes de l'importance de l'environnement dans leur stratégie de développement. Sur fond de concurrence, cette démarche préventive intéresse l'ensemble des acteurs économiques : fournisseurs de matières premières, fabricants, distributeurs, consommateurs, acheteurs publics et privés.

Une éco-conception de produit ou service encourage le dialogue et les partenariats, implique tous les acteurs du développement, réunis en groupe de projet et utilisant les méthodologies de développement actuellement les plus efficaces.

Méthodes d'évaluation en éco-conception

Quelques définitions :

- La check-list : cette liste permet au concepteur d'examiner certaines pistes, d'identifier celles qui sont pertinentes dans le secteur industriel et pour le produit concerné (ex : indice ECO de RENAULT pour l'emballage industriel).
- Les éco-indicateurs : ils consistent à résumer en un chiffre la performance globale de l'impact sur l'environnement. Il y a trois catégories d'impacts (ou dommages) :

- sur la santé humaine
- sur la qualité des écosystèmes
- sur les ressources naturelles

On applique un coefficient de pondération à ces dommages.

- L'ESQCV : c'est l'Evaluation Simplifiée et Qualitative du Cycle de Vie qui a pour but l'amélioration continue du produit à partir d'un nombre limité de données environnementales (on procède par sondages en se fixant soi-même le seuil).
- L'ACV : c'est l'Analyse du Cycle de Vie qui permet de faire un bilan complet des impacts d'un produit sur l'environnement en quantifiant sur toute les phases de vie les entrants et les sortants.

Conclusion

L'éco-conception est donc, une démarche volontaire, très valorisante pour l'image d'un organisme ou d'une entreprise et qui permet de crédibiliser sa communication environnementale dans la perspective d'un développement durable.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 16:26

Alimentation et santé

Les OGM

Ecologie - Page 2 Mais10

Un Organisme Génétiquement Modifié (OGM) est un organisme vivant, végétal ou animal qui a subi une modification non naturelle de ses caractéristiques génétiques initiales. Cette modification peut intervenir sous trois formes : ajout, suppression ou remplacement d'au moins un gène. L'objectif est de transférer dans une cellule de l'organisme receveur, un ou plusieurs gènes prélevées dans un autre organisme vivant, y compris si celui-ci n'est pas de la même espèce de l'hôte. Cette opération, appelée transgénèse, correspond à l'ensemble des techniques visant à introduire de façon stable un gène étranger dans le génome (ensemble du patrimoine génétique d'un individu) d'un organisme hôte.

Les techniques de transgénèse sont essentielles pour développer des connaissances en matière de génétique physiologique et biologique. Cependant, elles souffrent d'un manque de contrôle sur les conséquences qui en découlent pour l'hôte (Christian Vélot, L'Ecologiste n°18, 03/2006).

Les domaines d'application

Ces techniques donnent lieu à différentes applications :

Thérapeutique : depuis le début des années 80, création de vaccins, lutte contre le cancer, reconstruction du système immunitaire, production de médicaments (d'ores et déjà l'hormone de croissance et l'insuline sont produites par des bactéries génétiquement modifiées et commercialisées)...

Agronomique : immunité de l'organisme végétal (transférer aux plantes de nouveaux éléments de matériel génétique), amélioration des qualités nutritionnelles, des performances de production ou bien d'un caractère spécifique de résistance aux pathologies.
On parle alors de plantes agricoles génétiquement modifiées (PGM).

Exemples d'application dans le monde agricole

Des recherches sont actuellement en cours afin de rendre le maïs plus résistant à la Pyrale (espèce de papillon ravageur), ainsi l'introduction du gène Bacillus thuringiensis (Bt) permettra au maïs de fabriquer par lui-même la toxine insecticide, à laquelle seuls les papillons seraient sensibles.

D'autres expérimentations ont aussi eu lieu sur la pomme de terre, le coton, le riz et le tabac.
Sur le riz par exemple, il a été obtenu une variété provoquant moins d'allergies.
Actuellement, 99% des PGM cultivés sont des plantes qui contiennent ou peuvent accumuler des pesticides dans leurs tissus, soit parce qu'elles produisent elles-mêmes le pesticide (cas du maïs Bt) ou peuvent l'absorber sans mourir (cas du soja au Roudup) (Christian Vélot, L'Ecologiste n°18, 03/2006).

Notons que l'amélioration des animaux d'élevage est une application qui reste encore à ce jour au stade expérimental.

Enjeux socio-économiques

Les avantages économiques sont nombreux mais comme les plantes transgèniques ne sont cultivées que depuis 1995 dans un nombre limité de pays, les données restent encore insuffisantes pour confirmer ou infirmer les bénéfices éventuels.
Ces techniques conduiraient à une meilleure efficacité de la production agricole ainsi qu'à l'amélioration des capacités de production en milieu difficile (zones désertiques notamment).
Elles pourraient également favoriser l'industrie de la pâte à papier par l'élimination d'une partie de le lignine présent dans le bois.
Enfin, on pourrait envisager une plus grande conservation des fruits et légumes et un aspect plus attrayant pour le consommateur, bien que ce soit déjà largement le cas, souvent au détriment du goût.

Enjeux écologiques

En théorie, le développement de ce type de plantes permettrait de diminuer les traitements chimiques (herbicide, pesticide). Traitements dont l'intensification fût telle qu'ils sont à l'origine de graves pollutions actuellement. Cependant, la réalité est toute autre : les OGM et les pesticides proviennent bien souvent des mêmes industries qui sont alors doublement gagnantes. En effet, les plantes transgéniques brevetées sont volontairement résistantes aux herbicides qui voient donc leurs ventes exploser.
Les OGM pourraient encore contribuer à la régénération des terres endommagées, au développement des biocarburants, dont on mesure maintenant les ravages économiques, écologiques et sociaux.

Enjeux géopolitiques

Avec plus de 7 milliards d'habitants sur Terre, certains observateurs qui s'inquiètent des capacités de production alimentaire et des techniques actuelles souhaitent s'appuyer sur ces nouvelles technologies pour y faire face.
Notons qu'il reste encore difficile d'estimer la portée de cette éventuelle solution.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 16:38

Les OGM : les risques

Santé

Les impacts sur la santé sont liés à l'ingestion de produits contenant des OGM, comme par exemple la possible apparition dans l'organisme humain de bactéries devenues résistantes aux antibiotiques. En effet, certaines PGM ont récupéré des gènes de bactéries résistantes aux antibiotiques. C'est le cas des pieds de vigne OGM en expérimentation à l'INRA de Colmar qui contiennent un gène d'Echérichia Coli résistant à un antibiotique, la Kanamycine.

Des études et un suivi sur la santé de l'animal et du consommateur sont menées afin de créer et de perfectionner des outils d'analyse précis et fiables dans le but d'améliorer la traçabilité des produits.

Les insecticides secrétés par les cultures transgéniques représentent un danger pour la santé. Par exemple, l'insecticide produit par le maïs Bt est capable in vitro de détériorer les globules rouges humains (Pour la Science, 2000).
Sur ce point, les tests sur la toxicité éventuelle des PGM restent largement contrôlés par les firmes productrices de PGM. Et les résultats, difficiles à obtenir, montrent des "effets cliniques et biochimiques chez les animaux nourris avec les PGM par rapport aux animaux nourris avec les plantes conventionnelles correspondantes" (Christian Vélot, L'Ecologiste n°18, 03/2006). Nul doute que si les animaux sont affectés par cette alimentation, l'Homme le sera également.

Des chercheurs de l'Université de Sherbrook au Québec, Canada, ont mis en évidence la présence de pesticides et de leurs résidus dans le sang de femmes, dont certaines enceintes. Selon un article de la revue Reproductive Toxicology, "c'est la première étude à mettre en évidence la présence de pesticides associés aux aliments génétiquement modifiés dans le sang de femmes enceintes, de fœtus et de femmes non enceintes".

Les risques sur l'environnement

"Nous vivons une période de folie du progrès incontrôlé, dans laquelle se développe une série d'outils pour lesquels on ne se donne pas les moyens d'évaluer leurs conséquences environnementales" (Pierre-Henri Gouyon, membre du conseil scientifique du CRII-GEN, directeur de laboratoire CNRS, professeur à l'Agro et à l'Ecole polytechnique).
Le problème majeur est la transmission du transgène à des plantations voisines cultivées ou sauvages. Ce problème se pose également chez les animaux et notamment les poissons d'élevage qui pourraient contaminer des populations extérieures.
On recense donc les risques potentiels parmi lesquels une diminution de la biodiversité avec la disparition d'un certain nombre d'espèces en contact avec les pesticides et qui ne sont pourtant pas visées.

De plus, la mise au point d'OGM résistants, comme en témoigne l'insertion du gène de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) pour contrer les chenilles qui ravagent les récoltes de riz, pourrait se répandre à d'autres espèces végétales.

Il est également avancé que les OGM devraient limiter l'usage des pesticides. "Notons tout d'abord que les plus grosses compagnies vendeuses de pesticides sont également très souvent celles qui produisent des semences transgéniques ou non : Syngenta, Monsanto, Aventis, Du Pont de Nemours, Agrevo..." (F. VEILLERETTE, 2003). En effet, elles vendent des semences transgéniques capables de résister aux herbicides qu'elles commercialisent. Les deux produits complémentaires assurent à l'agriculteur des cultures transgéniques qui ne souffriront d'aucune autre plante concurrente : un package qui contraint l'agriculteur à dépendre entièrement d'une société commerciale.
Cette astuce marketing assure un double profit à ces industries agro-alimentaires et a même permis une augmentation des ventes de 72% du Roundup (herbicide) aux Etats-Unis depuis 1997.
Ainsi, en 2003, plus de 71% des OGM cultivés ont été conçus pour résister à un herbicide et 28% pour produire leur propre insecticide. L'argument environnemental "OGM contre pesticides" ressemble donc à une véritable fumisterie.

Les risques socio-économiques

La généralisation de cultures intensives basées sur les OGM risque d'accroître la suprématie d'importants groupes multinationaux au détriment de la spécificité des cultures locales et régionales, mais également de l'agriculture biologique.
En effet, les plantes transgéniques sont brevetées et ne doivent pas être ressemées d'une culture à l'autre sous peine de forte amende.
L'aide alimentaire américaine en est un exemple : en noyant d'OGM les pays d'Afrique australe soit disant en difficultés, elle crée le terreau d'un marché considérable et trouve le moyen d'écouler ses surplus.
De surcroît, actuellement peu de petits exploitants tirent parti des prétendus avantages des OGM.

L'exemple de l'Inde est particulièrement frappant : en 10 ans, plus de 150 000 paysans se sont suicidés parce qu'ils ne pouvaient plus financer l'achat de semences transgéniques et de pesticides. Par ailleurs, ces semences n'ont pas donné les résultats escomptés : certains ravageurs sont toujours présents mais le paysan est endetté, préférant se donner la mort que d'accepter l'infamie.

Enfin, comme en France, des établissements publics de recherche financés par l'Etat (et donc les citoyens) sont chargés de mener des expérimentations qui coûtent plusieurs millions d'euros alors qu'elles sont inutiles, dangereuses dans un contexte économique et environnemental où les citoyens aspirent à des choix plus responsables et respectueux.

La législation française

Juridiquement, la réglementation concernant les expérimentations sur les OGM est régie par le loi cadre du 13 juillet 1992. En outre, il existe en amont et en aval :

- la Commission de Génie Génétique qui examine obligatoirement les dossiers et donne son avis sur l'agrément donné aux laboratoires

- la Commission du Génie Biomoléculaire, créée en 1986, définit et contrôle les conditions de dissémination d'OGM en extérieur et évalue celles de mise sur le marché. Chargée de rendre compte des impacts sur l'environnement, elle ne comprend pour autant aucun spécialiste en environnement...

- l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) qui contrôle la sécurité des aliments issus de plantes transgéniques

- le Comité de Biovigilance qui contrôle et évalue les risques environnementaux induits par les OGM autorisés.

- enfin depuis fin 2002, en Europe, tous les produits destinés à l'alimentation humaine ou animale et contenant des OGM ou dérivés d'OGM devront obligatoirement être étiquetés à partir d'un seuil de présence de ces derniers de 0,9%.

Dans la pratique, les OGM sont ordonnés en classes de danger selon trois paramètres :

- origine et nature de l'OGM cloné,
- le vecteur (élément porteur d'une séquence d'ADN qui dirige la synthèse d'une protéine cible),
- l'organisme récepteur.

A chacune des quatre classes de danger ainsi créées correspond un niveau de confinement : de la blouse de travail, au sas de décontamination systématique.

Pour le consommateur européen

Depuis début 2004, l'Union européenne impose que tous les produits alimentaires préemballés (additifs et arômes compris) contenant plus de 0,9% d'OGM soient étiquetés. Ainsi, tout produit issu de récoltes transgéniques devra porter la mention "ce produit est fabriqué à partir d'OGM" ou "ce produit contient des ingrédients produits à partir d'OGM" ou encore "issu d'OGM", qu'il soit inscrit au menu d'un restaurant, ou très transformé, comme l'huile, le sucre ou l'amidon. Sont exemptés, la viande, le lait et les oeufs d'animaux nourris avec des éléments transgéniques. Les mentions "sans OGM" et "sans utilisation d'OGM" ne sont acceptées qu'en l'absence démontrée d'OGM, ceci à tous les stades de l'élaboration du produit.

Cependant, selon Greenpeace, "plus de 80 % des OGM sont destinés à l'alimentation des animaux d'élevage. On nourrit avec du maïs et du soja transgéniques les vaches, les porcs ou les volailles à partir desquels on prépare des aliments (laitages, charcuterie, plats cuisinés, etc.). Or la loi n'impose pas d'étiqueter ces produits. Cette lacune de la réglementation a des conséquences très graves. Elle permet aux OGM de s'introduire dans nos assiettes à notre insu, et donc de s'imposer dans l'alimentation en dépit de l'opposition massive des consommateurs !".
par exemple, l'agriculture française doit importer 4,7 millions de tonnes par an de tourteaux de soja : c'est la principale cause d'importation d'OGM en France.

Pour éviter de consommer des OGM sans le savoir, on peut s'appuyer sur le guide de Greenpeace sur les aliments élaborés à partir d'animaux nourris avec des OGM.
Mieux encore, en privilégiant des produits issus de l'agriculture biologique on a l'assurance que ceux-ci ne contiennent pas d'OGM.

En France, il n'existe aucune culture commerciale d'OGM. Par contre, les essais restent autorisés, même si ils font l'objet d'attaques illégales.

OGM et société

Grâce notamment aux progrès de la science, la santé et la sécurité alimentaire se sont régulièrement améliorées dans notre société. Néanmoins, force est de constater qu'il existe une appréhension voire un rejet complet d'une partie de la population vis à vis des OGM à cause des risques et des dangers qui leur sont liés. En effet, selon une étude commandée par la Commission européenne, 71 % des Européens refusent les OGM. Cependant, il semble que ce sentiment soit moins lié aux données scientifiques qu'à une vision de la nature et de la société.
Ainsi, pour la plupart des chercheurs, la peur des OGM est scientifiquement quasi infondée compte tenu de la réglementation et des précautions mises en œuvre.
A leurs yeux, il apparaît donc nécessaire de multiplier les expertises, l'information et la communication sur ce sujet.

Notons également que cette inquiétude est liée au fait que les OGM représentent le symbole de la « main mise » des grandes sociétés internationales sur l'alimentation et l'économie, privant les agriculteurs de leur autonomie.

Conclusion : une peur fondée ?

Notons que le transfert des gènes entre bactéries par exemple existe depuis plus d'un milliard d'années et qu'il existe des gènes "sauteurs" qui apportent sans intervention humaine de nouvelles propriétés aux végétaux. Pour autant, ces transferts naturels se sont produits sur des échelles de temps radicalement différentes et de façon aléatoire. Ainsi, les écosystèmes ont pu évoluer en prenant en compte ces modifications. Or, les PGM ne se cultivent que dans un écosystème artificiel avec les intrants nécessaires à leurs développements. Une aberration à un moment où la biodiversité est largement en crise...

Hormis la recherche médicale ou l'OGM est un outil qui produit des protéines appréciables, dans l'agroalimentaire, l'OGM est un organisme que nous consommons sans assurance d'innocuité et en complète contradiction avec les problématiques environnementales actuelles.

Cette manipulation folle des briques du monde vivant génère inévitablement une forte inquiétude. Et l'on comprend aisèment les doutes et les peurs de la population (qui devrait être davantage impliquée dans ces réflexions) tant la recherche de profit supplante facilement le principe de précaution et la raison.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 16:49

Les pesticides : une pollution planétaire

Ecologie - Page 2 Pestic10

Dans les pays industrialisés, la révolution verte des années 60 a considérablement augmenté la productivité agricole en jouant sur l'augmentation des surfaces cultivées, la mécanisation, la plantation de cultures sélectionnées et hybrides aux rendements plus élevés, le remembrement et la lutte contre toutes les nuisances.
Cette lutte passe notamment par le recours massif aux pesticides, qui sont des produits chimiques dangereux destinés à repousser ou tuer les rongeurs, champignons, maladies, insectes et "mauvaises herbes" qui fragilisent le mode de culture intensif.

Les pesticides ne sont pas seulement utilisés dans l'agriculture mais aussi dans le jardin du particulier, dans les parcs ouverts au public, pour l'entretien de la voirie, des voies ferrées, des aires de loisirs (golfs, hippodromes...).

Les pesticides sont des Polluants Organiques Persistants qui perdurent dans l'environnement, s'accumulent dans les graisses et sont, d'une manière générale, dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction...

Les pesticides touchent aussi massivement les zones rurales des PVD (Pays en Voie de Développement) où malformations, cancers, maladies congénitales, désordres du système nerveux déciment la population.

Définitions

Un pesticide est un produit chimique destiné originellement à la protection des cultures afin de lutter contre des tiers jugés nuisibles comme les parasites, mauvaises herbes, insectes et champignons.
Ainsi, on désigne par pesticide tout substance destinée à repousser, détruire ou combattre les ravageurs et les espèces indésirables de plantes ou d'animaux. Sont également inclus les régulateurs de croissance des plantes, les défoliants (pour faire tomber les feuilles), les dessicants (pour absorber l'humidité), les agents qui réduisent le nombre de fruits ou évitent leur chute précoce ainsi que les substances appliquéesavant ou après récolte pour conserver les produits pendant leur stockage et leur transport (Rapport d'information sur les pesticides - Assemblée Nationale, 02/06/2009)

D'un point de vue réglementaire européen, on distingue deux grandes catégories de pesticides :

- les produits phytopharmaceutiques destinés à la protection des végétaux. Il en existe trois types : les herbicides, les fongicides et les insecticides.
- les biocides destinés à la protection des éléments de construction (charpente) ou des animaux domestiques.

Les pesticides sont généralement classés en fonction de la cible qu'ils visent, on distingue ainsi :

- les herbicides pour lutter contre les "mauvaises herbes"
- les fongicides pour détruire les champignons, maladies virales et bactériennes
- les insecticides pour tuer les insectes
- les corvicides contre les oiseaux
- les rodenticides pour lutter contre les taupes et les rongeurs
- les mollusicides contre les limaces
- les nématicides contre les nématodes (petits vers)
- les régulateurs de croissance.

Les pesticides sont également regroupés en fonction de leurs composants actifs ou substance active : organochlorés (DDT, lindane...), triazines (atrazine, simazine...), acétamides (acetochlore, alachlore...)...
La substance active exerce une action générale ou spécifique sur les organismes nuisibles ou végétaux. L'agriculture française en utilise environ 500 qui entrent dans la composition de plus de 8000 produits commercialisés. Ceux-ci bénéficient d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le ministre chargé de l'agriculture, après une procédure d'évaluation du risque pour le consommateur, l'utilisateur et l'environnement.

Un produit phytosanitaire désigne un produit phytopharmaceutique et ses adjuvants (produit ajouté pour renforcer l'action de la substance active).

Historique

Avant la seconde Guerre Mondiale, les pesticides employés en agriculture étaient des dérivés de composés minéraux ou de plantes : arsenic, cuivre, zinc, manganèse, plomb, pyrèthre, roténone, sulfate de nicotine... que l'on retrouve en partie dans les cigarettes actuelles.
Les armes chimiques de la première Guerre Mondiale comme le gaz moutarde composé de chlore assura un nouveau débouché industriel pour les pesticides, une fois le conflit terminé.
Ainsi, les organochlorés firent leur apparition avec de nombreuses déclinaisons qui ont connu un énorme succès.

Parallèlement, l'encadrement réglementaire des pesticides date du 2 novembre 1943, validée par une ordonnance du 13 avril 1945. Aujourd'hui, en France, c'est essentiellement le droit communautaire qui fixe les grandes orientations legislatives.

Des Polluants Organiques Persistants

Tous les pesticides organochlorés de première génération sont des POP (Polluants Organiques Persistants) dont voici les principales caractéristiques :

- ils perdurent dans l'environnement
- ils s'accumulent dans les graisses et via la chaîne alimentaire notamment chez les super-prédateurs comme l'Homme
- ils sont dispersés dans l'environnement via les courants atmosphériques et marins
- ils sont dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction...

2 POP ont été recensés par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et interdits dans de nombreux pays comme l'Union Européenne (UE) et les Etats-Unis lors de la convention de Stockholm en mai 2001.
Bien que ces POP ne soient plus utilisés dans les pays industrialisés depuis plus de 20 ans, ils perdurent encore dans les écosystèmes et donc dans nos aliments.

De plus, les organochlorés interdits ont été remplacés par de nombreuses autres familles chimiques dont les organophosphorés moins persistant dans l'environnement mais plus toxiques.

Une consommation planétaire, le cas de la France

Depuis 40 ans, les pesticides touchent tous les pays et les capacités de production des pays en voie de développement sont en pleine expansion.
Ainsi, les pesticides touchent massivement les zones rurales des PVD (Pays en Voie de Développement) où malformations, cancers, maladies congénitales, désordres du système nerveux déciment une population qui souffre déjà de nombreux maux.
Même si les pulvérisations se font petit à petit de plus en plus rares, il demeure des stocks importants de pesticides périmés.

100 000 t en Afrique et au Moyen-Orient
200 000 t en Asie
200 000 t en Europe de l'Est avec la Russie.

Trop souvent, les pesticides sont abandonnés à ciel ouvert...
Pourquoi de telles quantités ? Manque d'équipements, d'informations, achats et dons trop importants, corruption avec les producteurs occidentaux qui se débarrassent à bas prix de leurs stocks de pesticides interdits vers les PVD. Une ONG américaine a ainsi estimé en 1995-1996 que 14 tonnes de pesticides interdits aux Etats-Unis étaient exportés par jour vers le Pakistan et le Vénézuela (SMITH C., ROOT E., 1999).

Au niveau mondial, les ventes augmentent ainsi que la toxicité des produits vendus. Ceci conduit nécessairement à une pollution généralisée des écosystèmes de notre planète.

La consommation française de pesticides

En France, c'est l'Union des industries pour la protection des plantes (UIPP) qui fournit les données sur la vente des pesticides sur le territoire. En 2006, 71 600 tonnes ont été commercialisées dont 90 à 94% étaient destinées à l'agriculture, le reste se partageant équitablement entre les usages amateurs et les usages collectifs (voirie, SNCF...).
La France, première puissance agricole européenne, est particulièrement consommatrice de pesticides puisqu'elle est le premier marché européen de pesticides et le 4e, au plan mondial, derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Japon.
L'évolution de la consommation en France montre une diminution des tonnages de substances actives vendues depuis la fin des années 90. Ainsi, 120 500 tonnes de substances actives étaient commercialisées en 1999 contre 71 600 tonnes en 2006, soit une diminution de plus de 40 %. Toutefois, en 2007, 77 300 tonnes de substances actives ont été vendues, une hausse qui s'expliquerait notamment par des conditions climatiques défavorables, propices aux maladies et à l'apparition de nouveaux insectes ravageurs.

La France est également le pays d'Europe qui a le plus de substances autorisées sur le marché : environ 380 début 2007 (Agritox, 08/2007).

La consommation des insecticides et des fongicides tend à stagner au contraire des herbicides comme le Roundup® qui progresse régulièrement.

Une réponse aux nouveaus insectes ravageurs

L'UIPP a souligné récemment, dans le cadre du groupe de travail "environnement" de la commission des affaires économiques de l'environnement et du territoire, que plus de 40 nouveaux insectes ravageurs ont été introduits en France entre 2000 et 2005. Ceci, notamment à cause du réchauffement climatique en cours.

Une pollution planétaire

Les résidus industriels chimiques et les pesticides sont transportés sur des milliers de kilomètres via le cycle de l'eau et les masses d'air comme en témoigne la contamination des Inuits du Grand Nord Canadien qui vivent pourtant de chasse et de pêche. Les bébés inuits nourris au sein développent jusqu'à quinze fois plus d'otites que ceux du Québec Sud (DEWAILLY E. et al, 2000).
En 1989, l'OMS estimait que les pesticides étaient à l'origine d'un million d'empoisonnements graves et de 220 000 morts par an dans le monde. En août 2007 la célèbre revue médicale "The Lancet" publie même une étude montrant que le suicide aux pesticides fait 300 000 morts par an dans les campagnes asiatiques. Les pays développés qui utilisent 80% des quantités de pesticides ne comptent que la moitié des cas d'intoxication.
Les troubles aigus concernent principalement les muqueuses, la peau, le système digestif et le système respiratoire.

Les pesticides présents dans tous les écosystèmes

Avec des décennies d'agriculture industrielle polluante, des millions de tonnes de pesticides ont été déversées sur les cultures en France, intégrant toutes les composantes de la biosphère : eau, sol, air, végétation, animaux et Homme.
Ainsi, 96% des eaux de surface et 61% des nappes phréatiques en contiennent (IFEN, 09/2006). Ce qui nuit à la qualité de l'eau potable au robinet, mais aussi à quelques eaux de sources et minérales vendues en bouteille.
La Concentration Maximale Admissible (CMA) pour les pesticides dans l'eau distribuée au robinet est de 0,1 µg/l/pesticide et de 0,5 µg/l pour tous les pesticides selon la réglementation européenne (directive 98/83/CE). Cette valeur est dépassée pour des millions de français chaque année (Ministère de la Santé).

L'eau de pluie et le brouillard peuvent contenir respectivement de 0,1 µg/l jusqu'à 14 µg/l de pesticides d'après des relevés de l'INRA (Environnement Magazine, 2000). Une étude d'AirParif de 2007 a même retrouvé une vingtaine de pesticides différents dans l'air de Paris !
En effet, lors de la pulvérisation sur les cultures, on estime que 25 à 75%, voire plus, des quantités se dispersent dans l'atmosphère.
On retrouve par conséquent des résidus de pesticides dans nos aliments comme en témoignent les chiffres suivants :

Les pesticides dans les zones non agricoles

Ecologie - Page 2 Captur28

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 16:58

Les pesticides : les risques sur la santé

Menaces sur l'air intérieur

Ecologie - Page 2 Potage11

Notons que l'air des maisons peut être même plus pollué que l'extérieur. En effet, de nombreux produits de traitement utilisés par les jardiniers sont rapportés à l'intérieur des habitations par leurs occupants et leurs animaux domestiques (Nishioka, 2001).
Ces résidus, remis en suspension et qui perdurent sur les sols (notamment les moquettes et les tapis) constituent alors des risques notables pour les plus jeunes qui les respirent et les ingèrent alors que leur organisme est bien plus vulnérable.
Cette constatation n'est pas une fatalité puisque le jardinier dispose de moyens simples et économes pour prévenir ces risques sur notre santé.

De surcroît, les insecticides ménagers (bombes aérosols, boîtes appâts, colliers antiparasites...) sont autant de sources nocives pour notre santé.

Notre organisme contaminé, les risques sur notre santé

Notre corps est imprégné de pesticides, ainsi tout adulte européen héberge jusqu'à 500 produits chimiques industriels différents qui se sont accumulés dans les graisses. Un grand nombre sont des pesticides.
Les POP se retrouvent dans les tissus adipeux, le cerveau, le sang, le lait maternel, le fois, le placenta, le sperme et le sang du cordon ombilical.
En France, les principaux polluants du lait maternel, qui reste un bon indicateur de la contamination de l'ensemble de l'organisme, sont le HCH et le DDT pourtant inutilisé depuis près de 30 ans.
En Grande-Bretagne, en 1997, 99% des échantillons de tissus adipeux contenaient un dérivé de DDT.

Différentes études révèlent ainsi que les populations sont massivement contaminées.

Une enquête annuelle de 2009 du gouvernement bangladeshi sur la situation sanitaire du pays a révélé que les empoisonnements liés aux pesticides étaient l'une des principales causes de décès. Les victimes méconnaissent les précautions d'utilisation et réutilisent les contenants

Une étude hollandaise de novembre 2000 révèle que 2% des enfants (0 à 6 ans) hollandais (soit un effectif d'environ 20 000) reçoivent une dose supérieure à la Dose Journalière Admissible (DJA) et 2% une dose suffisante pour déclencher des symptômes d'empoisonnement par la consommation de fruits et légumes. Pour autant, la norme européenne (100 µg/kg/pesticide/j) n'est jamais dépassée, preuve qu'elle n'est pas adaptée.
Une même étude a été conduite aux Etats-Unis par l'ONG EWG en 1998 : plus de 600 000 enfants absorberaient chaque jour une dose de pesticides organophosphorés supérieure au maximum toléré par l'EPA (Agence de Protection de l'Environnement).
Ces résultats pourraient être facilement transposés à la France...

Pesticides et cancers

Depuis la fin des années 80, les cancers sont devenus la première cause de mortalité (26% en 1990). L'incidence du cancer a augmenté de 63% en 20 ans et la majorité de ces nouveaux cas sont liés à des facteurs environnementaux ((Lichtenstein et al. 2000). Bien que le cancer du poumon soit le premier responsable, les pesticides représenteraient un risque croissant et significatif selon un certain nombre d'études épidémiologiques.

Pour éviter la catastrophe, il faudrait appliquer aux pesticides les 3 principes fondamentaux apparus en environnement ces dernières années :

- le principe de précaution
- le principe de renversement de la charge de la preuve : un produit devrait être mis sur le marché que si l'on est sûr qu'il est inoffensif pour notre santé et non en absence de preuve sur son innocuité
- le principe de substitution en promouvant systématiquement les solutions les moins dangereuses en agriculture, chimiques ou non.

Les Hommes ne sont pas les seuls touchés et les animaux qui contribuent à l'équilibre des écosystèmes souffrent également de cette pollution.

Les risques sur les animaux

Ecologie - Page 2 Bourdo10

De nombreux animaux s'intoxiquent avec les pesticides : éléphants en Inde, moineaux, insectes (abeilles) dont les populations peuvent chuter de 80% après épandage et dauphins en Europe, grenouilles en Amérique du Nord, goélands, poissons...
Par exemple, selon des scientifiques du WWF, l'orque serait dorénavant le prédateur le plus pollué d'arctique, devant l'ours blanc. En effet, les graisses de ces animaux qui se situent au bout de la chaîne alimentaire, cumulent des quantités inquiétantes de pesticides qui transitent par les oiseaux migrateurs et les eaux de surface.

Les oiseaux sont aussi directement touchés par les pesticides : rien qu'aux Etats-Unis, 72 millions d'oiseaux meurent chaque année de l'ingestion de pesticides épandus (United States Fish and Wildlife Service, 01/2011). De plus, un nombre inconnu et probablement supérieur d'oiseaux perdent la vie, intoxiqués par les polluants présents dans les poissons qu'ils mangent. Enfin, une grande partie de ces oiseaux morts laissent des petits qui n'ont aucune chance de survie sans nourriture et protection...

Le comble, c'est que certains chercheurs estiment que sur les 2,5 millions de tonnes de pesticides répandues chaque année dans le monde, seulement 0,3% atteignent effectivement leur cible. Le reste (99,7%) touche toutes les autres espèces vivantes avec des conséquences multiples :

- affaiblissement des défenses immunitaires
- baisse de la fertilité
- modification des comportements
- malformations
- raréfaction des sources de nourriture souillées
- empoisonnement direct

Notons que des insecticides nuisent à l'activité d'organismes essentiels pour la fertilité des sols comme les bactéries, champignons, algues, verts de Terre, insectes...

Pour autant, certaines espèces deviennent de plus en plus résistantes encourageant l'application de produits plus concentrés, plus toxiques et/ou en plus grande quantité...

Le cas du Gaucho

Ce produit, utilisé en enrobage de semences (maïs, orge, blé) et dorénavant interdit sur les graines de Tournesol et de maïs depuis 2004, affecte notamment les ruches dont les pertes de population atteignent jusqu'à 40%.

Des catastrophes majeures

Bhopal

A Bhopal, en Inde, l'explosion de l'usine américaine Carbide le 3 décembre 1984 fût à l'origine de 16 000 à 30 000 morts et de 250 000 à 500 000 blessés : convulsions mortelles, poumons brûlés dont les sécrétions étouffèrent les victimes, cécités irréversibles... Comme la catastrophe de Tchernobyl, le bilan reste tellement lourd qu'il est incalculable.
A l'origine : la libération d'un nuage toxique (notamment le fameux gaz moutarde de la 1ère guerre mondiale) suite à l'explosion d'une cuve de 40 t d'isocyanate de méthyle ceci en bordure de la ville d'1 million d'habitants de Bhopal.
Aujourd'hui, des centaines de milliers de personnes vivent infirmes et environ 5 000 familles puisent une eau encore souillée pour vivre.
Union Carbide (UC) s'est volatilisée physiquement et financièrement après l'explosion et n'a jamais pris en charge le nettoyage du site, une situation inacceptable qui mobilise notament Greenpeace : Bhopal, la tragédie continue encore... 1984-2004

Seveso

Le 10 juillet 1976, une importante fuite de dioxine est détectée dans une usine fabricant des herbicides en Italie. Dans les jours qui suivent, des centaines d'animaux meurent et les enfants sont pris de graves nausées avant que les populations soient finalement évacuées.
Cette catastrophe a été nécessaire pour que la Communauté européenne prenne des mesures en identifiant les établissements dangereux comme des établissements "seveso" (raffineries, sites pétrochimiques, dépôts d'explosifs...).

D'autres catastrophes ont suivi et sont à prévoir...

En effet, en 2003 aux Etats-Unis, 32 000 émissions accidentelles de produits chimiques (dont ceux utilisés dans la production de pesticides) ont eu lieu (Worldwatch Institute, 2005). En France, un incendie a ravagé, lundi 27 juin 2005, un entrepôt de pesticides à Béziers contenant 1600 tonnes de pesticides !

Une tentation pour les terroristes

Selon une analyse du médecin général de l'armée américaine, dans le pire des scénarios, un attentat contre une usine chimique américaine pourrait causer la mort de plus de 2 millions de personnes. La production de pesticides qui s'appuie sur des composants fortement toxiques (c'est le but : tuer) est donc une opportunité pour des groupes terroristes comme en témoigne la tentative vaine à Ashod en Israël en 2004 de kamikazes. Ceux-ci ont en effet commis un attentat-suicide à proximité d'une usine d'emballage d'agrumes qui exploite un pesticide à base de bromure de méthyle. La rupture des réservoirs aurait entraîné la mort de milliers de personnes... (Worldwatch Institute, 2005).

Les solutions

Les OGM sont souvent avancés pour pallier l'utilisation massive de pesticides. Cependant, ils proviennent bien souvent des mêmes industries productrices de pesticides qui sont alors doublement gagnantes. En effet, les plantes transgéniques brevetées sont volontairement résistantes aux herbicides dont les ventes explosent. Ainsi, aujourd'hui, 71% des OGM cultivés sont dotés de gênes de résistance aux herbicides et 28% secrètent un insecticide comme le fameux maïs Bt. Les pays cultivant massivement des OGM en plein champs ont donc logiquement vu leur consommation de pesticides augmenter depuis l'introduction des OGM (cf les USA où la consommation a augmenté de 16% depuis 1996).

En Europe, le V ème programme d'action pour l'environnement de l'UE qui prévoyait dès 1993 une "réduction substantielle" de l'utilisation des pesticides" a avorté et les pollutions ne cessent d'augmenter... Cependant, quelques initiatives nationales donnent de bons résultats comme au Danemark, Pays-Bas, Suède et Norvège dont les volumes de pesticides ont diminué de façon très significative.

L'agriculture biologique est le seul mode de production où les résidus de pesticides sont quasi inexistants. D'autres modes de production comme la Production Intégrée réduisent fortement les quantités de pesticides utilisées sans les bannir totalement.
Notons également que les services municipaux en charge des espaces verts, la DDE et les régies de transports en commun notamment emploient massivement des pesticides pour l'entretien des différentes voies. Des efforts simples pourraient être faits en intégrant des méthodes de lutte biologique et en cessant de désherber systématiquement la moindre pousse verte.
Et les jardiniers ne sont pas contraints d'utiliser des pesticides.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Sam 28 Jan - 17:02

L'agriculture biologique (AB) en France en quelques mots

Ecologie - Page 2 Salade10

Ce mode de production alimentaire est reconnu depuis 1981 par les pouvoirs publics via le logo AB, seul garantie que le produit que vous consommez est issu de l'agriculture biologique. Cette agriculture durable se caractérise notamment par : la non utilisation des produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures, la lutte biologique contre les nuisibles (plutôt que la lutte avec des pesticides), un élevage extensif faisant appel aux médecines douces, le respect du bien-être animal, un respect global de l'environnement et des ressources disponibles.

Un cahier des charges strict encadre l'agriculture biologique dont le respect est certifié par des organismes indépendants. Outre sa contribution majeure à la préservation de l'environnement, la production et la transformation biologiques sont des activités économiques qui développement l'emploi local.

Aujourd'hui, toutes les familles d'aliments se déclinent sous le label AB à des prix qui deviennent abordables chez un grand nombre de revendeurs : du marché aux grandes surfaces.

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Lun 30 Jan - 16:54

Le commerce équitable

Ecologie - Page 2 Cafe10

« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète.
Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. » Cette définition donnée par Artisans du Monde vient renforcer le concept du commerce équitable lancé lors de la conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) en 1964 à Genève : « Trade not Aid » (« du commerce pas la charité »).
A la suite de cette conférence, la société civile a réagi dans les années 70 pour soutenir les petits producteurs de café d'Amérique Latine, touchés par une crise économique très grave qui engendra une baisse importante du cours du café sur le marché mondial. Les petits producteurs se sont alors organisés en coopératives pour pallier leurs difficultés jusqu'à ce que la fluctuation des cours dans les années 80 bouleverse ces regroupements au profit des industriels du Nord. La fin de cette décennie voit naître le label Max Havelaar (1988) et d'autres initiatives luttant contre les inégalités commerciales entre le Nord et le Sud. Le commerce équitable connaît alors son premier véritable essor sur les marchés européens.

En 1996, les quatre organisations du commerce équitable, à savoir FLO (Fair Trade Labelling organisations International), l'IFAT (International Fair Trade Association), NEWS (Network of European World Shops) et l'EFTA (European Fair Trade Association) se sont regroupées au sein de la FINE (F pour FLO, I pour IFAT, N pour NEWS, E pour EFTA) pour promouvoir ensemble le commerce équitable. Ceci a permis d'institutionnaliser au niveau européen et international les grandes lignes de ce qu'allait devenir le commerce équitable tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Comprendre le commerce équitable - Qu'est ce qui motive cette nouvelle forme de commerce ?

Dans un contexte économique mondial aux inégalités criantes, la nécessité de trouver une alternative en faveur des petits producteurs du Sud s'avère indispensable pour encourager une nouvelle vision des rapports commerciaux Nord/Sud.
20% des pays les plus pauvres produisent 1% du PIB mondial. Alors que 20% des pays les plus riches en produisent 86%. D'après ces chiffres, on se rend compte qu'il est impossible de nier le phénomène d'accroissement entre très riches et très pauvres. On peut se voiler la face et nier cela ou bien comprendre qu'il s'agit d'une atteinte au principe d'égalité, d'équité, voire même de dignité.
Le commerce équitable a pour but de lutter contre ce fossé grandissant des inégalités Nord/Sud via des actes commerciaux plus justes. Son origine pourrait trouver sa source dans l'article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 : "quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine".

Les paysans du Sud se regroupent en coopératives sur le principe que l'union fait la force. Faire partie du commerce équitable, c'est :

Respecter la condition sine qua non que les producteurs reçoivent un salaire plus juste. Celui-ci ne tient pas compte des fluctuations du marché mondial, il est calculé sur une base fixe. En cas de hausse, cette méthode permet aux producteurs de percevoir un peu plus d'argent, et en période de crise, un salaire minimum doit pouvoir être redistribué. Le revenu perçu par un producteur permet de couvrir ses frais et de nourrir sa famille convenablement.
Il est à noter que les conditions de travail sont également améliorées : les producteurs sont mieux protégés grâce à des vêtements adaptés à leurs tâches et leur temps de travail n'est plus synonyme d'exploitation. Même si ce n'est pas toujours idéal, c'est mieux que les conditions "habituelles" imposées par le marché.
Pour prendre un exemple, un producteur de bananes dans le circuit commercial ordinaire perçoit 15% du prix de vente en Europe alors qu'un producteur issu d'une coopérative du commerce équitable recevra 30% du prix de vente pour son travail. Il s'agit là d'un produit dont la différence à l'achat pour un Européen n'est pas énorme par rapport aux marques ordinaires. Ce faible écart entre les prix se ressent cependant sur place. Alors que les producteurs du commerce équitable ont un cadre de travail décent, les conditions auxquelles sont soumis les petits paysans surexploités par des géants comme Dole ou Chiquita sont inacceptables et irrespectueuses des droits de l'Homme.

Pas de travail illégal des enfants. C'est-à-dire que les enfants sont envoyés à l'école. Ils ne sont en aucun cas exploités comme cela peut-être le cas dans de grandes multinationales (Nike par exemple). On peut remarquer qu'un produit à base de mangue (provenant du Cameroun) commercialisé en Allemagne lutte par exemple contre la prostitution infantile. On peut donc associer commerce équitable et mieux-être des pays du Sud en combinant plusieurs projets.

Les producteurs sont contraints à ne pas surdoser les pesticides ou insecticides, si toutefois ils en utilisent ! En effet, 70% des produits du commerce équitable sont issus de l'agriculture biologique. Cette démarche en faveur du développement durable est appuyée par l'interdiction formelle d'utilisation d'OGM dans ces produits.

Une partie du prix que paie le client final représente une prime (entre 5 et 10% du prix que paie le consommateur). Cette dernière est utilisée collectivement pour des projets sociaux de différentes natures qui profitent non seulement aux petits producteurs mais aussi à leur famille et à l'environnement. La coopérative peut décider d'investir dans un programme de formation à l'agriculture biologique, de construire une école ou un hôpital, de restaurer une route ou de mette en place un service de transports en commun...

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MessageSujet: Re: Ecologie Ecologie - Page 2 2110Lun 30 Jan - 17:04

Devenir consom'acteur

Ecologie - Page 2 Chario10

La population se sent de plus en plus préoccupée par le respect de la nature et le respect de l'autre dans les relations commerciales pour améliorer leur mode de vie... Entre 2000 et 2004, le marché du commerce équitable a connu une hausse de 27 %.
Il est vraiment simple de devenir consom'acteur. Qu'entend-t-on par ce terme ? Il s'agit d'un néologisme liant « consommation » - telle que nous la connaissons, en grande surface – et le fait de passer à l'acte, le fait de tenir un rôle certain au sein de cette abondance de biens que l'on peut acheter à tout va et sans se soucier de rien. Devenir un consommateur engagé donc, c'est tout d'abord moins consommer, et surtout consommer de façon réfléchie ! Il ne faut pas céder au « green marketing » en se disant pour chaque produit : « je peux acheter ça parce que c'est moins dangereux pour la planète », surtout si l'on n'a aucune utilité dudit produit !

Chacun à son échelle, en choisissant ne serait-ce qu'un produit issu du commerce équitable, peut agir en consommant de façon plus « citoyenne ».
Les produits du commerce équitable sont devenus accessibles au grand public : que ce soit en grandes et moyennes surfaces (grandes enseignes comme Leclerc, Auchan, Carrefour, Monoprix, Casino,...), dans des magasins spécialisés (Artisans du Monde, biocoop,...) ou encore sur Internet (ethic-factory.fr ; www.decodurable.com ; www.ekitabl.com) !
Les produits proposés par le commerce équitable sont divers. On notera surtout la diversité de cafés, thés, chocolats, mais on trouve également un large choix de vêtements (souvent en coton bio) et de chaussures, ainsi que d'objets issus de la branche artisanale (objets décoratifs ou musicaux, souvent en matériaux recyclés ou naturels) et cosmétiques.
Se décider pour un ou deux produits et les acheter automatiquement équitables responsabilise votre démarche de consommateur et vous permet de faire avancer la machine éthique !

Les atouts du commerce équitable

Ecologie - Page 2 Fleurs10

On ne remettra pas en cause la qualité des produits issus du commerce équitable, notamment celle des produits alimentaires et vestimentaires. Il s'avère en effet que la majorité des produits sont issus du bio : un pas pour une agriculture moins polluante – donc un environnement plus vert - et pour un corps plus sain au final. De plus, l'achat de produits issus du commerce équitable est une façon pour les pays européens de découvrir de nouveaux produits. Le quinoa était encore inconnu il y a quelques années, par exemple.

Il s'agit aussi de faire des gestes « quotidiens » - lors de l'achat de denrées alimentaires ; mais le commerce équitable représente également une forme d'intérêt pour une autre culture avec des produits typiques (bien qu'un voyage écologique dans le pays ait souvent des atouts encore plus pittoresques que l'achat d'un bibelot de décoration issu du commerce équitable). Il peut aussi correspondre à une nouvelle façon de faire plaisir. Si pour un anniversaire on hésite dans les rayons, le commerce équitable dispose d'une large gamme de produits qui permette d'élargir le spectre d'un cadeau de choix, sans forcément dépenser énormément plus que pour un cadeau « classique » !

Les polémiques que soulève le commerce équitable

Voici une petite liste mettant en avant la complexité du thème que nous abordons au travers de pistes de réflexion... Il s'avère que la sphère commerciale est très imbriquée dans les problématiques environnementales.

Un produit issu du commerce équitable a la réputation d'être plus cher qu'un produit provenant de l'industrie classique. Cela n'est pas toujours vrai. Par exemple : 0,02cts € par tasse de café /!\ De plus, ne vaut-il mieux pas mettre un peu plus cher pour un produit et consommer un produit de qualité ?

Un autre problème lattant du commerce équitable est la question des transports. En effet, un sachet de thé qui vient du Sri Lanka n'a malheureusement pas un bilan carbone neutre ! Mais quitte à choisir un produit que l'on ne trouve pas sous nos latitudes, autant que le fabricant reçoive un revenu plus juste... De plus, certains produits issus du commerce équitable bénéficient d'une compensation carbone.

J'ai souvent entendu parler les critiques d'une nouvelle forme de colonialisme en évoquant le commerce équitable. Certains producteurs des pays du Sud voient cette prime comme une nouvelle forme de paternalisme et comme une velléité des pays occidentaux de contrôler leur devenir en calquant leurs projets suivant nos schémas sans prendre en compte leurs besoins réels. Ils estiment être mesure de définir eux mêmes l'utilisation de ladite prime.
Ceci est partiellement faux dans le sens où le commerce équitable n'est pas voué à durer dans le temps. Il s'agit d'un tremplin pour que les producteurs en difficulté dans les pays du Sud puissent éviter les fluctuations (parfois violentes) du marché international. Le but du commerce équitable est en aucun cas la conquête d'un territoire sans foi ni loi, mais bien de soutenir un développement économique et durable sur place, à amener à une autonomie des populations, et non piller leurs ressources.

Concernant les emballages, on peut encore exiger mieux ! En effet, un sachet de thé du commerce équitable est souvent emballé dans une petite boîte en carton recyclé puis dans un emballage individuel en papier ou en plastique. Ceci est largement critiquable d'un point de vue environnemental ! Que de déchets pour une tasse thé ! Alors qu'une marque comme Tetley – complètement hors du circuit du commerce équitable - a réfléchi à supprimer les emballages de certaines sortes de sa gamme en offrant au client 5 sachets de thé supplémentaires grâce à la l'espace gagné dans la boîte en carton recyclé. Il existe bien évidemment la solution d'acheter du thé en vrac, mais le plus visible dans les rayons reste le thé en sachets...

Le problème de la transparence et de la clarté sur les produits. Les inscriptions données au dos des paquets de riz, de quinoa, sur les étiquettes de jus de fruits etc… peuvent permettre aux Européens de se renseigner sur l'origine du produit, et d'aller plus loin en présentant des avancées que le commerce équitable provoque, tels que l'interdiction du travail des enfants, l'alphabétisation et les projets mis en œuvre dans les coopératives d'où vient le produit.

Les personnes prônant la décroissance diront que le commerce équitable est sans doute une bonne initiative, mais il s'agit malgré tout de consommation... Evidemment, comme nous l'avons déjà souligné plus tôt, l'intérêt n'est pas de consommer plus juste parce que c'est bon pour la conscience ! Au contraire ! Il s'agit de consommer mieux, en connaissance de causes, en « faisant sa part », voire de consommer moins !

Pourquoi les producteurs du Sud et pas du Nord ? La question revient souvent de savoir pourquoi aider des producteurs à l'autre bout du monde tandis que l'agriculteur de notre village a du mal à subsister. Force est de constater que le contexte est totalement différent : un agriculteur des pays du Nord pourra subvenir aux besoins vitaux de sa famille avec ce qu'il gagne. Même s'il connaît des difficultés, cela ne remettra ni en cause la scolarisation de ses enfants, ni l'alimentation de sa famille au quotidien. Aussi, les subventions attribuées par l'UE représentent une aide supplémentaire et non sans importance pour ce producteur. Alors qu'à l'inverse, le petit paysan du Sud ne reçoit pas de subvention et n'a aucune certitude de pouvoir envoyer ses enfants à l'école, ni même de pouvoir sustenter son entourage !

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