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La Terre

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MessageAuteur
MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mar 31 Jan - 21:14

Prévention des risques de tsunamis

Il n'existe aucun moyen technique de protection, seule la prévention est possible, et elle est de 2 types.

Prévention à court terme : mise en place de systèmes d'alerte

Internationaux

Système d'alerte international dans le Pacifique. Très axé sur la surveillance des séismes, en particulier des séismes tsunamis. Basé à Honolulu et géré par NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Equipé d'une trentaine de stations sismiques et de 78 marégraphes. Il permet de donner l'alerte 1 heure avant l'arrivée d'un tsunami. Ce dispositif reste effectif uniquement pour les populations vivant à plus de 750 km de la source.

Régionaux

La Terre - Page 2 Tsunam10
Recherche de disparus à Pangandaran,
le 19 juillet 2006 suite au tsunami (Indonésie)

C'est pourquoi, on a dû mettre en place de nombreux systèmes d'alerte régionaux, comme à Tahiti, pour des distances de 100 à 750 km de l'épicentre d'un séisme. Dans ce cas, l'alerte est donnée environ 10-12 minutes après le séisme.

Au Japon, le système OBS (Ocean Bottom Seismograph) permet de détecter les séismes en pleine mer à l'aide de sismographes et d'instruments qui mesurent la pression exercée par l'eau. Deux systèmes à 2200 m et 4000 m de profondeur. Les données sont transférées toutes les 20 s. par câble à des stations de surface, puis par téléphone au Tsunami Warning Center de la JMA (Japan Meteorological Agency) à Tokyo.

On utilise des filtres de différentes fréquences afin d'effacer en partie les signaux générés par les marées (BF) ou d'autres signaux parasites qui modifient la pression de l'eau, surtout ceux induits par les changements de température mais aussi ceux issus de la transmission des données dans le cas où l'appareil recevrait lui-même les secousses du séisme.

Locaux

La population est alertée moins de 10 minutes avant l'arrivée d'un tsunami (inférieur 100 km de là). Ex. : THRUST (Tsunami Hazards Reduction Utilizing Systems Technology) à Valparaiso (Chili).

Prévention à long terme

Mise en place de bases de données exhaustives

Ex : Base de donnée russe pour la région Kourilles-Kamtchatka. Près de 8000 séismes et 124 tsunamis recensés de 1737 à 1990, dont 109 régionaux et 15 transpacifiques.
Idem au Japon : sur 1300 ans de données, 332 tsunamis jusqu'en 1984.

Simulation

Depuis plusieurs années, les sismologues utilisent la technique de l'inversion sismique, qui consiste à analyser en détail les ondes sismiques pour déterminer l'origine des séismes. Cette technique est aussi appliquée aux tsunamis : elle consiste à analyser pour chaque tsunami connu les heures d'arrivée à la côte et leur amplitude dans plusieurs sites. Puis on reconstitue la forme de la vague et sa vitesse de propagation, afin de remonter jusqu'au mécanisme déclencheur.
La propagation des tsunamis est relativement facile à modéliser car les facteurs qui interviennent dans la vitesse des vagues sont mieux connus que ceux qui régissent la vitesse des ondes sismiques.
Plusieurs modèles ont été mis au point, dont ceux de Mansinha-Smylie (1971) qui prend en compte le déplacement du fond océanique de part et d'autre d'une faille. Modèle critiqué car il donne un profil initial de la vague différent de celui observé. D'autres modèles ont été développés dans les années 1990, comme ceux de Satake et al., d'Abe et al., Yoshida et al. ou d'Imamura et Shuto. Tous utilisent le modèle de propagation transocéanique fondé sur la théorie de la Linear Long Wave applicable seulement en eau profonde. Il existe aussi un modèle français, développé au CEA.
Au final, ces modèles demeurent encore imparfaits.


Cartographie des zones menacées

Il s'agit, par exemple, de la cartographie des zones inondables à Hawaï qui est visible sur les botins téléphoniques.

Conclusion

N'oublions pas de mentionner les autres mesures communes à tous les risques naturels : dissémination de l'information, planification préventive, éducation des populations, etc...

Source
Invité La Terre - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mar 31 Jan - 21:23

Sarah,tu est une vrai encyclopédie,c'est la toutale là,je vais devenir météorologue moi...^^
Avec tout ça je vais faire frémir Catherine Laborde.. La Terre - Page 2 861606
Merci pour toute ces news,infos,qui nous permettent d'en savoir plus sur les événements météorologique dont nous sommes malgré tout des témoins passif,que faire face a la violence des éléments,si ce n'est se trouver un endroit peinard en attendant que la tempête passe..^^
Une pensée pour tout ces gens qui habitent des maisons de papier,et qui pour eux ça atteins des limites a la limite du supportable.. NON


La Terre - Page 2 3tt8zx10
Actu-OneActu-OneAdmin
La Terre - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mar 31 Jan - 21:30

Actu-One a écrit:
Sarah,tu est une vrai encyclopédie,c'est la toutale là,je vais devenir météorologue moi...^^
Avec tout ça je vais faire frémir Catherine Laborde.. La Terre - Page 2 861606

Je suis mdrrrrrrrrrrrrrrrr lol Wink Kiss

Oui tu fais bien de préciser qu'il faille avoir une pensée pour ces gens, c'est triste NON Et comme tu le dis, on ne peut rien faire quand la nature se déchaine, malheureusement.
AnonymousInvité La Terre - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mer 1 Fév - 16:03

Les cyclones ou ouragans

La Terre - Page 2 Cyclon10

On appelle cyclone (du grec kuklos, cercle) une dépression trés creusée (au centre elle peut être inférieure à 950 hPa) d'origine tropicale, c'est-à-dire qui naît sous l'influence des fortes chaleurs combinées aux eaux très chaudes des latitudes tropicales. D'une durée de vie d'environ une semaine, le cyclone peut générer des dégâts colossaux et dévaster une région entière.
L'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) définit le cyclone tropical comme "une perturbation d'échelle synoptique non accompagnée d'un système frontal, prenant naissance au-dessus des eaux tropicales ou subtropicales et présentant une activité convective organisée ainsi qu'une circulation cyclonique, plus intense en surface qu'en altitude".

On parle de :

- dépresion tropicale lorsque le vent est inférieur à 62 km/h
- de tempête tropicale pour un vent compris entre 62 et 117 km/h
- et d'ouragan pour un vent qui dépasse 117 km/h.

Lorsqu'un cyclone atteint le stade de tempête tropicale, il est baptisé selon une liste préétablie où alternent prénoms masculins et féminins.

Régions affectées et saisons cycloniques

Tous les ans, on dénombre environ 80 ouragans qui balaient la surface de l'océan. Sur l'Atlantique Nord, la saison cyclonique s'étend de juin à novembre. On y observe en moyenne, par an : 20 dépressions tropicales, 9 tempêtes tropicales, 5 ouragans.
Les régions tropicales (notament des Caraïbes au golfe du Mexique) sont particulièrement affectées par les cyclones qui peuvent, pendant plusieurs semaines, se succéder et dévaster de vastes régions.
Dans l'hémisphère sud, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril (Mayotte, Nouvelle Calédonie, Polynésie Française, La Réunion, Wallis et Futuna).
Dans l'océan Indien la saison cyclonique s'étend de janvier à mars.

Les cyclones tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens contraire dans l'hémisphère nord. Cette particularité s'explique par la force de Coriolis.

Appellations suivant les régions du globe

Les phénomènes météorologiques qui dépassent en intensité les tempêtes (soit 117 km/h), sont dénommés différemment suivant les régions du globe, on parle ainsi de :

- cyclone tropical (du grec kuklos, cercle) dans l'océan Indien et le nord de l'Australie
- typhon : (portugais tufao, du chinois t'ai fung, grand vent, par l'arabe tufân) : cyclone des mers de Chine et de l'océan Indien
- ouragan : (espagnol huracàn, d'un mot caraïbe) : une des dénominations des cyclones tropicaux dans l'Atlantique Nord et la mer des Caraïbes
- hurricane (mot anglais venant de l'espagnol huracàn) : cyclone tropical ; abusivement utilisé à la place du mot ouragan
- baguio aux Philippines.
- medicane : contraction de "Mediterranean hurricane" pour un cyclone qui se forme au-dessus de la mer Méditerranée.

Description physique des cyclones

La Terre - Page 2 Cyclon11

Un cyclone est un tourbillon de 10 à 15 km d'épaisseur enroulé sur lui-même, il est constitué d'une masse nuageuse de cumulonimbus, organisés en spirales qui convergent vers le centre. Cette zone centrale mesure quelques kilomètres de diamètre (20 à 50 km pour les plus importants). Le vent y est calme, le ciel clair (pendant environ 1 heure) : c'est l'oeil.

La vitesse de déplacement d'un ouragan est d'environ 10 à 35 km/h. Par contre, les vents générés par un ouragan peuvent atteindre les 300 km/h, et les pluies des quantités de 300 litres par m2 en 24 heures (soit ce qui tombe sur Paris en 6 mois) en provoquant des crues, des inondations,des glissements de terrain.

Le diamètre total du cyclone peut atteindre 1 000 km (en général il est de 400 à 500 km). Le mouvement de rotation du cyclone est formé de vents supérieurs à 120 km par heure environ.

La pression au centre d'un cyclone peut descendre en dessous de 910 hPa comme en témoigna le cyclone Mitch qui dévasta l'Amérique centrale fin octobre 1988.

La pression la plus basse observée sur l'Atlantique est de 888 hPa lors du passage de Gilbert en 1988. Par comparaison, l'ouragan Lothar du 26 décembre 1999 a engendré une pression de 960 hPa.

Enfin, l'énergie libérée par un cyclone atteint les 200 à 300 kilotonnes par seconde (bombe d'Hiroshima : 20 kilotonnes). Or, cette énergie est puisée dans la chaleur des eaux de surface, ce qui les refroidit et permet d'évacuer le surplus de chaleur emmagasiné dans les zones tropicales.

Conditions de formation des cyclones

La Terre - Page 2 Cyclon12

Un cyclone se forme toujours sur l'eau. Ainsi, ils naissent au-dessus de l'océan près de l'équateur sous l'effet d'une forte évaporation qui déclenche des vents convergents. L'air froid s'insinue sous l'air chaud qui se soulève : la dépression se creuse. L'air chaud rentre alors en contact avec le jet stream (vents à 400 km par heure) qui accélère les vents.

Les conditions suivantes sont nécessaires :

- température de la mer supérieure à 27°C sur au moins 60 m de profondeur
- forte humidité et instabilité atmosphérique, faible cisaillement vertical des vents
- latitude supérieure à 5 degrés pour qu'il y ait la force de Coriolis
- une ascendance d'air humide et chaud (supérieur à 26,5°C)
- une faible rugosité du sol donc surtout en mer et sur les côtes

Classification des cyclones

L'échelle ouverte de Saffir-Simpson, formulée en 1971 par les Américains Herbert Saffir (ingénieur) et Robert Simpson (météorologue), sert à graduer les cyclones, ouragans et typhons. Elle tient compte de la vitesse des vents, des dégâts possibles, de la pression barométrique et de l'augmentation du niveau de la mer. Les cyclones de catégorie 3, 4 et 5 sont désignés comme des cyclones tropicaux intenses (ou majeurs).

La Terre - Page 2 A23

La Terre - Page 2 B26

La Terre - Page 2 C19

Notons que des modèles informatiques montrent qu'une augmentation de 0,5°C ajoute 3% à la vitesse du vent (L'Ecologiste, 01/2006).

Conséquences des cyclones

Des vents de tempête soufflent en rafales et peuvent provoquer de gros dégâts comme en témoigne le cyclone Ivan de septembre 2004 avec des vents moyens de 260 km/h et des rafales jusqu'à 350 km/h !

Des vagues qui atteignent jusqu'à 10 m de haut ravagent le littoral en déferlant

la dépression hausse le niveau de la mer de 1 à 3 m. Ce phénomène connu sous le nom de "marée de tempête" inonde les littoraux causant d'important dégâts. Parfois, des vagues atteignant jusqu'à 5 à 6 mètres s'engoufrent dans les terres comme un véritable tsunami

Les cumulonimbus déversent parfois des quantités considérables d'eau jusqu'à 2 000 mm en 24 heures comme à La Réunion

Une région entière peut être dévastée, des villes complètement rasées ou noyées comme en témoigne le cyclone Katrina d'août 2005 qui a ravagé plusieurs états du sud-est des Etats-Unis.

Heureusement, dès que l'ouragan pénètre sur les terres, sa puissance décroît car il n'est plus alimenté en vapeur d'eau.

La veille cyclonique

L'OMM qui coordonne la veille cyclonique au niveau mondial a désigné un centre météorologique spécialisé (CMRS) dans chaque bassin océanique :

Miami (Atlantique nord et Pacifique nord-est)
Tokyo (pacifique nord-ouest)
New-Delhi (Golfe du bengale et Mer d'Oman)
Nandi (Iles Fidji, Pacifique sud-ouest)
Saint-Denis de la Réunion (sud-ouest de l'Océan Indien)

Source
AnonymousInvité La Terre - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mer 1 Fév - 16:40

Le volcanisme

La Terre - Page 2 Volcan11

Le volcanisme est l'ensemble des phénomènes associés aux volcans et à la présence de magma.
La volcanologie (ou vulcanologie) est la science de l'étude, de l'observation et de la prévention des risques des volcans.

Les risques volcaniques

Les volcans ne sont pas répartis au hasard à la surface du globe, mais leur localisation est intimement liée à la tectonique des plaques.

Ainsi, il existe trois grands types de volcans :

Les volcans des chaînes de subduction
- continentale : ceinture de feu du Pacifique,
- océanique : arcs insulaires (Indonésie, Caraïbes, arc Tyrrhénien en Italie et arc Egéen en Grèce (Santorin).
Les volcans de rift
- dorsales médio-océaniques (dorsale médio-Atlantique qui émerge en Islande ou à Ste Hélène),
- rifts continentaux (africain).
Les volcans isolés des points chauds
-Réunion, Hawaii, Polynésie, Erebus

A la différence des zones de subduction caractérisées par un volcanisme explosif donnant des volcans "gris", les dorsales et les points chauds sont responsables d'un volcanisme avant tout effusif. Les risques en seront d'autant plus importants dans le premier cas.

Nous orienterons ce dossier sur les problématiques de risques qui leur sont liés : de la simple menace aux dangers les plus importants et imprévisibles.

Les menaces prévisibles et peu dangereuses : l'activité effusive

Ces menaces sont principalement liées aux coulées de lave basaltique, les plus fluides, qui représentent aussi 90 % de l'activité effusive.
Leur dynamique doit être étudiée dans un premier temps afin d'être en mesure d'évaluer les risques potentiels et leurs moyens de prévention.

Les laves basaltiques sont produites dans deux types de situations structurales

Les coulées issues d'éruptions fissurales

Ces éruptions se traduisent par des épanchements de lave le long de fissures et donnent des basaltes de plateau. Elles couvrent de vastes étendues, à la surface de la terre, et sont responsables de la topographie d'immenses trapps. La superposition de ces nappes génère de gigantesques marches d'escalier après l'action de l'érosion.
Ces plateaux sont sans doute le résultat du refroidissement pendant des dizaines d'années d'immenses lacs de lave très fluide de type pahoehoe issue de longues fissures faisant jaillir des fontaines de lave (les volumes émis sont énormes : 1200 km3 pour la trapp de la Columbia).
En général, les volumes des éruptions historiques sont beaucoup plus réduits : par exemple, une dizaine de km3 pour les éruptions fissurales du Laki (1783, sur une distance de 40 km, historiquement la plus longue) et de l'Eldja (10e siècle).

Les coulées issues d'éruptions ponctuelles

La Terre - Page 2 Lave210

Ces coulées de lave sortent d'un ou plusieurs évènements ponctuels (cratères). Elles sont beaucoup plus fréquentes, avec trois types de localisation :

sur les volcans situés sur des points chauds, exemples :
- Mauna Loa 1984, les coulées produisent surtout des laves fluides (pahoehoe) avec des vitesses allant jusqu'à 64 km/h (1855). En général, les vitesses d'écoulement sont de 30 à 40 km/h sur des pentes très faibles
- Kilauea : les coulées sont souvent issues de cônes radiaux (qui ne sont donc pas au sommet) ;

sur des volcans situés sur un rift (comme le Nyiragongo, qui a eu un lac de lave dans son cratère pendant des années). Les éruptions sont un peu moins fréquentes (récurrence : une dizaine d'années) ;

sur des volcans situés dans des zones de subduction, phénomène plus rare. C'est le cas de l'Etna en 1986, avec des basaltes riches en silice, d'où des laves plus visqueuses (type aa) et une activité de type plus strombolienne (petite activité explosive). Les éruptions y sont aussi très fréquentes (tous les 5 ans en moyenne pour l'Etna).

Evaluation des risques

La Terre - Page 2 Lave10

Dans l'Histoire, les coulées de lave ont causé beaucoup de pertes matérielles, entraînant toutefois peu de pertes humaines. Ainsi, elles ne représentant que 0,4 % des décès dûs aux éruptions volcaniques de 1600 à 1900 (ce qui représente un peu plus de 1 000 personnes), et 0,3 % au XXe siècle (285 personnes). Ces risques se traduisent par des accidents isolés, mais fréquents.

Risques rencontrés :

- les plus fréquents sont sans doute le cas de touristes passant à travers une coulée qui n'est refroidie qu'en surface (comme à Hawaii) ;
- dans la même situation que précédement, les personnes inconscientes suffoquent jusqu'à la mort par déficience d'oxygène ;
- certains se sont fait encercler par 2 coulées qui se sont rejointes (même de faibles vitesses) ;
- le danger est plus important quand une coulée traverse une zone humide car il existe des explosions phréatiques liées au contact entre la lave et l'eau ;
- le danger augmente grandement quand la vitesse des coulées est très rapide. Par exemple, la coulée du Vésuve en 1631 avec une vitesse de 8 km/h jusqu'à la mer a tué 3000 personnes sur son passage ! ;
- le plus grand danger provient de la vidange brutale d'un lac de lave qui implique des volumes importants et une vitesse rapide (ex : Hawaii, Nyiragongo 1977) ;

Les risques de pertes matérielles sont au contraire considérables pour 2 raisons :

- la fréquence des coulées et la difficulté de les stopper. Par exemple, les coulées de type aa de 1906 du Vésuve avançaient doucement à l'instar d'un buldozzer et rasaient tout sur leur passage (plusieurs villages ont été ainsi rayés de la carte). Idem à l'Etna : Catane rasée en 1669 ;
- la grande densité des constructions dans les zones menacées : Etna, Vésuve. Plus de 500 millions de personnes vivent sur les flancs d'un volcan dans le monde !

La prévention des risques de coulées de lave

Les coulées de laves constituent l'une des rares menaces volcaniques contre lesquelles on peut lutter par des interventions techniques. Trois moyens sont utilisés jusqu'ici.

Le bombardement des coulées : le bombardement aérien au-dessus d'un tunnel de lave pahoehoe a deux effets :

- l'écroulement de la voute du tunnel crée un barrage pour la lave qui déborde alors à l'endroit de l'impact
- l'explosion enrichit la coulée en gaz et peut la transformer d'une lave pahoehoe en type aa.

Le détournement des coulées par des digues artificielles. Ce fût expérimenté pour première fois à l'Etna en 1669 : pour protéger Catane, ses habitants ont réussi a dévier la coulée vers la ville voisine de Paterno dont les habitants mécontents menacèrent alors d'attaquer Catane. Finalement, le chenal artificiel fut rebouché...
Cette technique est très utilisée à Hawaii et sur l'Etna et a parfois porté ses fruits, mais elle n'est valable qu'avec des conditions topographiques favorables ;

l'arrosage des coulées. Cela reste un procédé artisanal, mais pouvant être efficace avec beaucoup de moyens.
Cette parade fût utilisée pour la première fois au Kilauea en 1960 par chef d'une garnison de pompiers qui, en gagnant quelques heures a sauver des biens dans des maisons condamnées. La technique fût reprise avec succès à une autre échelle en Islande en 1973 sur l'île d'Heimaey : 900 litres par seconde furent projetés afin de protéger le port de la ville d'un embrasement certain.

Cependant, toutes ces techniques auraient peu d'effet sur une éruption fissurale.

Source
AnonymousInvité La Terre - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mer 1 Fév - 16:51

Les menaces prévisibles et peu dangereuses : les éruptions explosives verticales

Les risques associés aux retombées sont relativement faibles car dans plupart des cas, les populations ont le temps de s'enfuir.
Les retombées considérées sont issues d'éruptions explosives verticales dont la genèse est très variée.

On distingue plusieurs types d'éruptions explosives en fonction du ratio eau/magma présent dans l'éruption :

Les éruptions magmatiques

La Terre - Page 2 Erupti10

Elles sont liées à de fortes teneurs en gaz dans le magma. Ce type d'éruption présente différents styles ou régimes.

stromboliennes
Cas du Stromboli : elles sont peu dangereuses car ces éruptions produisent peu de téphra, et seulement dans un rayon de quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres du cratère. Il y a des éruptions intermitentes de lave à intervalle régulier (quelques dizaines de minutes). Enfin le panache atteint quelques centaines de mètres.

vulcaniennes
Cas du Semeru : les éruptions y sont dangereuses car brèves (explosions), de quelques secondes à quelques minutes avec une intensité qui peut être importante. Ces éruptions peuvent précéder une phase plinienne (cas du Mont Saint Helens en 1980), dans un style transitoire ou se répéter régulièrement lors d'une crise éruptive pendant des jours, des mois ou des années (Sakurajima, Semeru). Dans ce dernier cas se rapprochent des éruptions stromboliennes.

pliniennes
Les éruptions pliniennes sont les plus dangereuses. Elles sont continues pendant quelques heures ou jours, formant des colonnes éruptives de plusieurs dizaines de km de haut.
Cas de Mazama (Crater lake) : 7000 ans à la fin d'une érupt plinienne, le sommet du volcan s'effondre souvent car la cheminée a évacué ses gaz. Ceci conduit à la formation d'une caldera dont la taille varie entre 2 et 13 km de diamètre de forme généralement circulaire. Exemples du Santorin dans l'Antiquité et du Krakatoa en 1883.

L'activité explosive liée à l'interaction eau-magma

La Terre - Page 2 Pavin10

La présence d'eau dans le sous-sol (avec les nappes phréatiques) ou en surface (lacs) donne lieu à des perturbations de l'activité volcanique, générant 2 nouveaux types d'éruptions :

hydromagmatiques : elles résultent de l'interaction explosive entre un magma ascendant et les eaux superficielles.
Dans le d'un hydromagmatisme subaérien (à l'air libre), les éruptions sont appelées phréatomagmatiques.
Les éruptions violentes créent de larges cheminées en forme d'entonnoir, les diatrêmes, surmontés par un grand cratère appelé maar (Taal 1965, Galunggung 1982, lac Pavin, Jaude).

Les éruptions phréatiques : elles sont liées à la vaporisation d'eau superficielle sans éjection de magma ; l'explosion reste liée uniquement à l'eau surchauffée, il n'y a pas d'éruption volcanique au sens strict. Ce fût le cas de la Souffrière de Guadeloupe en 1976-77.

Evaluation et prévention de risques

Les Risques associés aux retombées de cendres et de lapilli sont faibles, mais plus élevés que ceux liés aux coulées de lave : près de 3 400 victimes au XXe siècle (4,2 %).

Origine des risques

Les retombées balistiques (bombes) : les risques sont faibles pour les biens et les personnes car la portée maximum n'est pas importante. les victimes restent souvent des touristes imprudents qui gravissent les pentes des volcans les moins dangereux afin d'apercevoir la lave au fond du cratère.

Les retombées de cendres : ce sont des produits transportés latéralemt par le vent, notamment le jet stream. Par conséquent, les cendres peuvent faire plusieurs fois le tour de la terre et générer une pollution globale. Les risques sont généralement faibles et surtout matériels. Par contre, les retombées peuvent être fatales dans le cas d'éruptions ultrapliniennes comme pour le Vésuve en 79 : 2 000 morts à Pompéi (avec 18 000 fuyards) par l'effondrement des toits, mais aussi la suffocation ou l'enterrement vivant sous 3 m de ponces.
Les risques touchent aussi la circulation aérienne qui peut être perturbée comme en témoigne Galunggung en 1982, où deux boeing 747 ont traversé le panache à 11500 m d'altitude entraînant l'arrêt de quatre de leurs réacteurs, heureusement sans conséquence.
Enfin, les retombées de cendres perturbent le climat en abaissant les températures et en modifiant les saisons. A ce titre, rappelons que c'est une thèse qui serait complémentaire dans la disparition des dinosaures.

Prévention des risques

Quelques moyens et dispositions à mettre en oeuvre :

pour la protection des personnes, utiliser des mouchoirs humides sur le visage pour éviter la suffocation engendrée par les cendres ;
renforcer les toits et les déblayer régulièrement ;

inciter les personnes à rester chez eux jusqu'à ce que la visibilité revienne (malgrè le phénomène de nuit qui peut durer plusieurs jours) ;
évacuer les animaux dès que possible pour éviter l'absorption ultérieure de cendres.

Source
AnonymousInvité La Terre - Page 2 Vide
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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mer 1 Fév - 16:56

Les menaces assez prévisibles et dangereuses

Les nuées ardentes

Les nuées ardentes sont des écoulements pyroclastiques de petits volumes. On appelle écoulements pyroclastiques l'émission dirigée et en contact avec le sol d'un mélange de gaz et de particules solides, cendres et blocs. Ces écoulements se font toujours à grande vitesse (jusqu'à 300 km/h) et haute température (jusqu'à 500°C), mais présentent néanmoins une grande variété.

Genèse et mécanismes de transport

La Terre - Page 2 Merapi10

On distingue trois origines principales.

Une explosion dirigée latéralement : lorsque la destruction du dôme est liée à explosion, on parle de "nuée ardente de type pélée", en référence à l'éruption du 8 mai 1902 ;

L'écroulement d'une colonne éruptive : "nuées ardentes de type St Vincent" en référence à une éruption de la Souffrière Saint Vincent (Guadeloupe) le 7 mai 1902 qui tua plus de 1 500 personnes. Sa caractéristique majeure étant la présence de nuées sur tous les flancs du volcan ;

L'écroulement d'un dôme sommital de lave visqueuse : cette destruction correspond aux simples glissements de parties instables qui génèrent des écroulements gravitaires qui ne sont donc pas provoqués par l'explosion du volcan. Ces phénomènes sont imprévisibles et très dangereux.
Exemple du Merapi (Indonésie) le 22 Novembre 1994, on parle alors de "nuée ardente de type Merapi" ou "nuée ardente d'avalanche". En mai 2006, de nouvelles nuées ardentes glissaient sur les flancs du volcan.

Le terme nuée ardente englobe indistinctement deux grands types d'écoulement : les coulées et les déferlantes pyroclastiques :

Les coulées pyroclastiques
Elles résultent d'un mélange gaz-solide à vitesse relativement faible (5-40 m/s) restant canalisé et qui suit les talwegs. Exemple : la nuée Semeru. ;

Les déferlantes pyroclastiques
Les écoulements sont moins concentrés, en régime turbulent, avec des particules transportées surtout en suspension, à une vitesse très forte (50-100 m/s), mais qui décroit très brusquemt. Les déferlantes pyroclastiques se caractérisent notament par le fait qu'elles s'affranchissent de la topographie et passent les reliefs.

Les risques associés aux nuées ardentes

Ils demeurent très importants comme en témoignent :

Les grandes catastrophes historiques
Près de 37 000 victimes au XXe siècle (plus de 46 % du nombre total). Les victimes sont ensevellies par les coulées pyroclastiques ou brûlées vives par les déferlantes pyroclastiques.
La nuée la plus meurtrière de l'époque contemporaine fût celle de la Montagne Pélée en 1902 avec environ 29 000 victimes. Dès le début de l'année, de petites explosions phréatiques et des séismes sont ressentis, quelques jours avant l'éruption des pluies de cendres fines apparaissent. Le 5 mai, une usine est ensevelie par une nuée (25 morts), avec un mini tsunami à St-Pierre, mais la tenu d'élections et la déclaration rassurante de la commission scientifique pressent les habitants à ne pas fuir. La ville sera ensuite rayée de la carte par une nuée ne laissant que 3 survivants...

La prévention des risques
Il n'existe aucun moyen de protection d'ordre technique, en particulier contre les déferlantes qui tiennent peu compte de la morphologie. C'est pourquoi, seule la prévention peut limiter les risques : outre les techniques de surveillance traditionnelles de l'activité (prévision de l'éruption), il est indispensable de faire un zonage des menaces afin d'en évaluer les risques.

Conclusion

Les nuées constituent un risque majeur de par leurs intensités même si elles ne sont pas les plus dangereuses. Le risque provient davantage de leur très grande fréquence et de leur caractère imprévisible, comme en témoigne la mort de de vulcanologues expérimentés (Krafft).

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Mer 1 Fév - 17:18

Le Stromboli, un volcan en éruption permanente

La Terre - Page 2 Stromb10
L'île de Stromboli

Le Stromboli (dont le nom dérive d'un mot signifiant "toupie") est un volcan situé dans les îles Eoliennes (ou îles Lipari) à environ 150 kilomètres au Nord de la Sicile. Il forme une île d'une douzaine de kilomètres carré qui abrite deux villages : Ginostra et Villagio Stromboli. L'archipel des Eoliennes est formé de sept îles (Lipari, Filicudi, Alicudi, Salina Panarea, Vulcano et Stromboli). Stromboli est la plus orientale de celles-ci.

Le point culminant de l'île est à 924 mètres (certaines sources annoncent 926 mètres) au point nommé "I Vancori", même si, habituellement, le point culminant est donné à 918 mètres au-dessus du niveau marin.

Stromboli est un stratovolcan qui prend naissance 2 000 m sous la surface de la mer Méditerranée. Sa partie émergée est formée par la superposition de coulées de lave et de dépôts pyroclastiques (cendres, lapilli et blocs). Elle est constituée de deux cônes emboités.
Le cratère actif n'est pas dans la zone sommitale. Ils se situent vers 750 mètres d'altitude dans une dépression en forme de fer à cheval ouverte vers le Nord Ouest. Cette dépression, appelée "Sciara del Fuego", est due à un glissement de terrain qui a eu lieu il y a 5 000 ans. Le cratère se présente comme une plate-forme dans laquelle s'ouvrent des bouches éruptives. Sa morphologie est en perpétuelle évolution en fonction de l'activité du volcan.

La Terre - Page 2 Stromb12
Les cratères actifs vus depuis la zone sommitale

Il est en éruption "permanente" depuis 3 000 ans. Ainsi, il constituait un repère bien visible pour les navigateurs de l'Antiquité.

La Terre - Page 2 Stromb13
Activité éruptive au Stromboli

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 10:54

Volcans : Les points chauds

Comme les séismes, les volcans ne se répartissent pas de façon aléatoire à la surface de la planète. Plusieurs se situent aux frontières de plaques (volcanisme de dorsale et de zone de subduction). Cependant, certains se trouvent au milieu des plaques lithosphériques. Il s'agit des points chauds.

Les points chauds, des alignements insulaires

Le volcanisme de point chaud est un volcanisme intraplaque, qu'on retrouve principalement, mais pas exclusivement, sur les plaques océaniques.

La Terre - Page 2 Pointc10

Le matériel fondu au niveau du point chaud est moins dense que le matériel ambiant. De ce fait, il remonte vers la surface et vient percer la lithosphère pour former un volcan. Ces volcans sont très abondants à l'intérieur des plaques lithosphériques, surtout sur les plaques océaniques. Les fonds océaniques du Pacifique en constituent un bon exemple où on a une multitude de ces volcans, dont la plupart sont sous-marins (appelés guyots). Cependant, certains percent la surface des océans pour former des archipels comme les îles Marshall ou les îles Hawaii.
Les points chauds sont stationnaires et peuvent fonctionner pendant plusieurs voire 100 millions d'années (Ma).

Les deux schémas ci-dessus et ci-dessous illustrent la formation et l'évolution d'un point chaud.

La Terre - Page 2 Pointc11

Si une plaque lithosphérique se déplace au-dessus d'un point chaud qui fonctionne sporadiquement, il se construit un chaînon de volcans. Les volcans les plus vieux se situent à l'extrémité du chaînon qui est la plus éloignée du point chaud, alors que les plus jeunes se situent à proximité du point chaud. On retrouve plusieurs de ces chaînons sur les plaques océaniques, comme par exemple, le chaînon qui va des îles Hawaii jusqu'aux fosses Aléoutiennes-Kouriles (chaînon Hawaii-Empereur) dans le Pacifique-Nord.

Le chaînon Hawaii-Empereur

Ce chapelet de volcans était un bon exemple de la marque laissée sur le plancher océanique par le déplacement d'une plaque au-dessus d'un point chaud. Il a été établi que les volcans d'Hawaii, à l'extrémité sud du chaînon, sont tout à fait récents (ils ont moins de 1 Ma). L'âge des volcans le long du chaînon est de plus en plus vieux à mesure qu'on s'éloigne d'Hawaii. Le plancher océanique au niveau de la fosse de subduction des Aléoutiennes date de 80 Ma. C'est dire qu'il a fallu 80 Ma pour former le chaînon en entier.
Cependant, une équipe de l'Université de Rochester a remis en cause en novembre 2003 le mécanisme des points chauds jugés fixes, par l'étude de l'orientation de laves magnétisées, les magnétites, prelevées tout au long de cette chaîne volcanique : les points chauds se seraient déplacés et non pas uniquement les plaques tectoniques. Ainsi, entre -80 et -45 Ma, le déplacement du point chaud aurait donné naissance au chaînon Empereur, puis depuis 45 Ma, au chaînon d'Hawaii.

Définition et origine des points chauds

Un point chaud naît donc de la présence inhabituelle de matériel mantellique profond et chaud à la base de la lithosphère. Une telle anomalie thermique est générée par l'ascension vers la surface de remontées mantelliques sous la forme d'un panache, leur densité étant inférieure à celle des terrains traversés alors appauvris en éléments traces. Mais la structure et l'origine des panaches mantelliques sont encore peu connues. Il semble acquis que la plupart se forment vers 700 km de profondeur, limite entre l'asthénosphère et le manteau inférieur, mais il n'est pas exclu qu'ils prennent naissance plus en profondeur, notamment vers 2900 km, à la limite supérieure du noyau.
La présence occasionnelle de zones de fusion locale et massive au niveau de l'interface manteau-noyau pourrait alimenter de puissants panaches d'origine profonde. Les interactions physico-chimiques entre la base du manteau et le noyau solide, dont la rotation est plus rapide que celle du manteau, initieraient d'importants flux de chaleur permettant cette fusion.

Les bombements liés aux points chauds

La chaleur du panache provoque une augmentation de la température locale qui, additionnée à la décompression adiabatique, produit une fusion partielle à la base de la lithosphère. Le diamètre du panache s'élargit jusqu'à atteindre 100 voire 150 km de diamètre à la base de la lithosphère, ce qui produit alors en surface un fort débit de laves de nature tholéïtique (Hawaï, La Réunion). En compensation du changement de densité engendré par le changement de température à la base de la lithosphère, il se produit un soulèvement isostatique matérialisé en surface par une intumescence thermique en forme de bombement topographique.

Trapps, rides océaniques et îles volcaniques : longévité et productivité du volcanisme de point chaud

Les vastes épanchements volcaniques tabulaires nommés "trapps" seraient la conséquence de l'impact initial d'un panache mantellique puissant sous une lithosphère fragilisée et déchirée. La poussée mécanique et l'anomalie thermique du panache provoquent dans un premier temps un bombement puis une déchirure et un volcanisme effusif extrêmement productif.

Le volcanisme des Afars en représenterait un exemple en cours et pose la question du rôle des points chauds dans le processus de rifting.
Le massif des Trapps du Deccan (Inde) est vraisemblablement le résultat de l'activité majeure entre 70 et 40 Ma du point chaud qui se manifeste sous l'île de la Réunion depuis 5 Ma. Le parcours de la plaque indienne sous ce panache de remontées mantelliques est matérialisé par une ride topographique asismique au fond de l'Océan Indien, témoignant de l'intumescence thermique et du volcanisme à l'aplomb de la zone de fusion sublithosphérique. Cette ride, reconnue sous le nom de Chacos-Maldives, relie en effet la province volcanique du Deccan à l'île de la Réunion, en passant par l'archipel des Maldives, les Chagos (vers 35 Ma), le bassin des Mascareignes (30 Ma) et l'île Maurice (activité sous-marine dès 15 Ma puis aérienne 7 Ma plus tard). Cet alignement n'est toutefois pas continu : il a été séparé en deux tronçons décalés par l'ouverture de la dorsale Centrale-Indienne entre les Chagos et le plateau des Mascareignes à partir du Paléocène.

La durée d'un point chaud se chiffrerait donc en plusieurs dizaines voire centaines de millions d'années. Mais les traces de points chauds disparaîssent souvent sous des zones de subduction ou de collision si bien qu'on est en droit de se demander si ces manifestations mantelliques ne sont pas continues ou cycliques dans certains cas.

Conclusion

Longtemps considérée comme marginale, l'activité des points chauds est néanmoins susceptible de créer des reliefs de volume non négligeable (à partir du plancher océanique, l'île de Hawaii est plus grande que l'Everest). Les alignements insulaires et les rides océaniques sont en effet de véritables chaînes de montagne érigées en plusieurs dizaines de millions d'années. Ces reliefs volcaniques sont pourtant exclus de la notion d'orogenèse, traditionnellement réservée aux chaînes de subduction, de collision et d'obduction. L'expression d'"orogenèse de point chaud" est inexistante dans la littérature. Toujours est-il que les points chauds ne sont probablement pas assez puissants actuellement pour créer une croûte continentale et générer un épaississement crustal qui les classerait en tant que mode orogénique.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:02

Le volcanisme des zones de subduction

Qu'est ce que la subduction ?

La disparition d'une plaque est un phénomène surprenant. Inexorablement poussée par les mouvements du manteau, elle passe sous sa voisine, rentrant dans les profondeurs de la Terre. Les matériaux, avalés par le manteau, iront rejoindre les magmas internes.
L'affrontement génère sur la plaque absorbante des replis à l'origine de la formation de chaînes montagneuses ou d'archipels. Ainsi se sont formés les Andes ou les Rocheuses par la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque Américaine. Les arcs Indonésiens, Philippins, ou le Japon témoignent de la disparition de la plaque Pacifique sous les plaques voisines.
C'est dans ces formations que l'on trouve également les fosses marines les plus profondes du globe. Les manifestations visibles de cette dynamique sont une activité sismique intense, due aux frottements des deux plaques, et la fusion partielle des matériaux profonds créant un volcanisme aux éruptions gigantesques.

La Terre - Page 2 Subduc10
Bloc diagramme d'une zone de subduction

Qu'est-ce que le volcanisme de subduction ?

La Terre - Page 2 St_hel10
Avant et après l'éruption du Mt St Helens du 18/05/1980

Les volcans issus de la subduction sont des volcans auxquels une grande attention est portée, car ils sont les appareils volcaniques aériens les plus nombreux et les plus dangereux. Ils engendrent des catastrophes à bien des niveaux :

- d'immenses panaches de cendres perturbent le trafic aérien (le volcan Galungung, à Java, en 1982) et le climat régional, voire planétaire, lorsque les cendres font le tour de la Terre pendant plusieurs années (comme ce fut le cas pour l'éruption du Mont Saint Helens aux Etats-Unis en 1981)

- les cendres se répandent sur des dizaines ou centaines de km2 et s'accumulent sur les toits des habitations, les rendant dangereuses à cause des risques d'écroulement, comme au Pinatubo, aux Philipines en 1991. Ces cendres recouvrent tout (routes, champs...). Les récoltes sont perdues.

- l'air devient irrespirable pour les populations et le bétail

- des nuées ardentes dévalent les pentes du volcan

- des lahars (fleuves de boue et de cendres) détruisent, tuent et emportent tout sur leur passage (Nevado El Ruiz, Colombie, 1985).

Mis à part le volcanisme sous-marin le volcanisme de subduction produit en fait les deux tiers des appareils actifs terrestres. On les retrouve le long de la ceinture de feux du Pacifique, dans les cordillères ouest américaines, aux Aléoutiennes, au Kamchatka, en Nouvelle-Zélande, au Japon et aux îles Mariannes. Rien que dans l'océan Indien, l'arc Indonésien compte une centaine de ce type de volcans. C'est d'ailleurs sur un de ces volcans, le Mont Unzen, au Japon, que le couple de volcanologues français, Maurice et Katia Krafft, ont tristement perdu la vie, emportés par une nuée ardente.

Comment se forme ce volcanisme ?

La Terre - Page 2 Merapi11
Le volcan Merapi en Indonésie

La lente descente de la croûte océanique dans le manteau supérieur chaud le long du plan de subduction entraîne un réchauffement progressif de la plaque plongeante et des sédiments gorgés d'eau qui la recouvrent et qui ont été entraînés dans la subduction. Le magma ainsi formé s'élève pour venir faire éruption à la surface et donner naissance aux chaînes de volcans andésitiques, en arrière des fosses océaniques. Dans ce type de convergence océan-continent, le volcanisme est accompagné d'un épaississement de la croûte continentale (on parle de volcanisme de cordillères).
Une cordillère apparaît lorsqu'une plaque lithosphérique rencontre une autre plaque continentale. Ce phénomène est encore accentué quand les deux plaques sont en mouvement opposé, comme c'est le cas pour la côte Ouest de l'Amérique du Sud. A rappeler que ce phénomène se produit à l'échelle géologique, c'est à dire très lentement pour l'homme. La lithosphère froide mettra des dizaines de millions d'années pour être totalement fondue à des profondeurs de 700 km.
A noter que certaines zones de la planète sont d'une grande complexité : la partie ouest du Pacifique est un mélange de ces différents types de volcanisme.

La Terre - Page 2 Subdus10
Exemple de subduction entre les plaques du pacifique, de Juan de Fuca et la plaque nord-américaine

Dans nombre de cas, comme au Japon ou en Indonésie, la subduction met en contact une plaque océanique et des îles de nature continentale disposées en arc de cercle et séparées du continent le plus proche par des bassins marginaux (on parle alors d'arc insulaire). Le volcanisme de ces îles, lié à la subduction, est lui aussi très explosif.
Un arc volcanique apparaît lorsqu'une plaque lithosphérique océanique dite "vieille" (150 à 200 millions d'années) et donc plus dense que l'asthénosphère chaude sous-jacente, glisse ou "plonge" sous une plaque de nature différente ou identique. Ayant parcouru leur distance maximum, c'est en quelque sorte une fin naturelle. Comme ce sont des fonds océaniques, des sédiments gorgés d'eau sont entraînés avec la plaque plongeante. Vers 150 km de profondeur, ces sédiments entrent en fusion avec la partie supérieure de la plaque pour donner naissance à un magma andésitique. Ce magma va ensuite remonter dans la plaque sus-jacente par les fractures préexistantes et celles qui ont été créées lors de la subduction. Ce phénomène va se retrouver tout le long de la ligne délimitée par la rencontre de ces deux plaques : ce volcanisme va créer des îles disposées en arc, par l'accumulation de coulées et de projections d'abord sous-marines, puis sub-aériennes.
Tout près de nous, en Méditerranée, il existe l'arc égéen et surtout celui des îles éoliennes. Ce volcanisme se retrouve aussi dans l'Ouest Pacifique, dans les Petites Antilles ; les Aléoutiennes ont de même été créées par la subduction de la plaque nord américaine et pacifique, et comportent près de 80 volcans alignés en activité !

Quels sont les mécanismes des éruptions lors de subduction ?

Les magmas des zones de subduction sont de nature andésitique, car ils sont riches en silice, donc visqueux, et riches en éléments volatils : eau, gaz carbonique, etc. Ces gaz se détendent – ils augmentent de volume - et tentent de remonter vers l'extérieur à l'air libre, mais ils sont fortement ralentis par la viscosité du magma. Ils se concentrent et restent prisonniers des cavités jusqu'à ce que la pression devienne trop forte : les gaz font ensuite éclater les parois des roches encaissantes. On va donc retrouver des fragments de ces roches contenant des minéraux, dans les produits volcaniques éjectés lors de l'éruption.
La surveillance et la compréhension de ces volcans sont très importantes, car cela permet de définir leurs cycles d'éruptions. En effet, comme la pression des gaz emprisonnés dans la chambre magmatique augmente avec le temps, il a été établi que plus les éruptions sont espacées dans le temps, plus elles ont de risques à être violentes. Certains de ces volcans ont des cycles bien différents. Le nombre de leurs éruptions varie de quelques-unes par siècle (le Mérapi à Java, l'Aso et l'Asama au Japon) à plusieurs par jour (le Sakurajima au Japon).

La Ceinture de Feu

Un volcanisme intense marque le pourtour de la plaque Pacifique : cette ceinture volcanique, appelée le cercle de feu du Pacifique, est la zone la plus active du globe tant sur le plan éruptif que sismique. Elle passe par les Andes, la cordillère occidentale de l'Amérique du Nord, les îles Aléoutiennes, la péninsule du Kamtchatka, l'est de la Sibérie, les îles Kouriles, le Japon, les Philippines, Célèbes, la Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:10

Les tornades

La Terre - Page 2 Fond-e10

Conditions de formation et description physique des tornades

Les tornades se forment au milieu de nuages orageux, mais ce ne sont pas tous les nuages qui en forment. La transformation s'effectue lorsque l'air chaud et humide, à la surface de la terre, rencontre de l'air froid et sec. L'air s'élève brusquement du sol et commence à tournoyer, c'est alors qu'un tourbillon s'élève à l'intérieur du nuage.
Les tornades se forment donc à la base d'un énorme nuage d'orage, un cumulonimbus ou supercellule avec au départ de petits vents tourbillonnants qui se transforment en une véritable colonne d'air tourbillonnante appelée mésocyclone. De l'air chaud et humide est aspiré par le cumulonimbus, en s'élevant, il rencontre de l'air plus froid ce qui libère de la vapeur d'eau sous forme d'un nuage. C'est ce nuage et la poussière qui est aspirée qui permettent de voir la colonne d'air tourbillonnante. Par contre, il est impossible de savoir à quel endroit "l'entonnoir" de la tornade touchera le sol.
Les tornades résultent donc de la formation de masses orageuses le long d'un font froid, au point de rencontre de courants d'air froid et de vents chauds.

Les vents circulaires ainsi générés peuvent atteindre 500 km/h et l'on estime qu'ils dépasseraient parfois 1 200 km/h à l'intérieur du tube. Le diamètre du vortex varie de 100 m à 1 km (le plus souvent entre 50 et 100 m). L'air, centrifugé par la vitesse, s'enroule sur lui-même et la pression diminue rapidement à l'intérieur du vortex pour atteindre moins de 800 hPa.
Elles se déplacent de 40 à 100 km/h et vivent en moyenne de 5 à 30 minutes, mais certaines peuvent durer plusieurs heures. Ce fut le cas aux Etats-Unis, en mars 1925, de la Tornade des trois états. Partie du Missouri, elle a traversé l'Illinois et l'Indiana à 100 km/h avant de disparaître.
Enfin, les tornades sont accompagnées de pluies torrentielles, de tonnerre et d'éclairs.

Conséquences des tornades

La Terre - Page 2 Captur33

Les tornades sont les vents les plus destructeurs de la planète. Elles peuvent aspirer et reposer des objets ou des personnes brutalement, ou plus en douceur grâce aux courants ascendants qui sont assez puissants pour amortir la chute.
Une tornade fait généralement des dégâts massifs sur la zone où elle sévit notamment à cause de ses basses pressions si importantes qu'elles peuvent faire exploser une maison ! En effet, la différence de pression soudaine entre la tornade et l'intérieur de la maison entraîne son explosion.
Les trombes sont une des manifestations possibles des tornades : lorsqu'une tornade se forme sur les eaux d'un lac, d'une rivière, ou de toute étendue d'eau suffisamment notable, une colonne d'eau élevée qui tournoie à plus de 80 km/h se produit. Les trombes ont, pour la plupart du temps, une durée de vie plus courte que les tornades formées sur la terre, elles sont également moins grandes et sont bien moins destructrices qu'elles.
Enfin, aussi étrange que cela puisse paraître, une tornade peut détruire une ville entière et en survoler une autre sans laisser aucune trace de son passage. Elle peut également arracher le toit d'une maison et laisser le sol intact. Enfin, elle peut aussi avoir une pointe si fine, qu'elle démolira un seul côté de la rue...

Dorénavant, les conséquences sont principalement matérielles (en milliards d'euros par an) et affectent les cultures, les infrastructures et les habitations. Pour autant, les tornades tuent environ de 300 à 400 personnes par année dans le monde.

Localisation des tornades aux Etats-Unis

La Terre - Page 2 Tornad10
Tracés des principales tornades aux Etats-Unis (Voir tableau au dessus :jaune = F0-F1, bleu = F2-F3, rouge = F4-F5)

On enregistre le plus de tornades aux USA : entre 700 et 1200 par an ! Toutefois, elles sévissent presque partout et même en France, il s'en produit environ une par département et par an. Dans ce cas, elles passent parfois inaperçues ou au contraire occasionnent ponctuellement de gros dégâts comme en témoigne parfois l'actualité. Ainsi, la France a connu une quinzaine de tornades de forte puissance (F4 ou F5) depuis 1680, en frappant principalement le Nord et le Centre-ouest.

Les Etats-Unis sont particulièrement sinistrés par les tornades, notamment entre avril et juillet où pour le seul mois de mai, on peut en dénombrer jusqu'à 400. Ainsi, 30% des super-tourbillons sont recencés chaque année dans la Storm's Alley (l'allée des tornades), à la rencontre des courants froids venus de l'Alaska et du Groenland et des masses d'air chaud remontant du Mexique. Elles tuent environ 80 personnes par an aux Etats-Unis, un chiffre en diminution avec l'utilisation de matériaux de construction plus résistants et l'importance de la prévention.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:17

Les séismes ou tremblements de terre

La Terre - Page 2 Seisme12

Les tremblements de terre ou séismes sont les catastrophes naturelles les plus dangereuses et imprévisibles. Ils peuvent dévaster une région entière et sinistrer des dizaines voire des centaines de milliers de personne.
C'est le déplacement des plaques lithosphériques à la surface de la Terre qui engendre des contraintes sur les roches. Celles-ci peuvent alors se déformer et même se rompre déclenchant un séisme qui se traduit pas la libération d'une quantité d'énergie colossale. Cette énergie se traduit par des ondes sismiques qui compressent et étirent les roches traversées (ondes P) ou les secouent de haut en bas (ondes S). Le point de rupture s'appelle foyer ou hypocentre et le lieu en surface, directement à sa verticale, l'épicentre.

La plupart des séismes ont lieu à la limite des plaques, près des failles et des zones de subduction. Toutefois, des tremblements de terre dévastateurs ont également lieu à l'intérieur des plaques.
La puissance d'un séisme se mesure par son intensité via l'échelle modifiée de Mercalli qui possède 12 graduations et son amplitude ou magnitude via une échelle ouverte basée sur celle de Richter où chaque graduation représente un facteur 32 de l'énergie libérée, c'est-à-dire qu'un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 32 de l'énergie et par 10 de l'amplitude du mouvement.

Les séismes engendrent des destructions à la hauteur des infrastructures présentes et de leurs qualités et peuvent également être précurseurs de tsunamis.

La Terre - Page 2 Captur34

Tremblement de terre à Gölcük

La Terre - Page 2 Golcuk10

Le séisme qui a frappé la région d'Izmit, le 17 août 1999 à 3 h 02, avait une magnitude de 7,4 degrés sur l'échelle de Richter. L'épicentre était situé à Gölcük, ville industrielle de 65 000 habitants. Ce tremblement de terre a officiellement provoqué la mort d'au moins 15 500 personnes, ensevelies pendant leur sommeil. L'effondrement partiel ou total de 50 000 immeubles a suscité une polémique mettant en cause les entrepreneurs, accusés de ne pas avoir respecté les normes de construction antisismique. Le Sud et le Nord de la Turquie coulissent le long de la faille nord-anatolienne à une vitesse relative moyenne de 2,5 cm par an, mais les avancées se produisent en réalité de façon brutale, sous la forme de séismes : 3 m en moins d'une minute pour celui d'Izmit. Les régions situées en bordure de plaques tectoniques, comme la zone transasiatique qui court des Açores à l'Indonésie en passant par la Turquie, l'Arménie ou l'Iran, sont particulièrement exposées aux séismes. Plus rares que les tempêtes ou les inondations, les tremblements de terre ont néanmoins provoqué la mort de 169 000 personnes à travers le monde entre 1985 et 2000.

Lieu : Rivage de la mer de Marmara, Turquie
Photographe : Yann Arthus-Bertrand

La Terre - Page 2 Carte10

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:23

Les feux de forêts

La Terre - Page 2 Large_10

Au moment où certains pays du continent européen (Suisse, Autriche, Allemagne...) sont frappés par des intempéries avec des pluies torrentielles et inondations, les alertes se multiplient dans les autres pays européens du pourtour méditerranéen pour lutter contre les feux de forêts. La sécheresse a sa part de responsabilité dans les gigantesques incendies qui ont ravagé les forêts du Portugal, d'Espagne et la garrigue en France, mais bien moins que la responsabilité directe de l'homme.

Depuis près d'une décennie, d'immenses régions forestières de la planète s'embrasent tour à tour : en 1997, les forêts de la Malaisie et de l'Indonésie ont été les premières ravagées par d'immenses feux, puis en 1998, l'Amazonie brésilienne, l'île de Palawan aux Philippines, ainsi que le Mexique. En 2003, 2004 et en 2005, des centaines de milliers d'hectares de forêts des pays méditerranéens, dont le Maroc, l'Algérie, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et la France, ont flambé toute la saison d'été.

Les causes réelles de ces incendies sont bien connues, mais souvent on accuse la nature d'être à l'origine de ces feux. Pourquoi les incendies sont-ils devenus si nombreux et si fréquents ? L'effet de changement climatique est-il responsable de ces incendies de forêts? Quelle est la part de responsabilité de l'homme dans ces incendies ? Que peut-on faire pour éviter une répétition de ces catastrophes environnementales à l'avenir ?

L'accusé principal en Amérique du Sud est le phénomène « El Niño », ensuite l'homme

Le phénomène « El Niño » est une anomalie climatique qui se produit « aléatoirement » presque tous les trois ans, lorsque les alizés, qui soufflent d'est en ouest sur le Pacifique, perdent de leur vigueur et forment une énorme masse d'air chaude. Cette masse, de la taille des Etats-Unis, habituellement bloquée par les vents près de l'Indonésie, s'échappe vers les côtes du Pérou, puis repart en sens inverse. Ce mouvement est une des phases d'un système de fluctuation du climat appelé Enso (El Niño Southern Oscillation) qui serait responsable des dérèglements climatiques sur toute la planète en 1997-1998. Ces fluctuations climatiques ont provoqué de grands changements dans la direction des vents, entraînant des courants d'air plus violents : les feux de forêts sont donc plus fréquents et se propagent rapidement.

Cependant, l'homme reste le principal responsable direct des feux de forêts en Amérique du Sud, à cause de la pratique intense de déboisement par le feu.
Au Brésil, en 1998, la forêt de l'Etat amazonien du Roraima s'est enflammée suite à cette pratique regrettable de déboisement. En effet, dans cet Etat, le feu est la conséquence avérée de la surexploitation de la forêt par des nouveaux agriculteurs, arrivés en surnombre depuis 1978 et encouragés par les autorités brésiliennes pour coloniser l'Amazonie. Selon les statistiques de l'Institut de recherches d'Amazonie (INPA) : en 1978, il y avait 80 000 habitants dans le Roraima qui était couvert à 72 % par les forêts, alors qu'en 1996, on comptait plus de 262 000 habitants. Pour conquérir l'Amazonie, les nouveaux colons ont déboisé en brûlant d'immenses superficies de forêts. Entre 1978 et 1996, la superficie dénudée est multipliée par 50 à cause de la forte spéculation foncière : la valeur d'un hectare déboisé dans le Roraima est 10 fois supérieure à celle d'un hectare de forêt. L'Institut de l'environnement brésilien (IBAMA) estime que le plus souvent les incendies de forêts sont d'origine criminelle, provoqués par les exploitants agricoles. On sait à quel point la possession de la terre est un enjeu vital dans un pays où 2% des propriétaires « latifundiaires » détiennent plus de la moitié des superficies exploitées.

Une loi de protection de l'environnement a été promulguée par le Gouvernement brésilien. Cette loi ne condamne pas le recours au brûlis, pour ne pas pénaliser les Indiens dit-on, mais elle prévoit cependant des peines de prison et la fermeture des entreprises coupables de crimes « écologiques ». Reste à vérifier si cette loi est vraiment dissuasive pour les grands propriétaires qui monopolisent le domaine économique et politique de tout un pays.

Le dérèglement climatique et l'homme sont également accusés en Asie du Sud-Est

En Asie du Sud-Est, le dérèglement climatique est également accusé d'être à l'origine des feux qui ont endommagé de grandes surfaces de forêts de certains pays. Une sécheresse exceptionnelle, avec un climat sec, a persisté dans l'Est Kalimantan jusqu'en 1998, contribuant au déclenchement d'incendies catastrophiques. Pendant la saison d'incendies de 1997 et de 1998, plusieurs rapports émanant des autorités politiques et scientifiques indonésiennes indiquent que la sécheresse qui a frappé le pays était à l'origine de ces feux. Il vrai qu'en Indonésie, le feu a pris en août 1997 lors d'une des sécheresses les plus graves des 50 dernières années, à cause probablement du retard de la saison des moussons (fortes pluies) suite à l'effet d'El Niño. Le territoire du Kalimantan, déjà dégradé par l'intense exploitation forestière, a été dévasté par des feux immenses ; même les fortes pluies, certes tardives, ont eu du mal à éteindre les braises.

Pour l'été 2005, les autorités de Kuala Lumpur soupçonnent franchement les propriétaires et les sociétés de plantations malaisiennes pour la provocation d'immenses feux de forêts en Malaisie et en Indonésie, qui ont contaminé l'air jusqu'à l'île touristique de Phuket, en Thaïlande. Jakarta affirme également que huit plantations sur dix, défrichées de façon illégale par le feu, sont malaisiennes.

Chaque année, lors de la saison sèche, les agriculteurs et les exploitants forestiers en Indonésie et en Malaisie défrichent et préparent des terrains pour les cultures en y mettant le feu. Cette pratique des brûlis, interdite par la loi, est fréquente à Sumatra et Kalimantan . En 1997 et 1998, ces incendies incontrôlés avaient obscurci le ciel d'une partie de l'Asie du Sud-Est pendant des mois, entraînant une forte pollution de l'air et des pertes en vies humaines, provoquant de nombreuses perturbations, notamment dans le trafic aérien, et causant des pertes économiques estimées à 9,3 milliards de dollars.

Il est clair que les incendies qui se sont produits récemment en Indonésie résultent de la conjonction d'une sécheresse extrême et des activités agricoles, notamment l'agriculture traditionnelle sur brûlis et les défrichements à grande échelle pour l'établissement de plantations industrielles. Il est évident que ces pratiques agricoles et forestières rendent de plus en plus les forêts vulnérables au feu.

En effet, en Indonésie, la surexploitation commerciale des forêts dégrade depuis plus de 15 ans la forêt tropicale en toute légalité, et avec pour seul objectif le profit rapide et maximal. Le feu est un moyen qui permet de remplacer rapidement et facilement les espèces d'arbres sans valeur marchande par des essences rentables, comme le palmier à huile ou l'eucalyptus. Selon le ministère indonésien de la forêt, de 500 000 à 700 000 ha de forêts ont été transformés en plantations en 15 ans. Sur les 560 départs d'incendies qui ont été constatés, la plupart est due à une volonté délibérée de destruction. Pourtant, les autorités indonésiennes avaient interdit, depuis 1995, d'allumer des feux. En vain, au moins pour ce qui est des grandes sociétés agricoles et forestières. En 1997, la culpabilité de 160 entreprises indonésiennes a été établie et sur les 46 enquêtes menées à leur terme, cinq ont donné lieu à des poursuites. A signaler qu'en Malaisie, 17 entreprises condamnées pour les feux de forêts ont versé seulement 8000 dollars d'amende !

La sécheresse et l'homme restent les principaux accusés en Méditerranée

La Terre - Page 2 Secher10
Sécheresse lors de la canicule de 2003 en France

La sécheresse a fortement affecté, ces dernières années, l'ensemble des pays du bassin méditerranéen, en particulier le Maroc, l'Algérie, le Portugal, l'Espagne et la France. Conséquence à cette sécheresse exceptionnelle : le désolant enchaînement d'incendies de forêts dans ces pays, auquel on assiste impuissant chaque année et qui ne semble jamais prendre fin. Chaque été, les médias rapportent la destruction des forêts méditerranéennes par le feu, ici et là, dans presque tous les pays du pourtour méditerranéen.

Au Maroc, 230 incendies en moyenne sont déclarés par an, pour une superficie moyenne de 3000 ha, avec un maximum en 1983 de 11 300 ha. L'année 2004 a été caractérisée par des incendies très violents, dont la forêt d'Izaren dans la région de Sidi Kacem qui a perdu 4500 ha en flammes. La région connue au Maroc pour être la zone à haut risque pour les feux de forêts et où on enregistre le plus important nombre de départs de feux, est celle du Rif. La seule région de Tétouan et de Chefchaouen a enregistré depuis le début de l'année 2005 plus de 30 incendies qui ont détruit environ 2500 ha de forêts. Dans la région de Kétama, province d'Al-Hoceima, les paysans brûlent chaque année des milliers d'hectares de forêts en pleine montagne pour gagner des nouvelles terres cultivables pour le cannabis.

En Algérie, cet été, suite à la canicule (plus de 50°C) qu'a connu le pays, plusieurs foyers de feux ont été constatés sur certains massifs forestiers. Dans la région de Batna, la plus forestière d'Algérie, le djebel Belezma et les Bni Fedhla ont été atteints par un brasier accentué par le sirocco, vent soufflant à plus de 80 km/h. Le feu a ravagé une importante partie de la forêt de cette région. En 2002, les feux ont détruit plus de 2000 ha, dans le Djebel Kimmel, dans la zone d'Arris.

La situation dans le sud de l'Europe est plus dangereuse et plus critique qu'en Afrique du Nord. Les experts constatent, après une baisse du nombre des incendies en 2004, que les feux de forêts se multiplient de façon dramatique cette année, avec une situation comparable à la saison estivale 2003, où les feux ont brûlé 740.000 ha et provoqué la mort de 40 personnes. Selon les statistiques fournies début juillet 2005, 76 000 ha de forêts ont déjà été ravagés par les feux au Portugal, auxquels s'ajoutent plus de 37.000 ha en Espagne, 14.000 ha en Italie et 15.000 ha en France depuis début août.

L'Espagne et le Portugal ont connu cette année la plus grave sécheresse de leur histoire climatique. Au Portugal, la sécheresse couvrait, fin juin, 97% du territoire mais c'est l'Algarve, la région la plus au sud, qui est la plus touchée. En Espagne, on n'avait pas vu une telle désolation depuis les années 40, et les réserves d'eau sont tombées à moins de 20% de leur capacité. En plus de la sécheresse, principale cause des incendies, la négligence humaine (barbecue allumé en forêt, randonneurs mal intentionnés, ...) et les « pyromanes » sont les causes directes de la récente hausse du nombre des feux de forêts à travers l'Europe, estime la Commission européenne. Seuls 10% à 15% des feux sont dus à des causes naturelles.

Les feux de forêts dans le bassin méditerranéen représentent une part importante des incendies de la planète. On recense en moyenne 60.000 feux par an dans les pays à risque d'incendie de la zone méditerranéenne. Dans certains pays méditerranéens, on enregistre plus de 20.000 feux de forêt par an. Ces feux détruisent chaque année jusqu'à 700.000 ha en région méditerranéenne et le plus souvent ces incendies éclatent durant la saison sèche. Quelques 140.000 ha sont déjà partis en fumée dans les feux de forêts qui ont ravagé le sud de l'Europe au cours des sept premiers mois de l'année, selon des chiffres publiés récemment par la Commission européenne. L'an dernier, 346.766 ha de forêts avaient été détruits: au Portugal (129.600 ha), en Espagne (127.900 ha), en France (10.500 ha), en Italie et en Grèce (10 000 ha), selon le rapport annuel établi par la Commission. Les chiffres, réunis par le Système d'information des feux de forêts européen (EFFIS), montrent que la saison 2005 risque d'être assez mauvaise par rapport à l'année précédente.

L'éducation et la sensibilisation par les médias sont les meilleurs remèdes

La Terre - Page 2 Incend10

Les pays concernés et menacés par les feux de forêts pourraient sauver, chaque année, des vies humaines, des grandes superficies de forêts, et faire l'économie des dépenses si les populations étaient mieux informées et formées en matière de prévention et de lutte contre les incendies. Les pays européens dépensent, chaque année, des milliards d'euros pour la lutte contre les incendies de forêts et pour les subventions de reboisement.

Malgré l'effet de changement climatique et l'effet de sécheresse qui favorisent ces incendies de forêts, l'intervention anthropique reste la principale cause des incendies de forêts dans le monde. Selon les statistiques, dans 90% des cas, les humains sont les premiers responsables de ces feux de forêts. Contrairement aux autres parties du monde, où un certain nombre de feux est d'origine naturelle, le bassin méditerranéen se caractérise par la prédominance de feux provoqués exclusivement par l'homme. Les facteurs directs favorisant les feux de forêts sont connus depuis longtemps: culture sur brûlis, conversion des forêts en champs cultivables, incendies d'origine criminelle ou accidentelle, feux pour brûler les détritus, matériaux et produits rapidement inflammables, pratiques domestiques...

La prévention et la lutte doivent impliquer en premier lieu les riverains à proximité des forêts. Investir dans l'information et la formation en matière de lutte contre les incendies de forêts réduira aussi bien le nombre de ces incendies ainsi que les coûts de leur extinction. Aussi longtemps que les populations ne réaliseront pas le danger qu'il y a à allumer un feu en pleine forêt sans prendre de précautions, surtout en période sèche, les feux vont continuer à ravager chaque année des grands espaces forestiers de notre planète.

Le coût d'une campagne d'éducation en matière de lutte contre les feux de forêts est dérisoire comparé aux coûts d'un Canadair. Avec le prix de ce dernier, on pourrait informer et former des millions de personnes en prévention et lutte contre les feux de forêts. La Grèce a lancé une vaste campagne d'éducation en matière de prévention et de lutte au niveau national au lendemain de gigantesques incendies qui ont réduit en cendre plus de 100 000 ha. Grâce à cette campagne, 10 000 ha seulement de forêts ont été détruits par le feu en 2004.

Les techniques de télédétection spatiale sont aujourd'hui indispensables pour la surveillance de l'environnement. Les radiomètres à Très Haute Résolution (AVHRR), embarqués sur la série de satellites NOAA sont parmi les meilleurs systèmes pour la surveillance des feux grâce à la combinaison d'une très bonne résolution temporelle (plusieurs images par jour), d'une résolution spatiale moyenne de 1x1 km2 et d'une résolution spectrale suffisante avec des images dans 5 canaux allant du visible à l'infrarouge. Les canaux dans l'infrarouge moyen et thermique sont utilisés pour la détection automatique des feux de forêts, et complétés par l'utilisation des canaux visible et proche infrarouge pour calculer les valeurs du NDVI (Indice de Végétation Différence Normalisée) pour les périodes précédant et suivant les feux, afin de générer des cartes d'extension des incendies. On utilise également les séquences temporelles de NDVI pour générer un « indice de risque » pour les feux futurs. Le coût de ces opérations de télédétection reste très modéré par rapport aux lourdes opérations mobilisées en cas de feux de forêts.

Enfin, il faut adapter une nouvelle législation environnementale à l'échelle mondiale qui persuaderait les populations, les industriels et les exploitants agricoles et forestiers de ne pas pratiquer ou provoquer les feux de forêts. Il est vrai que la plupart des pays prévoient des peines variées en cas d'incendie délibérément provoqué; cependant, il est difficile de prouver par les tribunaux s'il s'agit d'un incendie criminel, accidentel ou naturel. En plus, les instruments juridiques dont disposent la majorité des pays ne prévoient pas des sanctions lourdes et sévères en cas de feux de forêts d'origine criminelle. L'infraction à la réglementation est généralement punie par de simples amendes.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:26

Les astéroïdes ou géocroiseurs qui menacent la Terre

La Terre - Page 2 Geocro10

Lorsque les chercheurs ont découvert que la fin des dinosaures était sans doute liée à la chute d'un astéroïde d'une dizaine de kilomètre de diamètre, les recherches sur ce risque majeur s'intensifièrent. Depuis, les programmes de détection qui en sont issus ont considérablement amélioré la connaissance des objets susceptibles de croiser l'orbite de la Terre.
Quelque 160 cratères, témoins d'une collision passée, ont été recensés sur Terre, il en existe probablement dix fois plus mais ils sont masqués par l'évolution des formes du relief terrestre.

La probabilité d'impact

La taille des astéroïdes détermine les dégâts occasionnés, de petites météorites de moins de 5 m pénètrent régulièrement dans l'atmosphère terrestre sans réel danger. Par contre, les scientifiques estiment qu'une météorite de seulement 500 m de diamètre serait capable de dévaster une région entière, tuant des millions de personnes ; heureusement, le temps de retour d'une telle catastrophe est de 200 000 ans. Enfin, il suffirait d'un astéroïde de plus d'1 km de diamètre pour mettre fin à l'humanité...
Les astronomes ont identifié environ 900 astéroïdes d'au moins 1 km de diamètre dont les orbites sont susceptibles de croiser la Terre.

L'échelle de Turin

L'Echelle de Turin a été initiée par Richard Binzel, qui travaille sur le projet depuis 10 ans maintenant. Elle tient compte de plusieurs facteurs : la taille et la vitesse de l'objet céleste, ainsi que sa trajectoire. Les valeurs vont de 0 à 10 sans utilisation des décimales. Cette "note" est attribuée avant chaque passage de l'objet céleste près de la terre et permet d'évaluer le risque de collision avec notre planète.


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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:29

Peut-on prévoir les catastrophes naturelles ?

Du "bouche à oreille" aux satellites

Longtemps, « le bouche à oreille » était le seul moyen d'avertir les populations de l'imminence d'un danger, qu'il s'agisse d'une pandémie, d'une inondation, d'une tempête, ou de l'invasion d'une armée ennemie. L'alerte donnée par les témoins oculaires se transmettait de village en village ; les régions les plus éloignées du danger disposant de plus de temps pour se préparer à l'affronter. Aujourd'hui, le principe n'a guère changé, même si la technologie a évolué. Le signal part d'un point précis et se propage sur l'ensemble d'un espace donné. Les progrès accomplis en matière de télécommunications permettent de donner l'alerte depuis n'importe quel point du globe et d'être entendu dans le monde entier.

Les systèmes d'alerte actuels reposent sur des instruments de mesure sophistiqués utilisés en en télédétection, en météorologie, en physique et en géophysique et sur les moyens de communication modernes. Cependant, la prédiction des risques naturels n'est pas encore une science exacte. Les observations précises et les relevés systématiques des phénomènes naturels ne sont pas très anciens, puisque la collecte des données quantitatives remonte aux années 40 pour la météorologie, aux années 60 pour la sismologie, et encore plus récemment pour la vulcanologie. Quant aux techniques de la télédétection par satellite, elles ont 30 ans à peine.

Excepté les attaques terroristes, les catastrophes technologiques ou industrielles sont généralement limitées dans le temps et dans l'espace. Ainsi, les centrales nucléaires et les usines à haut risque sont équipées de systèmes d'alerte intégrés conçus en fonction de tous les accidents probables et des scénarios possibles. Beaucoup plus dangereuses sont les catastrophes naturelles, car les forces qu'elles impliquent sont parmi les plus grandes de notre planète et leurs causes profondes, indépendantes de l'activité humaine directe, sont moins bien connues.

On entend par la notion d'alerte, la capacité à devancer un événement dans le temps, l'espace, ou les deux à la fois. On peut ainsi parfois prévoir l'évolution d'un phénomène à court, à moyen et à long terme et ses conséquences. Il arrive aussi que l'alerte soit donnée parce que l'on sait reconnaître les signes avant-coureurs d'un phénomène de grande envergure. Les prévisions météorologiques sur 24 et 48 heures, ou l'anticipation de la trajectoire d'un cyclone, illustrent bien l'efficacité des systèmes d'alerte anticipée. Par contre, il est très difficile de prévoir avec précision un tremblement de terre; les rares tentatives qui ont été faites en ce sens ont d'ailleurs souvent échoué.

En règle générale, la capacité à prévenir un événement exige que l'on dispose d'appareils de surveillance adéquats et opérationnels, que l'on ait une bonne idée des causes spécifiques du risque en question et que l'on dispose d'un ou de plusieurs modèles de simulation permettant de décrire le déroulement du phénomène dans l'espace et dans le temps pour que l'on puisse transmettre l'information avant le déclenchement du cataclysme.

Il arrive souvent que deux types de danger soient liés. Des conditions météorologiques extrêmes peuvent entraîner subitement des inondations brusques ou des glissements de terrains. Un tremblement de terre d'origine marine peut engendrer un tsunami. Des catastrophes principales peuvent être la cause d'explosions violentes ou d'une po1lution grave de l'atmosphère, du sol ou des rivières. Ce type de risques secondaires ne peut être prévenu que si les risques primaires sont parfaitement maîtrisés.

Les évènements météorologiques

Les moyens d'alerte anticipée en météorologie sont généralement fiables. Les spécialistes savent modéliser avec précision le comportement des masses d'air et disposent de données très complètes, relevées à diverses échelles, sur toute la surface du globe.
Les satellites météorologiques diffusent continuellement des données et des images sur la répartition des masses d'air au-dessus des continents et des océans. Nous disposons sur le globe d'un réseau dense de stations terrestres et marines qui recueillent en permanence les données sur tous les éléments météorologiques (température, humidité, orientation et vitesse des vents...) dans les basses couches de l'atmosphère.

Ces observations terrestres et spatiales relayées par un système de télécommunications efficace permettent de compiler les différentes prévisions locales en un système global capable de prédire les manifestations les plus extrêmes en temps utile pour que des mesures préventives soient prises. Les prévisions météorologiques permettent d'être informé à l'avance des fortes perturbations qui, du fait de leur intensité et de leur fréquence, risquent de provoquer une catastrophe.

Les radars météorologiques au sol jouent ici un rôle important dans la prévision à court terme. Ils permettent d'apprécier le point d'impact et l'importance des précipitations dont les répercussions sur le débit des cours d'eau sont contrôlées par des capteurs, ce qui permet de déclencher l'alerte à temps pour éviter ou limiter le débordement des fleuves. La plupart des pays du monde dispose de relevés topographiques des cours d'eau et des bassins hydrologiques, ce qui permet de prédire aisément le comportement des eaux en fonction de la durée et du volume des précipitations.

Cependant, ces dispositifs manquent parfois de précisions ou sont mal interprétés en temps utile. De nombreux exemples récents montrent que c'est surtout le manque d'organisation dans les secours et le défaut dans l'appréciation d'un danger qui sont responsables du bilan catastrophique de certains évènements météorologiques. Le cas du cyclone Katrina est encore dans les mémoires.

Les éruptions volcaniques

Les éruptions volcaniques sont relativement aisées à prévoir, car elles s'accompagnent de nombreux phénomènes physiques et de réactions chimiques qu'il est possible de surveiller indépendamment les uns des autres. Les éruptions sont toujours précédées d'une intense activité sismique et d'une dilatation de la croûte terrestre. Quant au réveil des volcans endormis, quelques capteurs sismiques suffisent pour le détecter à temps et pour donner l'alerte.

Lorsqu'il y a un risque volcanique imminent, on constate à mesure que la lave progresse vers la surface, le sol se gonfle, des gaz sont libérés, en même temps on enregistre des perturbations locales du champ gravitationnel et du champ magnétique de la terre.
L'apparition, la fréquence et l'intensité de ces phénomènes permettent de donner l'alerte à moyen terme à partir des données fournies par un ensemble d'instruments de détection. Ceux-ci analysent les émissions de gaz, les variations dans la composition du sol à la surface et en profondeur et enregistrent les modifications infimes du champ de gravité, du champ magnétique.

Les choses se compliquent à mesure que la lave se rapproche de la surface, concentrant ses effets sur une superficie de plus en plus réduite. Il est alors nécessaire de déployer un nombre croissant d'instruments de mesure pour bien circonscrire la zone la plus à risque. A mesure que la pression augmente, les manifestations chimiques et physiques se multiplient.
Plus l'éruption est imminente, et plus sa prévision devient délicate. C'est pourquoi les prévisions à court terme dans ce domaine sont rares et d'autant moins fiables que l'on ne dispose pas actuellement de capteurs et d'instruments de mesure pour l'ensemble des volcans en activité dans le monde.

En ce qui concerne les volcans répertoriés explosifs et dangereux, le plus simple serait évidemment de circonscrire autour une zone d'accès interdit et d'évacuer les populations environnantes. Mais cela est plus facile à dire qu'à faire pour des raisons socio-économiques évidentes, il n'est pas concevable de déplacer une population entière d'une région.

Les tremblements de terre

Contrairement aux autres cataclysmes, les tremblements de terre sont très difficiles à prévoir à court terme, non pas par manque de signes et d'instruments de mesure mais plutôt par la complexité et la multitude des données à prendre en compte. Les séismes sont souvent précédés de secousses, de déformations du sol, de modifications des champs électrique et magnétique terrestres et du niveau de la nappe phréatique, ainsi que d'émissions de gaz le long des lignes de fracture. Malheureusement, ces phénomènes se produisent aussi indépendamment de toute activité sismique et dans le cas de séismes violents, ils n'ont jamais été enregistrés de façon cohérente et précise par les réseaux de surveillance.

Jusqu'à présent, la science et le progrès technique ne nous permettent pas de prédire un séisme quelques jours ou quelques semaines à l'avance, ni l'endroit exact où un fort séisme se produira. On peut tout au plus, dans les régions géologiquement très actives, prédire qu'il y aura un fort risque de séisme dans quelques décennies.

Si les tremblements de terre ne peuvent pas être prédits, on peut cependant déterminer des zones où la probabilité d'un séisme est plus ou moins importante. On peut ainsi installer dans les régions à haut risque un réseau de sismographes. Ces derniers, reliés à des systèmes capables de traiter les données fournies en temps réel, permettent de calculer en quelques minutes l'amplitude et l'épicentre de chaque secousse et d'organiser et d'orienter les opérations de secours en conséquence.

Même si nous en savons beaucoup aujourd'hui sur l'origine des séismes, nous sommes beaucoup moins bien informés sur la suite des événements qui les précède et la signification de certains phénomènes ponctuels qui pourraient en être les signes avant-coureurs.
On comprend dès lors que les scientifiques hésitent à engager leur crédibilité dans des prédictions forcément hasardeuses. En fait, la meilleure solution à l'heure actuelle consiste à enregistrer la localisation, la fréquence et la nature des accidents antérieurs et à prendre des mesures en conséquence.

Depuis plus d'un siècle, les sismologues essaient de mettre au point des méthodes permettant de prévoir le lieu précis et l'instant précis où le séisme se produira. Jusqu'à présent, les spécialistes des séismes ne peuvent pas répondre précisément aux questions « où ? » et « quand ?». L'histoire des statistiques sismiques indique toutefois que les tremblements de terre tendent à se reproduire là ils ont eu lieu dans le passé. Au Maroc, la zone la plus exposée reste incontestablement la façade méditerranéenne allant de Tétouan à Al-Hoceima, sachant que toute la chaîne rifaine est une région à haut risque. Aujourd'hui, rien ne permet de dire que le Maroc est à l'abri d'une nouvelle catastrophe comme celle d'Al-Hoceima.
Si l'on ne savait pas précisément quand un séisme allait frapper Al-Hoceima, on savait depuis longtemps qu'il allait frapper cette région. La collision de la plaque africaine contre la plaque eurasienne entraîne un réajustement des failles et des formations géologiques. Ce processus géologique engendre une intense activité sismique relativement forte dans la chaîne rifaine. Lorsque les contraintes sont trop fortes, il y a une grande probabilité de tremblement de terre. Il aura fallu le drame d'Al-Hoceima pour que l'on prenne enfin au sérieux l'idée de mettre en place un système pour la prévention et la prévision des risques de catastrophes naturelles au Maroc.

Les séismes destructeurs sont presque tous causés par la rupture des roches à proximité d'une faille géologiquement active. Le point initial de rupture se situe le plus souvent vers 10 ou 15 km de profondeur. Une fois la faille mise en mouvement à partir de ce point initial, la rupture s'étend sur une zone concernant plusieurs failles secondaires. Quand à la cause première du séisme, elle reste inaccessible à l'investigation directe, et les techniques géophysiques actuelles restent très limitées pour identifier les signes prémonitoires d'une telle rupture.

De nombreux centres de recherches en sismologie étudient les régions où de telles failles ont provoqué des séismes dans le passé. Là où les séismes sont fréquents, comme en Turquie, au Japon, en Californie, les lieux probables des futurs grands séismes sont assez bien identifiés. Depuis le séisme de San Francisco de 1906, le concept retenu par les géophysiciens pour expliquer les séismes est basé sur les observations géodésiques par satellite faites autour de la faille de San Andreas.
Dans les régions où les séismes sont plus rares, il est beaucoup plus difficile de savoir à l'avance où ils se produiront. Les signes géologiques visibles en surface sont alors peu évidents et l'histoire sismologique porte sur une durée généralement trop courte sur un site donné. En ayant recours à des études statistiques qui englobent des régions plus où moins vastes, on peut retrouver quelques certitudes et dire qu'un séisme destructeur y est probable à l'échelle de 100 ans ou de 1000 ans.

6ème sens ou progrès scientifique ?

La légende qui dit que les animaux sont très sensibles à l'imminence d'un danger, particulièrement aux changements du champ électromagnétique qui précèdent un tremblement de terre, est invraisemblable. Certes, les animaux possèdent certains sens beaucoup plus développés que les humains, mais aucune prédiction fiable n'a pu être obtenue par l'observation de leurs comportements. Des milliers d'animaux ont péri et ont été retrouvés sur les plages asiatiques lors du dernier tsunami. Signalons, à titre de référence, que les tremblements de terre sont très fréquents au Japon et qu'aucun Japonais n'a jamais formulé l'hypothèse d'un sixième sens animal pour prédire les séismes.

En conclusion, si l'on sait aujourd'hui prévenir certains types de catastrophes naturelles, on sait aussi pourquoi on est incapable d'en prévenir d'autres. Mais on est en droit de croire que le progrès technique dans le domaine des sciences et des technologies de l'information nous permettrons dans l'avenir de déceler à temps les catastrophes naturelles pour les affronter.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:34

Les biomes de notre planète : la Terre

Qu'est-ce qu'un biome ?

La Terre - Page 2 Biomes10
Les biomes de la Terre d'après E.Benders-Hyde

Les biomes sont définis comme "les principales communautés mondiales, classées en fonction de la végétation prédominante et caractérisées par les adaptations des organismes à ce milieu particulier" (Campbell 1996). Un biome (du grec bios = vie), appelé aussi aire biotique, écozone ou écorégion, représente donc un territoire qui se caractérise par un climat, un milieu physique, chimique et une vie spécifiques.
On distingue cinq grands types de biomes : les biomes aquatiques, les forêts, la tundra, les prairies (humides notamment) et les déserts. Dans ces cinq grandes catégories, il existe de nombreuses subdivisions.

L'importance des biomes ne doit pas être sous-estimée, ils ont connu de nombreuses évolutions dans l'histoire de la Terre et souffrent actuellement de graves dégradations engendrées par les activités humaines qui en dépendent en grande partie.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:37

Les zones humides

La Terre - Page 2 Thonon10
Lac de Thonon-les-Bains

La dénomination de zone humide est utilisée depuis la fin des années soixante en France. Elle dérive du terme anglais "wetland" apparu sous cette forme pour la première fois aux Etats Unis au début du XVIIème siècle. C'est une désignation générale qui englobe des milieux où l'eau est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel, ainsi que la vie animale et végétale qui y est associée.
Les zones humides représenteraient à l'heure actuelle, en France, une surface de 1,5 millions d'hectares, soit 3% du territoire métropolitain.

Il en existe plusieurs grandes catégories à l'échelle de l'ensemble du territoire national.

Les zones humides continentales

Souvent difficiles à délimiter en raison de leur imbrication et de leur interdépendance, il en existe plusieurs types : les étangs, les mares, marais, les bordures de lacs, et les prairies humides sont les plus connus mais s'y ajoutent les tourbières, les zones humides artificielles (aménagement de certains réservoirs, réhabilitation des gravières), les zones humides alluviales (fonds de vallée des fleuves et des rivières), ainsi que les zones humides de bas-fond en tête de bassin comme les ripisylves (boisement bordant les cours d'eau).

Les zones humides marines et côtières

La Terre - Page 2 Slikke10
Exemple de slikke sur la côte atlantique

Elles comprennent les principaux types suivants : Les prés salés ou schorres (partie haute des estuaires recouverte lors des grandes marées), les slikkes (partie basse des estuaires inondées à chaque marée), les mangroves (forêts tropicales dans la zone de balancement des marées au sein des baies et des estuaires), les marais, les lagunes côtiers, les "marais agricoles aménagés" (Marais du Cotentin, Breton, Poitevin...), les marais saumâtres (marais d'Olonne, de Guérande, salins de Giraud et d'Aigues-Mortes, d'Hyères...) et le delta du Rhône qui constitue la plus vaste zone humide d'Europe de l'ouest avec ses 145 000 ha.

Les zones humides, des lieux inquiétants ?

A partir du XVIIème siècle, les zones humides sont considérées par tous comme des repères à maladies, des lieux insalubres, peu fréquentables... Ainsi, sur les berges des marais, la population se signait (faire le signe de la croix) quand elle apercevait des feux follets, assimilés à des mauvais esprits par l'église. L'existence d'eaux stagnantes et de sols instables en faisait des lieux dangereux du moins inquiétants et qui pouvaient contaminer, selon les médecins, le climat, l'air ambiant, et la santé de ses habitants, hommes et bestiaux. A cette époque, les fièvres paludéennes étaient alors très répandues. Elles étaient endémiques dans les régions humides et marécageuses comme la Sologne. Le caractère peu rentable de ces terres contribuait également à leur mauvaise presse auprès des économistes et des paysans. Et c'est ainsi que commença la mise en place d'une politique d'assèchement des étangs et marais...

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:39

Les causes de destruction et de dégradation des zones humides

Il est généralement admis que les deux tiers de la superficie des zones humides originelles françaises ont été détruits. Les actions humaines influençant la destruction et la dégradation des zones humides sont diverses.

L'agriculture

L'état a encouragé pendant des années les agriculteurs à intensifier leurs pratiques culturales, à utiliser des produits phytosanitaires (engrais, pesticides,...) et à mettre en culture des zones humides (par l'intermédiaire du remembrement, des subventions au drainage, ...) Pourquoi ? Tout simplement car il fallait nourrir la France d'après guerre. La course au rendement était lancée ! Mais les agriculteurs si souvent critiqués ne sont pas les seuls, loin s'en faut malheureusement.

L'aquaculture

Il faut savoir que sous le terme aquaculture sont regroupées, d'une part, la conchyliculture et d'autre part, les piscicultures. A l'heure actuelle, l'aquaculture assure une part croissante du ravitaillement en produits de la mer pour pallier la disparition des populations de poissons, action louable au demeurant. La question se pose toutefois quand on sait qu'une bonne partie de la production aquacole est basée sur des poissons et crustacés carnivores. Espèces qui nécessitent une alimentation à base de farine de poisson issus de la pêche... Et dans le cas des zones humides, ces bassins aquacoles remplacent peu à peu les marais salants dont l'exploitation avait été abandonnée.
Cela se traduit bien souvent par une dégradation de la qualité environnementale et paysagère de ces milieux par des faucardages (coupe avec une faux à long manche ou avec un système de faux articulées, montés sur une barque, des herbes/algues dans les cours d'eau afin de permettre un bon écoulement) et des rectifications de berges intempestifs.

Les aménagements de cours d'eau

L'aménagement des cours d'eau, que ce soit pour lutter contre les crues, favoriser la navigation, soutenir les débits d'étiage (...), se traduit généralement par des interventions dans le lit des cours d'eau et par la création de canaux voir de barrages. Ces modifications engendrent une disparition de zones humides comme les ripisylves ou les zones de frayères (lieu où se regroupent certaines espèces de poissons ou grenouilles pour se reproduire) et donc une disparition de la faune. Les modifications hydrauliques induisent une altération de la qualité de l'eau qui n'est plus filtrée par la végétation, le fait de curer les fonds ou de construire des barrages ou des seuils pour permettre la navigation ou obtenir de l'électricité entraîne un assèchement des zones humides riveraines par abaissement de la nappe phréatique, la construction de canaux-chenaux implique une perturbation du régime des eaux et du fonctionnement biologique des fleuves et des rivières sur de longues distances... Autant d'aménagements que l'on côtoie tous les jours !

L'extraction de matière

Les zones humides alluviales sont les premières concernées notamment avec l'extraction de granulats. Ces extractions peuvent se faire aux dépens de zones humides en modifiant l'écoulement de la nappe phréatique et ainsi provoquer un risque d'assèchement des zones humides situées aux alentours. De même, l'extraction de tourbe, destinée à la production de supports de cultures, constitue un processus de destruction important pour les tourbières puisque le temps de reconstitution est de l'ordre de plusieurs siècles.

Les pollutions

Les produits phytosanitaires (engrais, pesticides) dont la consommation a doublé entre 1970 et 1990 sont à l'origine des phénomènes dits d'eutrophisation. En effet, les sols lessivés par les eaux de pluie peuvent véhiculer des produits phytosanitaires qui viennent soient directement détruire la flore et donc la faune des milieux humides s'il s'agit de pesticides, soient au contraire les enrichir excessivement en éléments nutritifs. Hors cet "enrichissement" du milieu se traduit alors par la prolifération anarchique des végétaux d'eau douce, ou de mer. Ces végétaux provoquent au fil du temps une diminution de l'oxygène qui engendre l'asphyxie des poissons et donc une dégradation du milieu.

Mais il existe également d'autres pollutions d'origine industrielle cette fois-ci. Ces pollutions sont liées aux rejets accidentels ou chroniques d'hydrocarbures, de produits dangereux, de matières en suspension... A cela s'ajoute la pollution thermique due pour une bonne part aux rejets d'eau de refroidissement des centrales nucléaires. Tous ces rejets induisent inévitablement des disparitions de zones humides ou des changements dans les communautés végétales et animales.

Les prélèvements d'eau

Les prélèvements d'eau ne cessent d'augmenter dans le monde en raison des besoins croissants de l'agriculture, des industries (centrales nucléaires, papeteries...), et ne l'oublions pas de la population.
Compte tenu du rôle central joué par l'eau dans les zones humides, ces prélèvements importants ont un impact sur le fonctionnement hydrologique : remontée de sels près du littoral, changement de la végétation et de la faune, disparition de nombreuses zones humides... Mais la question se pose de savoir que faire ? Simplement : améliorer le choix des cultures en fonction des climats et des natures de sols, limiter les fuites d'eau, favoriser les douches aux bains, installer des toilettes à chasse d'eau double commande... Autant de petits gestes qui permettent des économies.

Les boisements

Les prairies-landes humides et les tourbières de fond de vallée subissent bien souvent des boisements par leurs propriétaires afin de rentabiliser ces terres impropres à la culture car généralement en eau, surtout en Automne.
Cependant ces boisements que l'on pourrait estimer préférable à des drainages entraînent des modifications écologiques : diminution de la biodiversité, épuisement des sols, abaissement de la nappe d'eau, modification paysagère... A l'heure actuelle, les plantations de peupliers couvrent en France approximativement 250 000 ha. Populicultures auxquelles il faut ajouter les boisements de résineux qui s'accompagnent souvent quant à eux d'un drainage préalable.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:49

Les zones humides ont-elles un intérêt ?

Les zones humides ne présentent pas un mais une multitude de facettes plus intéressantes les unes que les autres. En effet ces milieux remplissent diverses fonctions leur conférant des valeurs biologiques, hydrologiques, économiques, patrimoniales, éducatives, sociologiques...
Malheureusement le rôle multifonctionnel et l'interdépendance des zones humides ont souvent été constatés et compris après leur destruction !

Les fonctions économiques

Commençons par le plus étonnant : les fonctions économiques. Des zones humides dépendent de nombreuses activités économiques comme l'aquaculture, la pêche, la production d'osier, de sel, de tourbe, le tourisme... Autant d'activités qui, si elles sont bien pratiquées, ne nuisent absolument pas aux zones humides mais au contraire les mettent en valeur... et les rentabilisent !

Les fonctions hydrologiques

Les zones humides participent au stockage et à la restitution progressive de grandes quantités d'eau en jouant le rôle d'une éponge. Elles contribuent donc au maintien des débits des cours d'eau en période d'étiage (basses eaux) en permettent l'alimentation des nappes d'eau lors des périodes de sécheresse, à diminuer l'intensité des inondations en retardant le ruissellement des eaux, et à l'amélioration de la qualité de l'eau. Comment ? En agissant comme un filtre épurateur en favorisant les dépôts de sédiments, le piégeage de substances dangereuses par les végétaux comme les nitrates et les phosphates à l'origine de l'eutrophisation des milieux aquatiques...
Elles jouent également un rôle de maintien et de protection des sols. Ainsi, la végétation des zones humides fixe les berges, les rivages, et participe ainsi à la protection des terres-dunes contre l'érosion.

Les fonctions biologiques

Bien qu'elles ne couvrent que 3 % du territoire, les zones humides recèlent des trésors floristiques et faunistiques puisqu'elles hébergent environ un tiers des espèces végétales remarquables, et la moitié des espèces d'oiseaux français.
Elles peuvent servir à la fois d'étapes migratoires, de lieux de reproduction, d'hivernage ou remplir une fonction d'alimentation pour de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques et de poissons. Ces fonctions biologiques confèrent ainsi aux zones humides une productivité biologique nettement plus élevée que les autres milieux.

Les fonctions climatiques

Les zones humides influencent localement le climat de par les phénomènes d'évaporation d'eau au travers les terrains et la végétation (on parle d'évapotranspiration) qui les caractérisent. En contre partie, nous l'avons vu, elles peuvent aussi modérer les effets des sécheresses en restituant de l'eau aux nappes phréatiques.

Les valeurs culturelles

Les zones humides font partie intégrante du patrimoine national. Que deviendraient le Mont-Saint-Michel sans sa baie ourlées de prés salés, la Sologne sans ses étangs, la Brière sans ses roselières enserrées par le labyrinthe des canaux, le Marais Poitevin sans sa Venise verte, Guérande sans sa mosaïque de marais salants... ? Autant de lieux reconnus pour leurs zones humides et dont toute l'économie (ou presque) dépend !

Les valeurs scientifiques

Les zones humides constituent un excellent support pédagogique pour faire prendre conscience de la diversité, de la dynamique et du fonctionnement des écosystèmes. Et il reste encore bien des aspects fonctionnels à élucider. Mais elles servent aussi dans l'étude des pollens et spores (palynologie) qui se sont accumulés dans ces milieux. En effet, ces terrains pauvres en oxygène et acides n'ont pas permis aux microorganismes de se décomposer, offrant ainsi aux scientifiques des "archives" à décrypter concernant la flore et le climat des temps passés.

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:53

Les zones humides : les protections réglementaires

Réglementations nationale et européenne

Différentes textes comme le Code de l'environnement, la loi sur l'eau, la loi littoral, la LOADT (Loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire), les directives Habitats, Oiseaux et Eau ont permis la mise en place de protections réglementaires des zones humides françaises : Réserves Naturelles, Arrêtés de Protection de Biotopes, Zones de Protection Spéciale (directive Oiseaux - 1979), Zones Spéciales de Conservation (directive Habitats - 1992), Natura 2000 (ensemble des 2 directives), Réserve biologique domaniale, réserves de chasse et de faune sauvage, réserves de pêche, sites classés ou inscrits (au titre de la loi de 1930), etc.

58% des superficies des zones humides "d'importance majeure" françaises seraient protégées selon le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables (MEDAD).
Parmi les mesures réglementaires les plus utilisées, on retrouve les zones de protections spéciales (ZPS) et les propositions de sites d'intérêt communautaire, qui couvrent en effet 40% de nos zones humides. Cependant la répartition de ces protections entre les différents types de zones humides est inégale. Contrairement à ce que nous pourrions penser, ce sont les zones situées sur les littoraux atlantique et méditerranéen qui sont les mieux protégées réglementairement parlant, au détriment des zones de vallées alluviales ou de plaines intérieures.

Réglementation internationale

Trois conventions internationales traitent des zones humides : la convention de Berne, la convention de Rio et tout particulièrement la Convention de Ramsar.

En effet, la Convention de Ramsar (Iran), du 2 février 1971, est un traité pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides. Il vise à enrayer la dégradation et la perte de zones humides, en reconnaissant les fonctions écologiques fondamentales de celles-ci ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative. Ce "label international" est le garant d'une gestion attentive de ces milieux puisque les Etats doivent élaborer et appliquer des plans d'aménagement de façon à favoriser la conservation de leurs zones humides et, autant que possible, permettre l'utilisation rationnelle de ces territoires.

Les zones humides d'importance internationale en France

La France a, pour sa part, répertorié les 23 sites suivant :

La Terre - Page 2 Captur35

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 11:55

Les zones humides : l'histoire d'un patrimoine en danger

La Terre - Page 2 Zh10
Végétalisation adaptée : Roseau commun (Phragmites australis), Laîche (Carex nigra), Aulne glutineux (Alnus glutinosa), et Saule blanc (Salix alba) pour stabiliser les berges.

La France est riche de nombreuses zones humides d'intérêt paneuropéen, notamment pour les oiseaux. La baie du Mont Saint Michel, la forêt alluviale rhénane ou la Camargue sont même de renommées internationales. Le Val de Loire, qui s'étend sur 5 départements, a été inscrit au patrimoine mondial des paysages culturels de l'Unesco en 2000. Pourtant, en dépit de leur valeur inestimable, au regard des services qu'elles rendent, les zones humides continuent à disparaître et cela en grande partie à cause des politiques publiques. Alors que les catastrophes climatiques récurrentes de ces dernières années ne peuvent qu'inciter à les préserver ou les restaurer. C'est un devoir civique qui est de l'intérêt de tous et, surtout des générations futures.

Vouloir restaurer et préserver des zones humides, c'est donc vouloir pérenniser l'utilisation des ressources et des services qui s'y rapportent, dans le cadre d'un développement durable. Prenons l'exemple de la remise en état du bassin versant (superficie des terres qui alimentent une rivière en eau) de la Viosne, dans le Val d'Oise (200 km2), dans le cadre d'un contrat de rivière. A la suite de la seconde guerre mondiale, le lit et les berges ont commencé à être entretenus avec des engins motorisés, la végétation des berges a été coupée, l'eau polluée par des rejets industriels, de parking... Il en a résulté des effondrements de berges (auparavant tenues par la végétation), une diminution voire disparition des populations de poissons, des élargissements du lit de la rivière et des inondations provoquées, entre autres, par le colmatage des zones humides jouxtant la rivière par les boues de curage et la linéarisation du cours d'eau. Triste histoire qui peut s'appliquer à pléthore de sites...

Le problème d'inondation devenant récurrent pour la Viosne, un bassin d'orage fut construit en amont du Moulin de la Couleuvre - sans résoudre le problème ! (Non je suis mauvaise langue, car le bassin a été végétalisé, donc une nouvelle zone humide, artificielle, a été créée.) Puis les associations de pêche locales soutenue par le Conseil Général, la DDE et la Fédération pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique ont lancés une série d'aménagements destinés à redonner à la rivière un meilleur profil grâce, entre autres, à des techniques de "génie végétal". Il s'agit de la consolidation des berges avec des plantations comme les fascines en saule, c'est à dire la disposition d'un fagot de branches, fraîchement coupées, de saule destiné à la restauration des pieds berges de cours d'eau. En effet, les fagots ou fascines, fixés par des pieux, ont la faculté d'émettre des rejets (jeunes branches) et de développer un système racinaire qui permettra de consolider et retenir la berge. Et ces aménagements ont tellement plû que de nombreux particuliers, riverains de la Viosne, les ont copiés !
Il faut cependant se rappeler qu'il est toujours plus coûteux de restaurer une zone humide après sa destruction que d'en assurer la préservation à long terme et que pour une expérience réussie, de nombreuses sont abandonnées suite à des problèmes de fonds, d'autorisations de travaux...

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 12:02

La Terre et ses records

Climatologie

Brouillard maritime le plus long : plus de 120 jours par an à terre-neuve (Canada)

Ensoleillement

minimal : pole sud 182 jours
maximal : 97% Sahara

Grêlons

le plus lourd : 972 g à Strasbourg (France) le 11/08/1958
les plus lourds : blocs de 7 kg en Espagne en janvier 2000
le plus gros : 18 cm de diamètre, 50 cm de circonférence (Nebraska) en juin 2003

Chutes de neige

les plus fortes : 31,1 m à Paradise Mont Rainier (Washington, USA) du 18/02/1971 au 18-02-1971

Orages

nombre maximal par an : 322 jours à Bogor (Java, Indonésie) en 1916
nombre d'impacts (en France) : 6 août 1999, Météorage a enregistré ce jour-là 78 014 impacts de foudre. Au deuxième rang, le 28 juillet 1994 totalise 73 329 impacts, et au troisième rang, le 17 août 2004, 56 335 impacts de foudre.

Précipitations

Hauteurs maximales : en un jour : 1,87 m Cilaos (La réunion) les 15-16/03/1952
Hauteurs maximales : en un jour en France : 1 m à Saint Laurent de Cerdans dans les Pyrénées Orientales le 17 octobre 1940
Hauteurs maximales : en un mois : 9,3 m Cherrapunji (Inde) en juillet 1861
Hauteurs maximales : 200 mm en 2h sur Cherbourg (France) en septembre 2001
Moyennes annuelles : à Mawsyrnam 11 873 mm, soit près de 12 m !
Moyennes annuelles : Tutunendo (Colombie), 11 770 mm
Minimales : A Arica, au nord du Chili. On y enregistre le record mondial du minimum de précipitations moyennes annuelles avec 0,8 mm par an en moyenne (valeur calculée sur une période de 59 années). Autre record pour Arica, il n'est pas tombé une goutte d'eau pendant 14 années consécutives.
En moyenne sur 10 ans, il n'est pas tombé plus de 2 mm par an sur la station antarctique de Amundsen-Scott.
Le lieu ensuite le moins arrosé est Wadi-Halfa en Afrique (Soudan) qui ne connaît pas plus de 2,5 mm par an.
Engendrée par le cyclone Jenny : 2 200 mm en 2 jours, 4 150 mm en 4 jours en mars 1962
Cyclone Lenny : 300 mm en 48 heures sur Point à Pitre en novembre 1999
Le cyclone tropical Gamède a noyé l'île française de La Réunion sous des pluies diluviennes : 3929 mm en trois jours.

Températures

la plus élevée : 57,8°C El Azizia (Libye) le 13/09/1922
deuxième plus élevée : 56,7°C Vallée de la Mort (Etats Unis) en 1913
troisième plus élevée : 53,9°C à Tirat Zévi (Israël) en 1942
la plus élevée en France : 44°C à Toulouse le 08/08/1923
la plus basse : -89,2 °C Vostok (Antarctique) le 21/07/1983
amplitude annuelle maxi : 104,4°C (de -67,7°C à +36,7°C) à Verkhoïansk, Sibérie
amplitude thermique diurne maxi : 55,5°C (de -6,7°C à 48,8°C) à Browning, Montana, USA le s 23-24/01/1916

Vents

Selon une étude et évaluation conduite par un groupe d'experts relevant de la Commission de climatologie de l'OMM (CCl) en charge du temps et des phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde, le nouveau record de vitesse du vent en rafale, hors tornade, enregistré au 22/01/2010 est de 408 kilomètres par heure. Ce record a été enregistré durant le cyclone tropical Olivia le 10 avril 1996 sur l'Île de Barrow, Australie. Le record précédent était de 372 kilomètres par heure, enregistré en avril 1934 au sommet du mont Washington, New Hampshire (États-Unis d'Amérique).
les plus forts en France au mont Ventoux : 320 km/h le 19/11/1967
les deux tempêtes de 1999 en Europe les 26-28/12/1999
Super-typhon Zoe avec des rafales atteignant 340 km/h (région de l'archipel des îles Salomon dans le Pacifique Sud-Ouest et plus particulièrement l'île Tikopia) le 30/12/2002

Trombe

au large d'Eden (Australie) colonne d'eau d'environ 1850 m de haut et 3 m de diametre le 16/05/1898

Pression

la plus basse : 870 hPa (oeil du typhon Tip par 17° de latitude Nord et 138°de longitude Est - Pacifique) le 12/10/1979
La plus basse dans le bassin Atlantique Nord : 882 hPa avec l'ouragan Wilma le 19/10/2005
Plus haute : 1083,8 hPa Agata (Sibérie) le 31/12/1968

Lac

le plus profond : 1519 m, Baïkal (Sibérie, URSS)
le plus élevé : 3810 m au dessus du niveau de la mer, Titicaca (Pérou-Bolivie)
sous-glaciaire le plus grand de l'Antarctique : lac Vostok, 240 km de long, 50 km de large, jusqu'à 1 km de profondeur, situé sous 3750 mètres de glace depuis des millions d'années

Gorge

la plus profonde : 2400 m, hells Canyon (Idaho, USA)
la plus longue : 349 km, Grand Canyon (Arizona, USA)

Marée

amplitude maximale : 16,2 m, dans la baie de Fundy (Canada)

Océan

la plus grande profondeur : fosse du Challenger, 11 033 m dans la fosse des Mariannes (océan Pacifique)
la plus basse en altitude : -394 m, la mer Morte (Proche Orient)

Vague

Appelées "freak wave" ou "roguewave" pour environ 100 tonnes de pression au m2
La plus haute : 34 m, 342 m de long, période de 14,8 s, vitesse de 23m/s lors d'une tempête avec des vents jusqu'à 120 km/h. Cette vague a été mesurée à bord du pétrolier USS Ramapo en février 1933
30 m de haut qui a frappé le Caledonian Star et le bremen le 02/03/2001.
30 m de haut rencontrée par le paquebot Queen Elizabeth II en 1995, dans l'Atlantique Nord, au large de Terre-Neuve, pendant le cyclone Luis.
Jusqu'à une trentaine de mètres pour les tsunamis

Montagne

sommet le plus haut : 8846 m, Chomo Lungma dit l'Everest
la plus haute : 9450 m (4214 m d'altitude et -5236 m dans l'océan Pacifique), le Mauna Kea
le plus haut plateau : 4800 m, le Tibet

Fleuve

le plus gros débit : l'Amazone avec 163 000 m3/s au niveau de la ville d'Óbidos (située à plus de 700 km de l'embouchure). Des études récentes donnent un débit de l'ordre de 209 000 m3/s au niveau de l'embouchure (source).
Le 2ème fleuve en débit est le Congo avec 40 000 m3/s.
le plus long : Nil -> Rukarara : 6 718 km. Cependant, une controverse existe entre l'Amazone et le Nil avec des longueursces longueurs qui peuvent varier entre 6259 km et 6800 km pour l'Amazone et entre 5499km et 6695 km pour le Nil en fonction de la saison à laquelle est faite la mesure et en fonction de la source considérée (source: National Geographic, étude juin 2007).
la plus grand embouchure : l'Amazone avec 350 km de large
le plus grand bassin versant : l'Amazone avec 7 000 000 km2

Geyser

le plus grand et actif : Steamboat Geyser sur le site de "Norris Geyser Basin", jailli à 90 m de haut (Yellowstone, USA)

Volcan

Explosion la plus colossale : celle du Krakatoa (Indonésie) qui fût entendue jusqu'à l'île Rodrigue à 4 811 km du volcan le 27/08/1883
En 1815, l'explosion du Mont Tambora sur l'île de Sumbawa en Indonésie, fut entendue à plus de 1 900 km ! L'eruption fut qualifiée de "super-colossale" sur l'indice d'explosivité volcanique (rang 7 sur 8). 71 000 personnes furent tuées. Ce volcan est toujours actif.

Roche

La plus vieille : 4,016 milliards d'années

Dunes

Les plus hautes : jusqu'à 500 m dans le désert Badain Jaran à l'ouest de la Mongolie intérieure (Chine)

Arbre

le plus vieux : 5000 ans estimé pour les pins de Californie Pinus longaeva
Le vétéran a été abattu en 1964 et devait avoir 4900 ans.
En Iran dans de la province de Yazd a Abarkuh, le Pr. russe Alexandrof estime entre 4 500 à 5 000 ans l'âge d'un Cypres (Cupresaceae). L'arbre mesure 25 m, a un tronc de 18,6 m de diamètre et des branches atteignant 4,5 m de diamètre ! Mais le record est détenu par un un sapin âgé de plus de 7 800 ans en Suède !
Le plus imposant : le séquoia géant (Sequoiadendron gigenteum), originaire de la Sierra Nevada en Californie. Le plus célèbre des séquoias géants se nomme "Général Sherman", il mesure 83,8m de haut, et a une circonférence de 31,1 mètres. Il est considéré comme le plus grand arbre du monde en volume.
Le plus haut : le séquoia de Californie ou Redwood (Sequoia sempervirens). Cette espèce vit près des côtes de Californie du Nord. Cet arbre plus mince que le précédent, atteint des hauteurs record de plus de 100 m. Le plus haut arbre vivant mesure 112 mètres.
Le sapin de Douglas, ou Douglas (Pseudotsuga Menziesii). Encore un arbre géant ! C'est un Douglas, aujourd'hui disparu, qui détient toujours le record absolu de hauteur (127 mètres, en 1895 en Colombie Britannique).

Chutes d'eau

La plus haute : Angel (Salto Angel) 979 m affluent du Caroni ; Canaima, P.N. Canaima ; Venezuela

Vie

condition thermique maximale : 121°C
Le moustique, capable de survivre à un séjour dans l'espace

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MessageSujet: Re: La Terre La Terre - Page 2 2110Jeu 2 Fév - 12:06

Les chiffres-clés de notre planète : la Terre

Données astronomiques

Distance moyenne au soleil : 149 597 890 km
Période de rotation : 23 h 56 mn 04 s
Période de révolution : 365,25 jours (1 an)
Vitesse orbitale moyenne : 29,8 km/s
Vitesse orbitale à l'équateur : 1674 km/h environ
Vitesse de libération (pour s'échapper de l'influence gravitationnelle de la Terre) : 11,2 km/s
Inclinaison de l'axe de rotation sur le plan de l'écliptique : 23° 27'
Age : 4 550 000 000 ans environ (datation isotopique)

Données physiques

Circonférence à l'équateur : 40 076 km
Rayon moyen : 6 371,03 km
Rayon équatorial : 6 378,164 km
Rayon polaire : 6 356, 779 km
Densité moyenne : 5,52
Masse : 5,98.1024 kg
Masse de l'atmosphère : 5,13.1015 tonnes
Calcul : Surface de la Terre x Pression baromètrique (environ 10 tonnes/m²)
Volume d'eau total : 1 400 millions km3
Volume : 1 083 320 000 000 km3
Gravité à la surface : 980,665 cm/s2
Vitesse de libération : 11 180 m/s
Masse volumique de l'air (à 0° C et sous 760 mm Hg) : 0,00129 g/cm3
Albédo moyen : 0,30
Albédo des continents : 0,34
Albédo des océans : 0,26

Températures et gradient thermique adiabatique

Apport énergétique du soleil : 1380 w / m2 (constante solaire) au niveau de l'atmosphère
Température à 100 km de profondeur : 2 400°C
Température moyenne en surface : + 15°C
Température à 1 km d'altitude : + 8,5°C
Température à 5,5 km d'altitude : - 21,2°C
Température à 10 km d'altitude : - 50°C
Température à 80 km d'altitude : - 100°C

Superficies

Superficie totale : 510 065 700 km2
Superficie des océans : 360 700 000 km2 (70,71 %)
Superficie des terres émergées : 149 400 000 km2 (29,29 %)
Superficie de l'Océan Pacifique : 179 700 000 km2
Superficie de l'Océan Atlantique : 106 100 000 km2
Superficie de l'Océan Indien : 74 900 000 km2
Superficie de l'Asie : 43 807 785 km2
Superficie de l'Afrique : 30 281 812 km2
Superficie de l'Amérique du Nord et Centrale : 24 343 681 km2
Superficie de l'Amérique du Sud : 17 845 439 km2
Superficie de l'Europe : 10 392 855 km2
Superficie de l'Antarctique : 14 107 637 km2

Points culminants (par continents)

Altitude moyenne : 840 m
Asie : Mt Everest (8 847 m)
Afrique : Mt Kilimandjaro (5 895 m)
Amérique du Nord et Centrale : Mt McKinley (6 194 m)
Amérique du Sud : Cerro Aconcagua (6 960 m)
Europe politique : Mt Blanc (4 810 m)
Europe géographique : Mt Elbrouz (5 562 m)
Océanie : Puncak Jaya (5 030 m)
Antarctique : Vinson Massif (5 140 m)

Profondeurs océaniques et marines

Profondeur moyenne : -3 800 m
Pacifique Ouest : fosse des Mariannes : "Challenger Deep" (-11 035 m) - Fosse Tonga (-10 882 m)
Pacifique Est : fosse Pérou-Chili (-8 064 m) - Fosse du Guatemala (-6 662 m)
Atlantique : fosse de Porto Rico (-9 218 m) - Fosse des Sandwich du Sud (-8 264 m)
Indien : fosse de la Sonde-Java (-7 450 m) - Fosse de Madagascar Ouest (-6 400 m)
Méditerranée : Sud du cap Matapan (-5 121 m) - sud-est de la Sicile (-4 115 m)
Glacial Antarctique : -6 972 m
Glacial Arctique : -5 520 m
Mer Rouge : -3 039 m
Mer Noire : -2 245 m
Adriatique : -1260 m
Mer de Marmara : -1 273 m
Baltique : -470 m
Mer du Nord : -725 m
Manche : -172 m
Golfe Persique : -110 m
Pas-de-Calais : -64 m
Mer d'Azov : -13 m

Superficies des principales îles

Groenland : 2 175 600 km²
Nouvelle-Guinée : 785 000 km²
Bornéo : 736 000 km²
Madagascar : 596 000 km²
Baffin : 476 000 km²
Sumatra : 471 000 km²
Grande-Bretagne : 228 200 km²
Hondo : 228 000 km²
Ellesmere : 198 400 km²
Victoria : 192 700 km²

Superficies des principaux lacs

Mer Caspienne : 371 000 km²
Lac Supérieur : 84 131 km²
Lac Victoria : 68 100 km²
Lac Huron : 61 797 km²
Lac Michigan : 58 016 km²
Mer d'Aral : 34 000 km² environ en 2 000 (en voie d'assèchement)
Lac Tanganika : 32 893 km²
Grand Lac de l'Ours : 31 792 km²
Lac Baïkal : 31 500 km²
Lac Nyassa/Malawi : 30 800 km²
Grand Lac des Esclaves : 28 438 km²
Lac Érié : 25 612 km²
Lac Winnipeg :24 514 km²
Lac Ontario : 18 941 km²
Lac Ladoga : 18 400 km²
Lac Balkhach : 16 300 km²

Longueur des principaux fleuves

Nil - Kagera : 6 671 km
Amazone - Ucayali : 6 280 km
Mississippi - Missouri - Red Rock : 5 970 km
Chang Jiang (Fleuve Bleu) : 5 800 km
Amazone - Maranon : 5 500 km
Ob - Irtys : 5 410 km
Gange-Brahmapoutre : 5 401 km
Huang He (Fleuve Jaune) : 4 845 km
Congo : 4 700 km
Amour : 4 667 km
Léna : 4 400 km
Irtych (affluent de l'Ob) : 4 248 km
Niger : 4 184 km
Ienisseï : 4 129 km
Parana : 4 025 km
Mékong : 4 023 km
Volga : 3 701 km

Population

Nombre d'habitants : environ 6,5 milliards
Nombre de villes et villages : environ 2 millions au maximum

Divers physique

Zéro absolu (limite physique du froid) : -273,15°C

Vitesse de la lumière dans le vide: 299792456,2 m par seconde

Vitesse du son :
dans l'air sec (0°C): 331 m/s
dans l'eau pure (25°C): 1498 m/s
dans l'acier (0°C): 5950 m/s

Source
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