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Environnement

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MessageSujet: Environnement Environnement 2110Mer 25 Jan - 20:23

La pollution atmosphérique ou pollution de l'air

La pollution de l'air en milieu urbain, qui se caractérise par la présence de particules fines (les aérosols, et notamment de carbone) et de smog urbain (y compris l'ozone) bien visible, cause en moyenne chaque année la mort prématurée de 2,3 millions de personnes dans le monde dont 400 000 en Europe, selon l'Organisation météorologique mondiale et la Commission Européenne.

AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 12:59

Une prise de conscience récente

Environnement Periph10
Boulevard périphérique à Paris

Dorénavant, les médias relatent quotidiennement les problèmes environnementaux. Les occasions sont malheureusement devenues multiples et la pollution atmosphérique s'impose comme un sujet qui touche de plus en plus les citoyens.

Car la pollution n'est pas seulement visuelle ou olfactive mais elle entraîne des centaines de milliers voire des millions de morts prématurées. En Asie, la Banque Mondiale estime que plus d'1,5 million de personnes en décèdent chaque année. En Europe, c'est 400 000 personnes !

A ce titre, les alertes sont nombreuses comme en témoigne la presse : "En Île-de-France AIRPARIF recommande aux personnes à risques (jeunes enfants, personnes asthmatiques ou allergiques, insuffisants respiratoires chroniques, personnes âgées... ) d'éviter toute activité physique intense et de respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours" (TF1, le 18 juillet 1999) ; "La pollution atmosphérique s'est aggravée en Île-de-France : Tous les éléments étaient conjugués pour que des pics de pollution atmosphérique soient à nouveau enregistrés (...) une météo défavorable, avec du soleil et un vent faible, une circulation routière très intense" (Le Monde, le 30 juillet 1999).

Ces deux extraits de presse écrite et de journal télévisé rendent compte des quatre composantes de la pollution atmosphérique :

- celle-ci est nuisible à la santé des personnes sensibles et vulnérables,
- les activités sportives leur sont déconseillées,
- elle se traduit par des " pics " lors de situations météorologiques anticycloniques,
- elle émane majoritairement du trafic routier.

L'état de la qualité de l'air en Île-de-France est donnée par le réseau de surveillance AIRPARIF.

Ces informations et ces préoccupations relativement récentes (elles datent d'une trentaine d'années environ) attestent du renforcement des réseaux de mesures de la pollution atmosphérique et expliquent les agitations politiques et gouvernementales.
La journée annuelle "En ville sans ma voiture" dont les avantages ne sont pas perçus unanimement en est un exemple tout comme les efforts très récents des constructeurs automobiles qui nous proposent enfin des moteurs alternatifs (hybrides, électriques...).
Tandis que la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie fut promulguée fin 1996, la même année les programmes PRIMEQUAL (qui a pour objectif de dresser un état des connaissances sur les différents aspects de la pollution atmosphérique) et PREDIT (focalisé sur la pollution des transports terrestres) se sont associés sous le terme PRIMEQUAL-PREDIT, programme national de recherche pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale. Ceci, afin de maintenir la cohérence de toutes les recherches menées dans le domaine de la pollution de l'air urbain. De plus, l'année 1999 a vu apparaître les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air (PRQA) qui répertorient sur une échelle régionale les principaux polluants atmosphériques et l'évolution des sources d'émissions.

Définition et composition de l'air

L'air demeure un élément fondamental et indispensable pour les êtres vivants. Ainsi, chaque jour, nous inspirons environ 20 m3 d'air. Celui-ci se compose originellement d'un ensemble de gaz et de particules dont la présence et les concentrations sont telles que la vie est possible, ce qui reste pour l'instant un cas unique dans l'ensemble des planètes connues.

Environnement Air10

L'air, un milieu dynamique perturbé

La connaissance exhaustive de la composition de l'air reste hors de portée. C'est en effet un milieu dynamique : ses multiples constituants sont en perpétuelle transformation, par suite des conditions météorologiques, des flux atmosphériques et des réactions chimiques. Ainsi, les variations temporelles sont considérables.
Et, depuis la formation de la Terre, le système climatique a continuellement évolué, conséquence de phénomènes naturels (astronomiques, géologiques et biologiques notamment) évoluant sur de longues périodes de dizaines de milliers d'années voire davantage. Pourtant, même si des événements d'origine naturelle peuvent induire des changements brutaux dans la composition de cet équilibre atmosphérique (comme en témoignent les éruptions volcaniques et les collisions avec des météorites), depuis le début de l'ère industrielle, il y a 200 à 250 ans, les sociétés humaines perturbent sensiblement l'atmosphère et le climat sur un pas de temps beaucoup plus court.

En effet, nous introduisons de plus en plus d'éléments chimiques nocifs pour la santé dans l'air que nous respirons, et ceci dans des quantités telles que la biosphère peine à les "digérer".
La pollution atmosphérique signifie donc la présence indésirable d'impuretés ou l'élévation "anormale" de la proportion de certains constituants de l'atmosphère. La loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (dite loi Lepage) du 30 décembre 1996 propose une définition : "Constitue une pollution atmosphérique au sens de la présente loi l'introduction par l'homme, directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives."
Les conséquences et les réponses

Trois conséquences majeures en découlent :

- l'accentuation de pathologies respiratoires,
- l'appauvrissement des écosystèmes,
- ainsi qu'une modification des systèmes climatiques à différentes échelles (planétaire à locale).

C'est pourquoi, en France, la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie est à l'origine de trois plans régionaux :

- le plan régional pour la qualité de l'air présenté en 1999 (PRQA).
- le plan de protection de l'atmosphère (PPA).
- le plan de déplacement urbain (PDU) présenté en 1999, actuellement en révision.

Chacun de ces plans tente d'exposer et de mieux comprendre les composantes de la pollution atmosphérique afin d'y remédier suivant des objectifs propres par des propositions et des décisions. Ainsi, "pour être durable, la ville se doit de conjuguer densité urbaine et circulation douce, qualité urbanistique et transport en commun." (PRQA, 1999).
De plus, le Plan Climat 2004-2012, annoncé le 22 juillet 2004 par le Gouvernement, devrait permettre à la France de remplir son engagement au titre du protocole de Kyoto (émissions de gaz à effet de serre en 2008-2012 au même niveau qu'en 1990).

La distribution verticale de la pollution atmosphérique

La partie de l'atmosphère concernée par les problèmes de pollution comprend la troposphère (du sol jusqu'à 8 à 15 km d'altitude suivant la latitude) et la stratosphère (entre 15 et 50 km d'altitude). En effet, les émissions de polluants à durée de vie supérieure à 5 ans environ peuvent atteindre la stratosphère. La concentration et/ou la dispersion des polluants dépendent ensuite en général des conditions météorologiques.

Les sources de la pollution atmosphérique

Nous insisterons ici exclusivement sur les sources anthropiques (c'est à dire liées aux activtés humaines) de la pollution.
En effet, bien que non négligeables, les sources naturelles qui modifient la composition de l'atmosphère (éruptions volcaniques, embruns marins, poussières extra-terrestres, pollens, spores, bactéries, respiration des êtres vivants et décompositions naturelles) ne s'intègrent que timidement dans les préoccupations actuelles sur la pollution de l'air. Ceci s'explique logiquement par la place de plus en plus importante qu'occupent les activités humaines en tant qu'émettrices de polluants, sur des échelles temporelles réduites et aux conséquences significatives sur notre santé et notre environnement.

Source
AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:05

Les sources de la pollution atmosphérique

Les gaz et les particules solides

Les principales substances polluant l'atmosphère peuvent se répartir schématiquement en deux groupes : les gaz et les particules solides (poussières, fumées). On estime que les gaz représentent 90 % des masses globales de polluants rejetées dans l'air et les particules les 10% restants. (Encyclopædia Universalis, 1998)

Origines de la pollution atmosphérique

La pollution de l'air est la résultante de multiples facteurs : croissance de la consommation d'énergie, développement des industries extractives, métallurgiques et chimiques, de la circulation routière et aérienne, de l'incinération des ordures ménagères, des déchets industriels, etc. Ainsi, la production et l'utilisation d'énergie en sont les principaux moteurs.
La pollution atmosphérique sévit surtout en milieu urbanisé et dans les zones d'activités, non seulement par suite de la concentration des industries et des foyers domestiques, mais aussi à cause de la circulation des véhicules à moteur. L'étalement des grandes agglomérations a pour corollaire des besoins en transports toujours plus nombreux.
Mentionnons également les feux de végétation tropicale issus de la culture sur brûlis, qui dégagent de la suie, du dioxyde de carbone, du monoxyde de carbone, des hydrocarbures, du monoxyde d'azote et du dioxyde d'azote. Cette pollution reste encore une des plus importantes. Elle est même bien visible sur l'imagerie satellitaire. Cependant, elle concerne peu directement les pays riches.

Environnement Air11

La pollution émane donc de sources variées qui rejettent des polluants dits primaires. Puis, au contact les uns des autres, par synergie et réactions chimiques avec d'autres composants de l'atmosphère, ces "précurseurs" engendrent des polluants dits secondaires, même à forte dilution, qui sont très toxiques.

"Ainsi, l'anhydride sulfureux (SO2) va s'oxyder dans l'air en SO3, lequel, à son tour, donnera, avec la vapeur d'eau, de l'acide sulfurique. Il contribuera ainsi, de façon déterminante, avec l'acide nitrique formé à partir des oxydes d'azote, à l'apparition du phénomène des pluies acides, véritable fléau qui sévit dans les pays industrialisés." (Encyclopædia Universalis, 1998). Ceci n'est qu'un exemple qui illustre la complexité du phénomène et les conséquences d'une simple pollution primaire. Dans ces conditions, les spécialistes éprouvent davantage de difficultés à caractériser les émetteurs en amont d'une pollution, ce qui ralentit de surcroît les prises de décision. En fait, la prévention des risques ne semble pas encore acquise par nos sociétés qui réagissent plutôt lorsqu'un événement environnemental parfois tragique survient, comme en témoignent les catastrophes écologiques récentes.

La boulimie énergétique des pays industrialisés

A tous les stades de l'activité humaine, c'est l'usage des hydrocarbures fossiles et du charbon, qui demeurent au premier rang des sources de contamination de l'environnement.
L'extraction et la combustion de produits pétroliers s'accompagnent d'innombrables pollutions : marées noires, raffinage qui salissent les eaux continentales, de même que les vidanges "sauvages" et autres usages dispersifs des hydrocarbures.

De surcroît, leur combustion libère dans l'atmosphère divers polluants gazeux (gaz carbonique, oxyde de carbone, de soufre, d'azote, hydrocarbures imbrûlés, dérivés du plomb utilisés comme additifs dans les essences, etc.).
La boulimie énergétique propre aux pays industrialisés s'accompagne d'une contamination sans cesse accrue de l'air, des eaux continentales, de l'océan et même des sols par les innombrables substances polluantes produites par les combustions.

Source
AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:11

Les pollutions planétaires

Elles affectent l'ensemble des équilibres planétaires, mais présentent parfois de fortes hétérogénéités zonales. Elles se manifestent sur des pas de temps longs (pluri annuel, décennal, séculaire...).

La destruction de l'ozone atmosphérique

Cette fine couche agit comme un filtre en absorbant le rayonnement ultraviolet solaire nuisible aux êtres vivants (UV-B). Or, depuis la fin des années soixante-dix, elle est attaquée par les CFC et les halons, ceci dans la plupart des régions de la planète (sauf les régions tropicales). Les fluorures sont notamment rejetés dans l'air par diverses industries, surtout celle de l'électrochimie de l'alumine.

L'effet de serre

Environnement Voitur10
La circulation automobile amplifie l'effet de serre

Ce phénomène naturel de piégeage par l'atmosphère de la fraction du rayonnement solaire ré-émis par la Terre est amplifié par les rejets excessifs de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d'azote...
A la fin du XIXème siècle, l'atmosphère contenait environ 235 Gt de carbone. A partir de 1970, la combustion d'énergies fossiles a émis 4,5 Gt de carbone par an, 6 Gt en 1990 et 8 Gt actuellement.
En conséquence, on observe une croissance continue de la teneur de l'air en CO2, au rythme actuel de 1,5 ppm par an. Les mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa (Hawaii) et l'étude des bulles d'air emprisonnées dans les calottes polaires, montrent que la concentration est passée d'environ 270 ppm dans les années 1850 (début de la civilisation industrielle) à 380 ppm en 2005. La civilisation technologique a donc déjà perturbé le cycle du carbone à l'échelle globale. En outre, cette augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique est susceptible de provoquer d'importantes modifications climatiques. Tout accroissement de sa concentration atmosphérique induit automatiquement un réchauffement des basses couches de la troposphère (Encyclopaedia Universalis, 1998).
Ce qui devrait perturber les systèmes climatiques comme en témoignent peut-être déjà les multiples catastrophes "naturelles" et les anomalies météorologiques des dernières années, à travers le monde.

Les aérosols

L'atmosphère contient de toutes petites particules solides ou liquides en suspension, appelées aérosols. Ce sont des particules insédimentables car elles ne peuvent pas se déposer sur le sol sous l'effet de la gravitation. Leur taille varie de quelques nanomètres à presque 100 microns, soit l'épaisseur d'un cheveu.
En moyenne globale, environ trois milliards de tonnes d'aérosols sont émis chaque année par une multiplicité de sources à la fois naturelles (cendres volcaniques, poussières désertiques, embruns marins) et humaines (fumées d'industrie, gaz d'échappement, poussières issues de feux agricoles), ce qui induit une très grande diversité de leurs propriétés.
Dans la stratosphère, les aérosols, principalement d'origine volcanique, sont rares mais ils peuvent résider plusieurs années. Dans la basse troposphère, où ils sont en général beaucoup plus abondants, les aérosols séjournent quelques jours seulement, cette durée variant essentiellement selon les précipitations (CNES,04/2006).

Entre janvier et mars 1999 une équipe de 150 scientifiques de différentes nationalités conduite par le prix Nobel de Chimie P.CRUTZEN et par V.RAMANATHAN de l'Institut océanographique Scripps de San Diego a mis en évidence la présence d'un nuage de pollution qui s'étend sur prés de 10 millions de km2 au-dessus de l'océan Indien ! Il s'agit en fait d'un nuage de pollution de 3 kilomètres d'épaisseur comprenant particules en suspension, suies, aérosols et composés chimiques qui ne persistent qu'à cause des activités humaines (feux de forêts, combustion des déchets agricoles, des carburants fossiles des véhicules, des industries et des centrales électriques, rejets des millions de fourneaux brûlant du bois notamment). Ce nuage a déjà entraîné la mort prématurée d'une centaine de milliers de personnes et pourrait en toucher jusqu'à trois millions !
Ce type de pollution anthropique sur un espace aussi étendu est un élément relativement nouveau dans les pollutions globales et demeure encore peu médiatisé comparativement au "trou" dans la couche d'ozone et l'effet de serre. Ces émissions peu contrôlées et très polluantes des pays en voie de développement sont susceptibles d'engendrer à l'échelle planétaire des menaces très sérieuses, tout comme les éruptions volcaniques dont les rejets atteignent la tropopause.

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:14

Les pollutions régionales

Celles-ci sévissent dans un rayon compris entre 100 et 1 000 kilomètres et exercent leurs effets sur des pas de temps mensuels à pluriannuels.

La pollution acide

Ce sont les dépôts acides dus aux émissions anthropiques de dioxyde soufre (SO2) et d'oxydes d'azote (NOx) notamment. Ainsi, le dioxyde de soufre peut se transformer en trioxyde de soufre (SO3) et acide sulfurique (H2SO4) en association avec les particules.
"Les pluies acides sont dues d'une part à l'inclusion de gaz et d'aérosols lors de la formation de la gouttelette de brouillard à l'intérieur du nuage (rain-out), et d'autre part à la captation d'aérosols et de gaz lorsque les gouttes de pluie tombent (wash-out), il s'en suit une diminution du PH des précipitations" (K. PAJOT, 1994).
La combustion dans les centrales électriques thermiques, l'industrie (avec les émanations de l'industrie chimique) et les transports sont les principaux responsables de ce type de pollution.

La pollution photochimique

Elle est générée dans la troposphère sous l'effet du rayonnement solaire qui implique des réactions chimiques avec divers polluants primaires comme les oxydes d'azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO) et les Composés Organiques Volatils non-Méthaniques (COVNM). Cette pollution se forme sous certaines conditions climatiques et météorologiques : en été avec une température supérieure à 25°C et sous l'effet du déplacement des masses d'air.
Le résultat, c'est la formation de composées photo-oxydants dits "secondaires" dont les indicateurs principaux sont le NO2 et l'O3, et dans une moindre mesure de PAN (PéroxyAcétylNitrate).

Le dioxyde d'azote (NO2)

Le dioxyde d'azote est un polluant caractéristique du trafic automobile, c'est pourquoi il se concentre le long des voies de circulation.

En Ile-de-France, l'objectif de qualité (40 mg/m3), devenu en 2010 une valeur limite contraignante, est toujours dépassé dans le cœur dense de l'agglomération et très largement le long du réseau routier principal francilien. Ainsi, en 2009, environ 3,4 millions de Franciliens (dont plus de neuf Parisiens sur dix) étaient potentiellement concernés par un dépassement de l'objectif de qualité annuel...
Cette situation ne devrait pas s'améliorer du fait de "la généralisation en cours de technologies (filtres à particules) visant à abaisser les niveaux de particules rejetés par les véhicules diesel, majoritaires en France, mais qui induit paradoxalement des rejets accrus de dioxyde d'azote", souligne AirParif.

Enfin, la présence de niveaux d'ozone toujours importants favorise elle aussi la formation de dioxyde d'azote à travers la chimie atmosphérique.

L'ozone (O3)

Principal composant du "smog", il est le produit d'une réaction chimique entre les oxydes d'azote (NOx) et les Composés Organiques Volatils (COV), qui sont émis lors de la combustion des énergies fossiles. Les transports et l'activité industrielle - notamment la production d'électricité - sont les principales activités humaines à l'origine de l'émission de ces composés précurseurs.

La formation de l'ozone est favorisée par la chaleur et la lumière du soleil. Le réchauffement climatique devrait donc accroître la formation et la concentration d'ozone. De plus, des températures plus élevées entraînent une stagnation de l'air, conduisant l'ozone à rester plus longtemps au même endroit et augmentent par conséquent l'exposition humaine et l'impact sur la santé.

La formation de l'ozone nécessite quelques heures durant lesquelles les masses d'air se déplacent sous l'influence des vents dominants. Cette situation explique pourquoi certaines zones rurales, en particulier celles sous le vent des polluants, sont plus souvent touchées par l'ozone que l'agglomération elle-même. Depuis un siècle, les niveaux de fond planétaires sont en hausse régulière.

Les risques pour la santé

L'ozone peut être responsable de nombreux effets indésirables sur la santé humaine, notamment des irritations, des crises de toux, une aggravation des crises d'asthme, des maladies pulmonaires chroniques et peut conduire à une mort prématurée. Il s'agit d'un polluant qui affecte la santé de chacun, bien que certains groupes comme les enfants, les personnes âgées, les personnes travaillant à l'extérieur et les sportifs y soient plus sensibles.

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:20

Les pollutions locales

Elles s'inscrivent dans des pas de temps assez courts (jour, semaine...) et sur des espaces réduits, depuis les milieux confinés jusqu'à l'échelle d'une agglomération.

Le dioxyde de soufre ou l'anhydride sulfureux (SO2)

Environnement Incine10

Son origine est liée à la présence de soufre, impureté qui est contenue dans presque tous les combustibles fossiles, notamment le fuel et le charbon ; leur combustion oxydant le soufre en oxyde de soufre.
Les principales sources de ce gaz sont les centrales thermiques, les centres de production de chauffage, et les grosses installations de combustion de l'industrie.
Les secteurs tertiaire et résidentiel (chauffage individuel ou collectif) constituent le deuxième type d'émetteur, alors que les transports ne représentent qu'une faible part des émissions totales, pour la plupart à cause du trafic diesel. Ainsi, les émissions de dioxyde de soufre sont surtout concentrées en période de chauffe hivernale avec le chauffage au fioul.

Conséquences sur la santé

C'est un irritant respiratoire qui agit en synergie avec les particules et se retrouve davantage dans les zones industrielles. C'est le polluant dont l'impact sur l'ensemble des êtres vivants est de loin le plus préoccupant. En effet, il provoque à court terme un accroissement de la morbidité (nombre de personnes souffrant d'une maladie donnée pendant un temps donné dans une population) respiratoire voire à plus long terme, des risques de bronchite chronique.

Il se transforme rapidement dans l'air en acide sulfurique, très hygroscopique (qui a tendance à absorber l'eau et à former des noyaux de condensation), qui conditionne la formation des smogs acides.
L'anhydride sulfureux est aussi responsable des pluies acides, en provocant une acidification incessante du PH des précipitations dans l'ensemble des pays industrialisés. Ce qui engendre notamment un dépérissement à vaste échelle des forêts de conifères, et de l'acidification des eaux des lacs situés sur terrains cristallins.
Les teneurs moyennes annuelles en dioxyde de soufre ont été divisés par 10 en quarante ans environ. En effet, de grand progrès ont été réalisés notamment dans les années soixante-dix sur les émissions industrielles et/ou liées aux rejets de chauffage. Ainsi, la diminution sensible de l'industrialisation de la région, l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité au détriment des centrales thermiques, et la prise de mesures techniques et réglementaires, ont eu pour effet de faire nettement diminuer les émissions de dioxyde de soufre. De plus, la diminution sensible du taux de soufre dans le gasoil dès le 1er octobre 1996 (0,05 % au lieu de 0,2 %) a contribué à diminuer encore la part du secteur transport dans les rejets de dioxyde de soufre.

Les particules en suspension

La composition des particules qui interviennent dans l'atmosphère reste complexe à déterminer vu qu'elles résultent de mélanges de substances et d'agrégats dont l'origine, la granulométrie et la composition chimique varient en fonction du temps et de l'environnement.
On peut ainsi y relever du carbone, des composés minéraux d'origine tellurique ou anthropique (métaux, sels, nitrates, sulfates, composés organiques : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)). Les sulfates et le carbone restent les constituants principaux des particules. De plus, celles qui sont émises par différentes sources se modifient au cours de leur passage dans l'atmosphère. Par exemple, une particule carbonée d'origine diesel de 0,1 micromètre (µm) peut s'agglomérer avec d'autres particules et s'enrober de nitrates et de sulfates provenant de la transformation chimique des polluants gazeux.
Elles sont mesurées suivant différentes méthodes : la méthode des Fumées Noires (FN) qui prend en compte les particules carbonées de moins de 5 µm, et les PM qui signifient "Particulate Mater" en anglais, le nombre suivant désignant la taille supérieure en micromètre des particules mesurées (ex. les PM10 rassemblent toutes les particules de moins de 10 µm).
Enfin, l'évolution quantitative des poussières, montre que depuis 1956, les teneurs annuelles de fumées noires ont diminué de près de 80% pour les sites de pollution urbaine de fond. On observe cependant une certaine stabilité depuis une dizaine d'années avec même une légère augmentation pour l'année 1998. De surcroît, des méthodes de calcul différentes instaurées à partir de 1993 induisent des indices de fumées noires plus faibles de 25% environ par rapport aux années précédentes.

Les oxydes d'azote (NOx)

Ils sont constitués du monoxyde d'azote (NO) à 90-95 % environ et du dioxyde d'azote (NO2). Le NO se forme par combinaison de l'azote (N2) et de l'oxygène (O2) de l'air lors de combustions à hautes températures. Il est ensuite rapidement oxydé en NO2 par d'autres polluants atmosphériques tels que l'O2 ou l'O3. Le dioxyde d'azote peut alors être considéré comme un polluant secondaire.
Près d'un tiers des émissions de dioxyde d'azote est d'origine anthropique. Les transports routiers sont les principaux responsables de ces rejets avec environ deux tiers en Île-de-France (CITEPA,1998). C'est pour cela que ce polluant reste un bon indicateur du trafic automobile.
Le reste provient des sources fixes de combustion telles que les centrales thermiques de production électrique, les installations de chauffage ou encore les usines d'incinération. Les NOx sont à l'origine des dépôts acides avec le SO2 et participent à la pollution photochimique. En effet, ils se transforment en des composés très dangereux, les peroxyacylnitrates (PAN) dans les atmosphères urbaines polluées et ensoleillées. Ces dernières sont le siège de diverses réactions conduisant à la formation d'O3, lequel va à son tour agir sur d'autres polluants, par exemple les hydrocarbures imbrûlés, qu'il oxyde en peroxyacycles. La réaction de ces derniers avec les oxydes d'azote produit des PAN, lesquels sont particulièrement toxiques à la fois pour les végétaux et les animaux. De plus, à des concentrations élevées, les oxydes d'azote peuvent engendrer des maladies respiratoires chroniques.

Le dioxyde d'azote (NO2)

Le NO2 est un gaz oxydant puissant, qui pénètre facilement dans les poumons. A des concentrations dépassant 200 µg/m3 sur de courtes périodes, il provoque des irritations et des inflammations de l'appareil respiratoire et une augmentation de l'hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques.
Dans l'air ambiant, les niveaux de NO2 ont eu tendance à stagner ou augmenter en proximité du trafic automobile depuis le milieu des années 1990. A l'heure actuelle, la valeur limite annuelle (40 µg/m3) n'est pas respectée sur de nombreux sites trafic, en particulier au sein de grandes agglomérations telles que Paris, Lyon, Marseille, Nice, Grenoble, Rouen. Les concentrations varient selon les saisons. Les niveaux de NO2 semblent se stabiliser entre 50 et 60 µg/m3 en hiver et 40 à 50µg/m3 en été.

Enfin, le NO2 réagit dans l'air des villes et contribue à la formation d'autres polluants, ozone et particules secondaires. C'est actuellement essentiellement dans le flux de circulation en agglomération et notamment à l'intérieur de l'habitacle de véhicules que des niveaux de NO2 les plus importants sont relevés (de 100 à plus de 500 µg/m3). Ces niveaux peuvent tout à fait induire des effets toxiques sur le système respiratoire, en particulier pour les populations sensibles (asthmatiques notamment) (AFSSET, 09/2009).

Le monoxyde de carbone (CO)

C'est un gaz inodore et incolore qui représente le principal polluant de l'air (quantitativement) et résulte de la combustion incomplète et rapide des combustibles et carburants. C'est pourquoi il est associé aux transports routiers (à l'essence notamment), aux procédés industriels à combustion en général. Ce polluant est un bon indicateur des conditions de trafic (congestion, fluidité...) et de l'évolution de la part des véhicules diesel et essence dans la structure du parc automobile.
A forte dose, il agit sur l'hémoglobine qui ne fixe plus l'oxygène et peut engendrer des lésions du système nerveux et des troubles cardio-vasculaires. En effet, une asphyxie générale de l'organisme, et plus particulièrement du cerveau peut survenir, ce qui conduirait à une grande fatigue, des céphalées, des dépressions et des complications neuropsychiques (F. VERLEY, 1994).

Les composés organiques volatils

L'Environmental Protection Agency des Etats-Unis propose la définition suivante : "On appelle composé organique volatil (COV) tout composé organique qui, une fois libéré dans l'atmosphère, peut y demeurer pendant un temps suffisamment long pour participer à des réactions photochimiques. Bien qu'il n'y ait pas de démarcation nette entre les composés volatils et non volatils, les composés qui s'évaporent rapidement aux températures ambiantes constituent la part principale des COV. La quasi-totalité des composés organiques qui peuvent être considérés comme des COV ont une tension de vapeur > 0,1 mm de Hg à 20 °C sous une atmosphère."

Les COV regroupent de nombreuses espèces parmi lesquelles :

- des composés aromatiques monocycliques (HAM), qui représentent jusqu'à 30 % des hydrocarbures non méthaniques dans la plupart des milieux urbains et concourent avec les oxydes d'azote à la formation des photo-oxydants dans l'air ambiant. Ils comprennent notamment le benzène, le toluène, l'éthylbenzène, les xylènes et le 1,2,4 triméthylbenzène (124 TMB)

- des hydrocarbures volatils (alcanes, alcènes, aromatiques)

- des composés carbonylés (aldéhydes et cétones)

En milieu urbain, les COV émis proviennent des gaz d'échappement des véhicules, de l'évaporation des carburants automobiles mais aussi des combustibles liquides (gaz naturel, carburants industriels et activités industrielles variées : usages de solvants...)
Ces substances ont des propriétés chimiques et toxicologiques qui varient d'un composé ou d'une famille à l'autre. Les effets sur la santé vont de la simple gêne olfactive, à l'irritation (aldéhydes), à une diminution de la capacité respiratoire jusqu'aux effets mutagènes et cancérogènes (comme le benzène et benzo(a)pyrène)
Parmi ces polluants celui qui est le plus connu et le plus suivi est le benzène. L'évolution des concentrations en benzène montre une baisse depuis 1994 sur trois sites de mesure d'AIRPARIF, (le réseau de surveillance de la pollution en Île-de-France) la place Victor Basch et la rue de Dantzig étant des stations de trafic respectivement de circulation intense et moyenne. L'objectif de qualité de 2 µg.m-3 en moyenne annuelle est nettement dépassé. Ce polluant demeure donc très préoccupant.

Les métaux lourds

Ils sont nombreux et l'on retrouve comme éléments majeurs : le plomb (Pb), le fer (Fe), l'aluminium (Al), le zinc (Zn) et le magnésium (Mg) Ils sont issus majoritairement des usines d'incinération de déchets et du trafic automobile.

Le plomb provient principalement de la combustion des additifs au plomb contenu dans l'essence. Incorporé de façon systématique à l'essence en raison de ses propriétés antidétonantes, il constitue à lui seul 80% des 1 000 tonnes qui sont rejetées, chaque année, dans l'atmosphère. Heureusement, sa teneur dans les carburants a été progressivement réduite, jusqu'à son interdiction définitive le 1er janvier 2000. Résultat : en dehors de quelques agglomérations industrielles comme Dunkerque, plus aucune ville ne connaît de taux important de plomb dans l'air. " Et cela va continuer à baisser, au rythme du renouvellement du parc automobile ", assure Philippe Vesseron, directeur de la prévention des pollutions et des risques au ministère de l'Environnement (02/03/2000).
Avec la baisse puis la suppression de la quantité de plomb dans l'essence, ce polluant perd aujourd'hui sa pertinence en tant qu'indicateur de la pollution automobile. Or, le plomb particulaire, supporté par les particules fines en suspension dans l'air, est fixé par l'organisme. C'est un toxique neurologique, hématologique et rénal. Il faut noter que les voies d'imprégnation de ce dernier sont multiples et la part atmosphérique reste très réduite.
Même sur des sites à fort trafic les concentrations en plomb décroissent nettement. Depuis 1994, les teneurs tendent à se stabiliser à un niveau relativement bas (entre 0,15 et 0,3 µg.m-3) en raison d'un usage maintenant bien établi des carburants non plombés (Super98, Super95 et gazole) sur la région Ile-de-France.
Pour les autres métaux lourds, le nickel, le cadmium et l'arsenic, leur dangerosité est liée, entre autres, à des propriétés cancérigènes.

La pollution des sols et des eaux

Notons enfin, bien qu'il ne s'agisse pas d'une pollution atmosphérique, que les déplacements automobiles engendrent le dépôt sur le bitume de résidus de carburants et de métaux qui sont entraînés par les eaux de ruissellement et polluent donc les sols et les eaux...

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:27

Ma SARAH,

Tu n'aurais pas oublié les pollutions et/ou pollueurs de notre forum ? Hum

Je te taquine là car tes sujets sont très intéressants ...
... donc BRAVO & MERCI Kiss
avatarPikatchuRegulier
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:36

La pollution atmosphérique en Ile-de-France

Emissions de polluants pour la France, cas de l'Ile-de-France

Le CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique) nous dresse une synthèse des émissions de polluants atmophériques en France par secteur d'activité, sous forme d'un schéma.

Considérons dorénavant les caractéristiques et les proportions des différentes sources de pollution dans l'agglomération parisienne. Le rapport du Laboratoire Central de la Préfecture de Police intitulé Pollution atmosphérique et nuisances répertorie quatre principales sources de pollution atmosphérique en milieu urbain (d'importance variable selon les agglomérations).

Les sources fixes de pollutions

Les foyers de combustion

Ce sont les centrales thermiques, les installations de chauffage collectif ou individuel et les chaudières industrielles. Les indicateurs majeurs de ce type de pollution sont le dioxyde de soufre et les particules fines en suspension (suies et imbrûlés) mesurées par l'indice de Fumées Noires. De plus, dans les combustions à température élevée, l'oxygène de l'air se combine à l'azote de l'air et du combustible en donnant des oxydes d'azote. Cependant, en France, la part du chauffage d'origine électrique a dépassé les 50% en 1993 reléguant le fioul a environ 20 % à égalité avec le gaz naturel. Ce constat implique donc que seulement 20 % des installations de chauffage sont susceptibles de rejeter des particules, le chauffage au bois restant marginal à Paris intra-muros.

L'incinération des déchets ménagers et industriel

Environnement Incine11

Il s'agit de l'incinération de déchets ménagers susceptibles d'émettre de l'acide chlorhydrique (HCl), des dioxines et des métaux toxiques comme le cadmium, le plomb ou le mercure. Des travaux récents ont été menés sur l'usine d'incinération d'Ivry dans le Val de Marne. Ils montrent la difficulté de différencier la part de la pollution attribuable au tissu urbain et celle directement issue de l'incinérateur. Ce qui démontre à la fois que les polluants qui en émanent sont communs à une atmosphère urbaine et que les doses rejetées sont insuffisantes pour être clairement identifiées.
Notons que les doses de dioxines émises dans l'atmosphère sont de plus en plus infimes et ne justifient plus les inquiétudes actuelles des populations avoisinantes.

Les procédés industriels et artisanaux spécifiques

Ils sont très divers et leurs traceurs sont fonction des émissions ; dans le cas de l'agglomération parisienne, ces sources sont d'importance secondaire et relèvent de la législation sur les installations industrielles classées.
Ceci comprend notamment les solvants des imprimeries et teintureries, les composés organiques divers de l'industrie chimique et pétrochimique, le fluor de l'industrie de l'aluminium, les particules métalliques de la sidérurgie et de la métallurgie, les poussières siliceuses des carrières et de l'industrie du bâtiment...

De nombreuses sources d'émissions

Au final, les polluants émis sont très nombreux, il n'est pas possible de quantifier les émissions de tous les polluants, c'est pourquoi des "polluants-tests" ou "indicateurs" sont choisis pour caractériser la source. La pollution d'origine soufrée et particulaire due aux foyers fixes de combustion (chauffages collectifs et individuels, foyers de l'industrie) a notablement diminué ; cette décroissance résulte de plusieurs facteurs conjugués tels que la mise en place de réglementations particulières (ZPS), l'apparition de normes de plus en plus sévères, la modification de l'activité économique locale, l'utilisation croissante du gaz naturel et le développement du programme nucléaire de production d'électricité.
Ce qui explique donc une tendance à la diminution de la pollution de l'air urbain au moins pour les indicateurs classiques des émissions industrielles.

La pollution automobile : la première source de pollution en Île-de-France

Définition

On entend par pollution automobile la contamination de l'atmosphère liée à la circulation routière provoquée principalement par la combustion de combustibles fossiles (en particulier de pétrole sous forme d'essence et de gazole).
En Île-de-France, c'est la principale source de pollution atmosphérique avec près de 4,6 millions de voitures particulières dont 35% de véhicules diesel (EGT, 2001). Elle demeure plus diffuse, constituée de multiples émetteurs mobiles d'où la difficulté de la maîtriser. Les polluants émis correspondent aux constituants des carburants (hydrocarbures), aux additifs ou impuretés qu'ils contiennent (plomb dans le supercarburant ou soufre dans le gazole) et aux produits de combustion (monoxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés, oxydes d'azote et suies).

Evolution

La comparaison des émissions entre 1980 et 1994 révèle clairement que les émissions de polluants liés aux transports augmentent et en particulier les poussières, alors que l'ensemble des émissions diminue. Par exemple, les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules ! De plus, leur granulométrie assure leur pénétration dans les voies respiratoires inférieures. Par contre, les véhicules équipés de moteur diesel émettent moins de CO et de NOx que les véhicules catalysés. En effet, contrairement au moteur essence, le mélange air-gazole brûlé est très hétérogène.

Environnement Captur23

Le trafic routier : des prévisions alarmantes

Environnement Circul10

De 1970 à 1992 on a constaté en France un doublement du trafic des véhicules particuliers et une hausse de 70 % du trafic routier de marchandises, alors que simultanément le trafic par voie ferrée baissait de 27 % et celui des voies d'eau de 37 % (SFSP, 1996). De plus, selon les prévisions du schéma directeur régional d'Île-de-France si rien n'est fait la circulation automobile devrait augmenter de 65% d'ici 2010 ! Pourtant, le trafic automobile à Paris intra-muros présente une bonne stabilité depuis plusieurs années (entre 1989 et 1996) mais il augmente annuellement d'environ 2,3 % en banlieue (Préfecture de Police, 1998). D'autre part, une étude de l'INRETS démontre en particulier que la plupart des émissions de polluants proviennent des millions de véhicules automobiles circulant en Île-de-France et sont trente fois plus fortes à Paris que dans la moyenne régionale (IAURIF, 1996). De surcroît, le transport des personnes (effectué principalement en voiture) connaît une dynamique structurelle qui devrait se prolonger (+ 30 % entre 1984 et 1995). Ceci, d'autant plus que "les transports sont devenus un enjeu économique et financier considérable pour les Etats, les entreprises (...) et les collectivités territoriales" en immobilisant des investissements colossaux principalement dans le réseau routier" (Le Monde Diplomatique, L. CARROUE, 1997).
En 2004, plus de 900 millions de véhicules parcouraient notre planète, en 2006 le milliard sera atteint. L'Europe compte actuellement 170 millions de voitures soit trois fois plus qu'en 1950.
De plus, la croissance du transport de marchandises par la route est telle qu'elle réduit à néant les efforts entrepris par les industriels depuis 2001 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (CNRS,06/2006).

Ainsi, la circulation routière ne cesse de croître. C'est pourquoi, on observe, à l'exception du plomb, une absence de diminution concernant les concentrations d'oxydes d'azote, de particules et de composés organiques volatils malgré les réductions unitaires d'émissions des nouveaux véhicules à essence et diesel (pot catalytique et mesures de contrôle des rejets de chaque véhicule). "Au cours des dix dernières années, l'abaissement de la teneur en plomb dans les carburants a permis une baisse considérable de la concentration du plomb, qui est devenue négligeable dans l'atmosphère de l'agglomération parisienne. En revanche, d'autres indicateurs de pollution d'origine automobile tels que le dioxyde d'azote sont mesurés depuis peu de temps (une dizaine d'années). L'évolution sur ce laps de temps ne permet pas de dégager une tendance significative." (AIRPARIF,1999)

En définitif, le trafic routier occupe dorénavant une place majeure dans la pollution de l'air en Île-de-France.

Evolution générale pour l'agglomération parisienne

On observe depuis le milieu des années 70 un allongement des distances de déplacement et une augmentation du trafic automobile, dans le même temps, on assiste à la baisse des circulations dites "douces", un maintient des transports publics qui progressent parfois. De plus, on constate une augmentation des déplacements motorisés pour de courtes distances.
Les transports publics en Ile-de-France ne représentent que 4% des polluants émis et le bilan environnemental avec la voiture particulière se situe dans un rapport de 1 à 10 (la voiture pollue jusqu'à 10 fois plus).

Au final, nous pouvons retenir l'évolution suivante sur l'agglomération parisienne :

Environnement Air12

Source
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:41

Présentation de la pollution diesel

Environnement Periph11

"Être exposé aux polluants atmosphériques c'est entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de l'air ambiant. L'effet sanitaire éventuel est lié, notamment à la "dose absorbée". Cette dose est éminemment difficile à mesurer (Plan Régional IDF sur la Qualité de l'Air - PRQA, 1999)
L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.
Ces quatre facteurs sont très importants dans l'évaluation précise de risques sanitaires liés à la pollution chez un individu. Et, ce dernier point est particulièrement sensible dans les zones de loisirs où les activités physiques et sportives sont nombreuses et les enfants plus fragiles présents.

Principales conséquences sur la santé

La pollution atmosphérique est à l'origine de symptômes tels que gêne respiratoire, toux, maux de gorge, maux de tête, irritation des yeux. Elle peut déclencher des crises d'asthme chez les asthmatiques ou diminuer la capacité respiratoire chez l'enfant. Notons qu'en France, l'asthme concerne 3 à 3,5 millions de personnes et que sa prévalence (nombre de cas anciens et nouveaux recencés) a doublé en quinze ans, pour atteindre 5 à 7% chez l'adulte et 10 à 15% chez les jeunes (programme PRIMEQUAL, 11/2003).
La pollution atmosphérique peut également déclencher des problèmes cardio-vasculaires, tels que l'infarctus du myocarde et, dans une moindre mesure, l'angine de poitrine ou les troubles du rythme cardiaque. Dans certains cas, elle peut conduire à la survenue prématurée de décès.
On connaît moins bien les effets de la pollution à long terme (10-20 ans). Cependant, des études épidémiologiques menées aux États-Unis ont mis en évidence que les habitants des villes polluées meurent un peu plus tôt que dans les villes moins polluées, de cancer du poumon notamment (Institut de Veille Sanitaire, 1999). Et, les études épidémiologiques réalisées notamment dans les années 90 en Île-de-France démontrent que la pollution de l'air est susceptible d'affecter l'état de santé des humains et ceci en tout temps, même à des niveaux d'immission inférieurs aux seuils d'alerte.

La pollution particulaire

Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules !
La composition des particules qui sont présentes dans l'atmosphère reste complexe à déterminer vu qu'elles résultent de mélanges de substances et d'agrégats dont l'origine, la granulométrie et la composition chimique varient en fonction du temps et de l'environnement.
On peut ainsi y relever du carbone, des composés minéraux d'origine tellurique ou anthropique (métaux, sels, nitrates, sulfates, composés organiques : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)).
L'adjonction d'additifs dans le gazole pour le rendre plus performant est également à l'origine de la toxicité des particules. Les sulfates et le carbone restent les constituants principaux des particules. De plus, celles qui sont émises par les différentes sources se modifient au cours de leur passage dans l'atmosphère. Par exemple, une particule carbonée d'origine diesel de 0,1 micromètre (µm) peut s'agglomérer avec d'autres particules et s'enrober de nitrates et de sulfates provenant de la transformation chimique des polluants gazeux.

Dans cette optique, nous tenterons de mieux cerner les conséquences sanitaires de la pollution particulaire.

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:44

La nocivité de la pollution particulaire sur la santé

De multiples études accusent

Nous ne pouvons ici que nous fier aux innombrables études épidémiologiques menées en ce domaine et en fournir un bilan synthétique.
"Les effets sur la santé des particules atmosphériques sont reconnus. Ces effets dépendent d'ailleurs fortement de leur taille, les particules de taille inférieure au micron étant capables de traverser tout le système de filtrage rhinopharyngé et de déposer dans les poumons d'une manière très efficace des polluants toxiques comme les hydrocarbures polycycliques aromatiques. Les particules grossières (plusieurs microns) sont, elles, filtrées par le système respiratoire supérieur." (J-P. WOLF, F. LAUBENHEIMER, 1999)
"Les particules émises par le moteur Diesel sont généralement considérées comme le polluant majeur responsable des manifestations toxiques aiguës ou chroniques au niveau pulmonaire" (MORIN, DIONNET, 1998)
"Il apparaît important de surveiller les particules plus fines" (ERPURS, 1997)
De surcroît, des études sur de longues périodes ont montré que c'était la décroissance du nombre de particules qui assurait une amélioration des symptômes respiratoires et des fonctions pulmonaires malgré le maintien du niveau de dioxyde de soufre ce qui souligne le rôle très important des particules.
En effet, La diminution relative observée depuis plusieurs décennies sur les teneurs en fumées noires ne doit pas cacher que la nature des particules a évolué : "tout laisse à penser que les particules présentes aujourd'hui dans l'air urbain présentent, par leur taille et leur composition chimique, une nocivité plus marquée que celles qui étaient historiquement associées aux processus de combustion industriels et du chauffage résidentiel traditionnel." (SFSP, 1996)

Un consensus se dégage donc pour considérer que l'essentiel des effets associés aux particules est le fait des particules inférieures à 3 µm environ (OMS, 1994 et Departement of Health 1995), celles qui correspondent notamment aux émissions à l'échappement des véhicules.

Les effets sur la santé en question

Les conséquences mises en évidence concernent principalement la mortalité cardio-vasculaire et respiratoire à court terme (SCWARTZ 1994, QUENEL 1996), les atteintes fonctionnelles respiratoires, l'incidence d'épisodes asthmatiques, et divers indicateurs d'activité sanitaire (consultation ambulatoires, entrées aux urgences hospitalières...).
Ainsi, selon une étude de mai 1996 du National Ressources Defense Council, 64 000 morts prématurés par an aux Etats-unis sont dûs au Diesel.

Notons également que les personnes victimes de ces décès sont essentiellement des personnes âgées et des malades atteints de maladies cardio-respiratoires chroniques très avancées (insuffisance cardiaque, bronchite chronique...) (SCHWART, 1994, BATES 1992).
Toutefois, l'enfant (plus particulièrement le nourrisson) est également menacé par l'exposition aux polluants atmosphériques. Ainsi, la nocivité potentielle des particules atmosphériques inhalées est exacerbée vu certaines spécificités anatomo-physiologiques (par exemple dans la gamme des particules de 0,5 µm, le jeune enfant voit 2 à 3 fois plus de poussières se déposer au niveau des bronchioles que l'adulte, ratio qui atteint 8 pour le nouveau-né qui respire exclusivement par la bouche) et de la petite taille qui les rapproche davantage des émissions automobiles. La fraction de particules de grande taille (entre 3 à 10 µm) se dépose de manière sélective dans les voies aériennes supérieures et au niveau de l'axe trachéo-bronchique proximal, siège fréquent de pathologies "hivernales" du petit enfant (rhinites, pharyngites, bronchites, etc.). Les particules de plus petite taille peuvent pénétrer jusqu'aux alvéoles (CSHPF, 1993).

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:49

Les effets sanitaires des particules diesel : de l'asthme aux effets cancérigènes

Les particules s'immissent dans l'appreil pulmonaire

"Les particules diesel sont capables d'atteindre le parenchyme pulmonaire profond (étage alvéolaire). La "déposition" de ces particules s'effectue majoritairement au niveau trachéo-bronchique et alvéolaire. La déposition au niveau du rhinopharynx est plus faible. Pour des particules de taille supérieure (> 10 µm), une majorité des éléments reste piégée dans les voies respiratoires hautes. Ainsi, les particules diesel constituent un véhicule aérodynamique qui délivre au plus profond de l'arbre respiratoire les composés adsorbés à leur surface." (TISSOT, 1999).
Et sur ce point, "une étude de 1999 (B. RUDELL, A. BLOMBERG, et al.) comparant certains effets biologiques d'émanations diesel filtrées (débarrassées de leur phase particulaire) ou non, confirme que les effets nocifs observés sont essentiellement liés à la phase particulaire (par rapport à la phase gazeuse) de ces émissions. Les composés adsorbés sur les particules semblent être responsables de la plus grande part des effets observés." (TISSOT, 1999)

Le programme de recherche ERPURS

A la demande du préfet de Région et du président du Conseil Régional d'Île-de-France, l'ORS (Observatoire Régional de la Santé) coordonne le programme de recherche ERPURS (Evaluation des Risques de la Pollution Urbaine pour la Santé) qui après une première phase couvrant la période 1987-1992 est en constante réactualisation. ERPURS a pour objectif de mesurer l'impact à court terme de la pollution atmosphérique sur la santé en Ile-de-France. Pour cela, des données sanitaires (hospitalisations, visites à domicile de SOS-médecins-Paris, arrêts de travail...), ont été mises en relation avec les mesures de pollution atmosphérique fournies par AIRPARIF (particules, dioxyde de soufre, dioxyde d'azote et ozone).
Cette étude prend en compte certains facteurs qui pourraient interférer dans la relation entre la pollution atmosphérique et la santé, par exemple les périodes de pollinisation, la météorologie, les épidémies de grippe, les grèves dans les hôpitaux, etc. ...
L'étude pour la période 1987-2000 a mis en évidence un lien entre les variations des niveaux moyens journaliers de pollution couramment observés en agglomération parisienne et les données sanitaires.

Un facteur d'exacerbation des allergies et de l'asthme

Des études de plus en plus nombreuses examinent le lien entre l'asthme et la pollution par les moteurs diesel. Ainsi, une augmentation des admissions hospitalières pour crises d'asthme est observée lors de forts pics de pollution et ceci indépendamment des conditions climatiques (DAMIA, et al, 1999).
Ainsi, chez des populations professionnellement exposées aux émissions diesel (conducteurs de locomotives diesel notamment), on observe le développement d'asthme allergique alors que ces individus sont non-fumeurs et n'ont pas d'antécédents de pathologies respiratoires allergiques. De nombreux travaux expérimentaux sont menés afin d'élucider les mécanismes impliqués mais tout n'est pas encore connu. Cependant, le rôle des particules diesel dans l'exacerbation des réactions allergiques démontré épidémiologiquement semble actuellement être également une certitude expérimentale (TISSOT, 1999).
"Les particules en suspension - aérosols - libérées par la combustion fossile fragilisent l'appareil respiratoire et sont à l'origine de maladies invalidantes. C'est ainsi que, de 1964 à 1990, la prévalence de l'asthme a doublé tant en Grande-Bretagne et en Australie qu'en Afrique orientale." (D. FROMMEL, 1999)
Par exemple, chez des individus asthmatiques, une intensification des crises d'asthme liées aux pollens est observée. Or, quelques travaux montrent que les particules diesel peuvent adsorber à leur surface des allergènes spécifiques de ces pollens et leur servir de véhicule. De plus, Il a été montré grâce à une étude prospective en région parisienne, d'une cohorte que, chez des enfants asthmatiques, des accroissements, même mesurés (de l'ordre de 50 µg.m-3 en moyenne horaire), de dioxyde de soufre et fumées noires pendant la période automno-hivernale étaient responsables de réapparition ou d 'accroissement des symptômes après un délai de 3 à 4 jours ou bien d'augmentation de la consommation médicamenteuse (collectif d'auteurs / Eur Respir J., 1998).

Des particules diesel cancérigènes ?

Les effets cancérigènes font toujours l'objet de quelques études épidémiologiques dont les résultats confirment un risque accru de cancers pulmonaires pour des populations professionnellement exposées aux émissions des moteurs à combustion. Ces effets semblent se confirmer également expérimentalement mais certains résultats sont parfois contradictoires comme en témoigne des études de cancérogenèse expérimentales qui ont été menées sur des rats. VALBERG et al. (1999) ont ainsi montré qu'il n'existe pas d'association statistique entre l'exposition à de faibles concentrations (0-3 µg/m3) en particules diesel et le développement de tumeurs. Le seuil théorique calculé se situe à 600 µg/m3. Si l'on se rapporte aux valeurs environnementales et aux doses journalières admissibles, il faudrait une exposition supérieure à celle d'une vie humaine (en moyenne) pour observer un effet cancérigène.
Ainsi, "il est couramment admis par la communauté scientifique que les particules diesel sont responsables de la cancérogénécité expérimentale des émissions diesel " (SFSP, 1996)
De surcroît, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) classe les particules diesel comme étant probablement cancérigènes chez l'Homme.
Pourtant, l'état actuel des travaux scientifiques ne permet pas de préciser davantage.

Autres effets pathologiques

Quelques études se penchent sur des effets autres que respiratoires des particules diesel.
Les organes concernés sont l'appareil reproducteur, la peau et le système cardio-vasculaire. En ce qui concerne les deux premiers types d'organes, les travaux menés demeurent encore insuffisants pour attester de façon sûre des conséquences des particules diesel. Toutefois, elles sont également suspectées d'avoir un rôle dans la potentialisation d'affections cardio-vasculaires chez des sujets prédisposés.
Parmi les résultats de l'étude ERPURS, on peut noter une corrélation entre l'augmentation des concentrations en Fumées Noires et les hospitalisations pour causes cardio-vasculaires.

Environnement Air13

Conclusion

Ces quelques extraits d'articles exposent bien la nocivité des particules et notamment celles issues de moteurs diesel. Par contre, nous ne pouvons encore affirmer que ces dernières seraient cancérigènes, tout en notant les préoccupations des spécialistes.
En conclusion, nous pouvons reprendre les résultats de calculs effectués par le CSHPF. Ceux-ci déterminent " qu'une exposition à " faible dose " pendant une " longue période " peut correspondre à un risque attribuable au moins équivalent si ce n'est plus important à celui observé pour une " forte dose " pendant une " courte durée ". Et, du point de vue épidémiologique, les deux situations sont comparables. "

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 13:57

Les particules atmosphériques : caractéristiques générales

Que recouvrent les termes poussières, particules ou aérosols ? Nous tenterons ici de définir plus précisément la nature physico-chimique des particules présentes dans l'atmosphère, tout en insistant sur la spécificité de celles émises par l'automobile et notamment la motorisation Diesel.

Définition

Les particules sont solides ou liquides et résultent essentiellement de composés solides du carbone, des hydrocarbures non brûlés, mais aussi de l'usure des pneus et des métaux lourds. Leur taille est donc réduite et les place à une échelle microscopique.

Dans la littérature, on emploie bien souvent indistinctement différents termes pour définir ce type de pollution. Parmi eux :

- les aérosols sont formés de particules solides ou liquides de dimension inférieure à 100 micromètre. La définition stricte est la "suspension, dans un milieu gazeux, de particules solides ou liquides présentant une vitesse de chute négligeable." (LE PETIT ROBERT) On peut également parler de particules insédimentables. Les aérosols correspondent donc aux plus fines particules.

- les "fumées noires" (qualifiées comme telles d'après la méthode de prélèvement associée) sont des particules carbonées de diamètre inférieur à 5 µm jusqu'à 0,1 µm environ.

- les poussières qui sont faites de particules solides inférieures à 75 µm, les plus grosses retombant prés de la source d'émission.

Le terme de "particules" englobe en fait l'ensemble des définitions précédentes indifféremment des propriétés physico-chimiques de chacune d'elle. C'est l'expression générique. Ce composant atmosphérique peut-être soit d'origine naturelle ou lié aux émissions anthropiques de polluants.

Sources d'émissions

Environnement Air14

Les émetteurs de particules sont multiples. Les travaux domestiques d'intérieur nous exposent à prés de 45% des rejets totaux de particules par an. L'automobile n'en constituant qu'environ 7%. Cela explique l'apparition d'études quantifiant les particules inhalées par une personne dans ses déplacements et dans son habitation. Dans une ville industrielle, l'air peut contenir plus de 3 millions de particules par cm3, dans une ville aux activités plus tertiaires de 10 000 à 50 000 (soit 100 µg.cm-3) alors qu'au-dessus de l'océan ou en montagne il n'y en a que quelques milliers, et dans un endroit exempt d'émission seulement 100 à 20 particules par cm3 (LYONS T.J., SCOTT W.D, 1990).

Cette pollution est dite par voie sèche afin de se démarquer de celle par voie humide caractérisée notamment par les pluies acides.
Nous distinguerons les grosses particules des plus fines d'après leurs propriétés et leur genèse. Ainsi, les particules sont produites par divers processus comme :

- la transformation des gaz en particules
- l'altération éolienne
- la coalescence et croissance des particules
- les émissions directes
- les bris des vagues des océans : des sels marins sont injectés dans l'atmosphère sous l'effet d'un pétillement résultant de l'éclatement de bulles à la surface de l'eau des océans
- les météorites (matière extra-terrestre)

Pour les particules naturelles, leur origine est : volcanique, saline (cristaux salins : NaCl), feux de brousse, organique : formes vivantes microscopiques (bactéries, acariens, moisissures...), graines aigrettées, pollen (de 30 à 40 µm), fibres végétales (champignons...) ou animales..., tellurique : argiles (inférieur à 2µm), limons (de 2 à 50 µm), sables fins (de 50 à 200 µm).

Si elles sont anthropiques (poussières chimiques et minérales), elles résultent :

de la combustion industrielle (hauts fourneaux et fours)
du chauffage
des incinérateurs à grilles ou à lit fluidisé
des transports (notamment routier), celles-ci sont généralement constituées de :

- charbon (carbone si la combustion est incomplète)
- d'oxydes métalliques : fer, aluminium...
- de ciment
- de calcaire
- de silice
- de goudron.

Un classement par taille

Il existe plusieurs classifications possibles pour les particules selon les effets qu'elles induisent sur la santé, leurs caractéristiques physiques et chimiques, ou suivant les méthodes utilisées pour les définir...
Cependant, elles sont communément réparties en fonction de leur taille. Dans cette optique, on les mesure en donnant le diamètre qu'aurait une sphère de comportement aérodynamique équivalent. Ceci n'est pas vrai pour les particules fibreuses (comme l'amiante) qui nécessitent l'observation de prélèvements au microscope électronique afin de les compter et les mesurer.
Dans le cadre de la pollution atmosphérique, on distingue généralement deux granulométries de particules : les PM10 et les PM2,5.

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 14:03

Les PM10 : des particules de diamètre > à 2,5 microns

Origines

Les PM10 (PM pour Particulate Matter) sont d'origines naturelle (suspension de sable et de terre) et anthropique (particules issues de l'usure des pneus ou de pièces de métal, poussières de carrières ou de chantier, résidus de combustion...). Les grosses particules sont des fragments d'autres plus importantes érodées par l'altération atmosphérique, les bris mécaniques ou la dissolution. Celles-ci ne se rencontrent que dans des épisodes localisés de pollution en milieu urbain. Les grosses particules jouent un rôle dans la physicochimie de l'atmosphère par leur action catalytique et dans l'adsorption et l'absorption des polluants gazeux (RENOUX A., BOULAUD D., 1998). Elles restent peu nombreuses, mais leur masse est importante (la pesée en est facilitée mais non leur dénombrement).

Leurs éléments chimiques

Les PM10 sont constituées majoritairement de 6 composants différents :

- des matériaux terrigènes (oxydes d'aluminium, silice)
- du carbone organique
- du carbone élémentaire
- des sulfates
- des nitrates et de l'ammonium

Enfin, les PM10 contiennent des éléments issus de l'érosion comme le fer, mais aussi des embruns (HCl)

Les particules issues du trafic routier

Outre la fraction qui sort des pots d'échappements, les PM10 sont constituées d'un mélange hétérogène issu de :

- l'usure de la chaussée (quartz, gypse…) arrachée par les pneus des véhicules, le sel et le sable utilisés l'hiver
- l'usure des pneumatiques (noir de carbone, calcium, soufre, zinc...) avec des tailles supérieures à 7 µm. Ainsi, un pneu perd 10 % de sa masse au cours de sa durée de vie
- des garnitures de frein et d'embrayage qui contiennent une certaine quantité de fibres d'amiante
- des pots d'échappement (fer, plomb, carbone) avec aussi des oxydes métalliques comme les oxydes de calcium provenant des additifs des lubrifiants et l'oxyde d'aluminium provenant des supports des catalyseurs (ADEME, 1998)

De plus, le trafic automobile émet surtout des halogénures, bromures et chlorures de plomb, volatils à la température du gaz à l'échappement, mais qui ensuite, par hydrolyse de ces sels, engendrent dans l'atmosphère des acides chlorhydriques (HCl) et bromhydriques (HBr) qui ne restent pas en général sous forme gazeuse mais se retrouvent adsorbés par les poussières atmosphériques. Ces rejets se présentent alors dans la gamme granulométrique des PM 2,5.

Les cendres volantes

Elles "sont émises par la combustion du charbon (cendres volantes à surface lisse, silico-alumineuses) ou du fioul lourd (cendres volantes à aspect poreux ou spongieux, carbonées et soufrées, riches en vanadium). Les sources utilisant du charbon ou du fioul lourd se sont beaucoup réduites en Ile-de-France. La concentration atmosphérique en cendres volantes est actuellement en très nette diminution. On les retrouve cependant systématiquement dans toutes les croûtes noires sulfatées formées ces dernières décennies, a fortiori depuis le siècle dernier" (PRQA Ile-de-France, 2000).

Les fibres d'amiante

L'amiante demeure présente partout dans l'atmosphère. Ainsi, différentes études ont montré que les concentrations en fibres d'amiante dans l'air des villes n'étaient jamais nulles. Ceci à cause des opérations de flocage pour l'isolation des bâtiments très fréquentes jusque dans les années 70, qui ont engendré également des pollutions de l'air extérieur.
Et aujourd'hui, ce sont les opérations de déflocage et de destruction de bâtiments qui peuvent être des sources de contamination. Parallèlement, l'usage d'amiante dans les freins d'automobile fut longtemps suspecté dans les immissions. En 1994, le Laboratoire d'Etude des Particules Inhalées (LEPI) a déterminé suite à une étude de 20 ans que l'on n'enregistre jamais plus de 0,5 fibre (fibres de longueur supérieure à 5 µ) et 3 fibres (de toute taille) par litre d'air.

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 14:09

Les particules inférieures à 2,5 microns (PM 2,5)

Présentation

"Elles jouent un rôle essentiel dans la physicochimie de l'atmosphère et elles ont toutes, directement ou indirectement, une origine commune qui peut être soit la nucléation homogène hétéromoléculaire, soit la condensation. C'est ainsi que, en nombre, la presque totalité des aérosols provenant de transformations gaz-particules, et notamment les sulfates, se trouve dans ce domaine de dimensions." (RENOUX A., BOULAUD D., 1998)

Elles sont dites insédimentables car elles sont incapables de se déposer au sol sous l'effet de la gravitation (elles peuvent donc parcourir des distances plus importantes sous l'action des vents) et sont extrêmement nombreuses et difficiles à quantifier, d'autant plus qu'elles ont une masse négligeable. Cette gamme granulométrique est essentiellement composée de suie et sont émises par le trafic routier (J.P WOLF, 1999).

Une grande partie d'entre elles résulte des activités polluantes (moteurs diesel, suies, particules issues de la transformation chimique des gaz polluants en nitrates et sulfates, déchets de la combustion). En effet, le carbone est un sous-produit des gaz d'échappement et des fumées d'usine car tout foyer où la combustion reste incomplète libère du carbone particulaire. Ainsi, les PM2,5 proviennent des véhicules diesel (0,1 à 0,3 µm médian), mais sont également constituées de composés organiques comme les HAP, substances mutagènes et cancérigènes. La mesure des PM2,5 reste plus délicate que les PM10 vu que leur masse est moins importante, en effet on ne peut peser que les plus grosses (celles d'au moins 1 µm).

Les particules diesel

Les moteurs diesel émettent des particules toxiques capables d'atteindre les alvéoles pulmonaires. Ainsi, leur diamètre aérodynamique moyen est centré sur 0,1 µm en sortie d'échappement. Le diesel dégage une pollution spécifique, visible, des fumées noires et des suies constituées de particules de carbone et imprégnées de diverses substances, en particulier d'hydrocarbures.
En effet, on observe au microscope électronique à transmission qu'elles sont constituées d'agglomérats de microsphérules de carbone, sur lesquelles sont adsorbés les hydrocarbures et les autres espèces minérales. "Ces sphérules de quelques centaines d'angström ont un grand pouvoir d'assemblage soit en mode "embryon" de 0,005 à 0,015 µm soit en mode agrégat de 0,08 à 1µm, fonction du régime moteur et de la richesse du carburant" (ADEME, 1998). Ces agrégats peuvent être constitués de quelques éléments de grand diamètre à quelques milliers d'unités de petit diamètre.

Ainsi, les particules diesels sont principalement constituées :

- de résidus solides sous forme de suies
- d'une partie soluble constituée d'hydrocarbures imbrûlés issus de la combustion incomplète du gazole et de l'huile
- d'une fraction insoluble (sulfates et dérivés soufrés).

Environnement Air15

Ce sont en fait, des particules solides avec une structure fractale qui s'apparente à une éponge (WOLF, 1999). Des mesures de l'INERIS (1995) en site proche du trafic à la porte d'Auteuil (Paris - France) en bordure du boulevard périphérique, révèlent que 75% du carbone suie se trouve dans la fraction granulométrique inférieure à 1 µm, le reste étant à associer à des particules plus grossières. Ce qui démontre bien l'importance et la spécificité de la pollution diesel.

Les particules de soufre

Il existe des particules secondaires issues de transformations des particules primaires, comme les sulfates, les nitrates et l'acide sulfurique (H2SO4). Le SO2 est souvent associé à des particules en suspension notamment des sulfate SO4 sous forme de sels ou d'acides.
Les particules reliées aux oxydes de soufre et d'azote sont extrêmement hygroscopiques c'est-à-dire qu'elles ont une affinité avec l'eau et autres liquides. Les gouttelettes de liquide sont donc souvent recouvertes d'une mince pellicule imperméable qui empêchent leur évaporation, phénomène qui assure la formation de brume. Une des propriétés des plus dangereuses des poussières est de fixer des molécules gazeuses irritantes ou toxiques présentes dans l'atmosphère (acide sulfureux, goudrons, gaz nitreux), ce qui augmente considérablement leur nocivité. Tel est le mécanisme toxique des brouillards de Londres ou de Los Angeles, appelés smogs (de smoke, "fumée", et fog, "brouillard"). Les particules servent donc de noyaux de condensation pour la vapeur d'eau.

Les métaux lourds

Les poussières contenant des métaux lourds sont capables de contaminer les chaînes alimentaires. Les effets de ces polluants sont divers et dépendent de l'état chimique sous lequel on les rencontre (métal, oxyde, sel, organométallique).
On y trouvait par exemple le plomb issu de la transformation des composés plombiques utilisés comme additif des supercarburants. Les types de métaux lourds rencontrés sont fonction des sources d'émissions. Par exemple, l'automobile émet principalement du cuivre et du fer. Les usines d'incinération : zinc et cadmium... (JUGUET et al, 1984).

Les microsuies

Leur "granulométrie est très largement inframicronique (0,05 à 0,1 micromètres)," et elles "sont émises par la combustion du fioul léger (moteurs diesel, chauffage domestique), de l'essence, du kérosène et du gaz. Elles sont essentiellement carbonées, mais peuvent contenir du soufre si le combustible dont elles sont issues en contient (fioul léger, par exemple). Certains pensent que leur concentration atmosphérique serait en augmentation, en rapport avec le trafic automobile. L'absence de séries de mesures des microsuies ne nous permet pas d'en connaître quantitativement l'évolution. Elles sont les probables responsables de la reprise du noircissement des façades après les récentes grandes campagnes de nettoyage-ravalement des monuments et immeubles parisiens." (PRQA Ile-de-France, 2000)
Ce sont les plus dangereuses pour la santé humaine car elles sont susceptibles de pénétrer dans les alvéoles pulmonaires.
Par ailleurs, elles contaminent les plus hautes couches atmosphériques et sont donc responsables d'une pollution globale. Les plus fines particules peuvent s'agréger aux plus importantes sous l'action des forces d'adhésion, de capillarité et de tension superficielle. En premier lieu, la moitié des particules ont un diamètre inférieur à 2 µm sur une échelle allant jusqu'à 10 µm. Nous constaterons également que :

- près de 80 % des particules contenant du plomb sont inférieures à 2 µm, ce qui confirme l'origine automobile de cette granulométrie
- environ 82 % des particules contenant des HAP ou étant génotoxiques ont un diamètre inférieur à 2 µm, or ces éléments sont préoccupants pour la santé
- enfin, les particules contenant du fer ou du magnésium sont davantage grossières, 60% d'entre elles faisant plus de 3,3 µm

Les objectifs actuels sur cette pollution

Actuellement, on s'intéresse davantage aux particules de 10 et 2,5 microns. En effet, ces seuils jouent un rôle essentiel au niveau sanitaire. Car les particules inférieures à 10 microns sont capables de pénétrer dans les poumons (on les appelle particules inhalables PM10), et celles qui ont un diamètre inférieur à 2,5 microns peuvent atteindre les alvéoles pulmonaires pour s'y accumuler (particules alvéolaires PM2,5).
A ce titre, une stratégie thématique sur la pollution atmosphérique a été adoptée par la Commission européenne en septembre 2005, elle est assortie d’une proposition de directive sur la qualité de l’air ambiant. Celle-ci devrait fixer des limites sur les concentrations des PM2,5 et PM10.
En milieu urbain la mesure des PM10, qui contiennent 80% en masse de particules inférieures à 2,5 microns, fournit une assez bonne représentation des concentrations en PM 2,5. (Communauté européenne, 09/2006)

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 14:13

Les pluies acides

Origine des pluies acides

Dans les années 80, certaines stations aux Etats-Unis et en Europe ont mesuré une forte augmentation de l'acidité des précipitations (PH entre 2,5 et 3 - 7 étant un PH neutre). L'effet fût visible dans certains lacs canadiens et scandinaves où l'eau était très limpide, l'acidité des précipitations tuant les espèces qui y vivaient.

Dans les régions industrielles, les émissions de soufre génèrent des pluies rendues acides par la présence d'anhydride sulfureux dans l'atmosphère.
Le soufre est une impureté contenue dans presque tous les combustibles fossiles, notamment le fuel et le charbon ; leur combustion oxydant le soufre en oxyde de soufre. Les principales sources de ce gaz sont les centrales thermiques, les centres de production de chauffage, et les grosses installations de combustion de l'industrie.
Les éruptions volcaniques participent à l'acidification des précipitations en dégageant d'importantes quantités d'anhydride sulfureux qui ont également pour conséquence de refroidir l'atmosphère.

Les controverses sur les pluies acides

La mesure des conséquences des pluies acides sur les forêts a été historiquement menée par des écologistes qui n'ont pas toujours fait preuve de rigueur au niveau métrologique, notamment dans la caractérisation des dégâts constatés sur les arbres.

L'évaluation des sédiments de certains lacs suédois soutient la théorie selon laquelle les taux préindustriels de carbone organique dissouse étaient aussi élevés que les taux actuels, et potentiellement aussi élevés que les taux de 1990. Ainsi, bien que certaines études antérieures postulent que les émissions de centrales ont contribué à l'acidification des lacs, les observations d'une étude récente indiquent le contraire.

Les conséquences des pluies acides

Ces pluies acides engendrent notamment un dépérissement à vaste échelle des forêts de conifères. Selon les observations, les arbres dépérissent, y compris le sol et la flore du sol devenu acide. Au niveau des arbres, les feuilles jaunissent, adoptent une coloration anormale et finalement voient leur feuillage s'étioler totalement.

Certains lacs situés sur terrains cristallins ont vu leur acidité augmenter significativement au point que certains lacs scandinaves pourraient ne jamais se remettre des pluies acides qui se sont abattues sur eux par le passé.

Enfin, les pluies acides s'attaquent à certains métaux et provoquent l'érosion des bâtiments.

Les mesures prises contre les pluies acides

Ces premières observations ont mobilisé massivement les associations de protection de l'environnement et les scientifiques, même si les stations de contrôle du PH des précipitations restaient insuffisantes et la métrologie n'étaient pas vraiment au point. Ainsi, des observations contradictoires et confuses ont été notées selon qu'elles provenaient des écologistes ou des forestiers. Cette difficulté dans la caractérisation de l'impact des pluies acides n'a toutefois pas entamé les recherches et la prise de décision

En Europe, des efforts ont été consentis pour diminuer les émissions de soufre, mais ce phénomène menace toujours 240 000 km² de forêts.

Très relatées dans les années 80, les pluies acides sont dorènavant quasi ignorées des médias.

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 14:22

Fumer : les dangers de la cigarette

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, le tabac est la deuxième plus grande cause de mortalité dans le monde. Principale cause évitable de décès, le tabac est chaque année à l'origine de cinq millions de morts. Il s'agit du seul produit légalement en vente qui entraîne la mort lorsqu'il est utilisé exactement comme le prévoit le fabricant.

On sait parfaitement que la moitié des fumeurs réguliers aujourd'hui, environ 650 millions de personnes, finiront par mourir du tabagisme. Il est tout aussi alarmant de constater que des centaines de milliers de personnes qui n'ont jamais fumé meurent chaque année de maladies dues à l'inhalation de la fumée des autres.
Ainsi, fumer implique aussi la santé de son entourage, celui que l'on côtoie tous les jours, au travail, chez nous et dans les lieux publics. En effet, la moitié des fumeurs consommant plus de 15 cigarettes par jour meurent d'une maladie liée au tabac et des milliers de fumeurs passifs en décédent tous les ans.

Le tabagisme

Le tabagisme, c'est la consommation abusive de tabac mais aussi l'ensemble de troubles physiologiques et psychiques, voire l'intoxication provoqués par l'abus du tabac. Celui-ci est dorénavant sans aucun doute responsable d'une diminution significative de la durée de vie. Nous re-préciserons ici que dans l'état actuel des connaissances scientifiques, nous n'avons qu'une seule vie...

Données sur la mortalité à cause de la cigarette

Dans le monde

Durant le XXème siècle, le tabac a entraîné la mort de 100 millions de personnes et ce nombre risque de s'élever à 1 milliard pour le XXIème siècle si les comportements n'évoluent pas (OFDT, 2005). Le tabac est actuellement responsable du décès d'un adulte sur 10 (soit environ 5 millions de morts par an). Si le tabagisme continue sur sa lancée actuelle, il provoquera environ 8 millions de morts par an d'ici à 2030 selon l'OMS.
Plus de 80 % de ces décès prématurés surviendraient dans les pays à revenu faible ou intermédiaire – c'est-à-dire précisément là où il est le plus difficile d'atténuer les effets de l'épidémie et où ces énormes pertes qu'elle provoque sont le plus difficile à supporter.

Tabagisme passif

Le tabagisme passif provoque environ 602 000 décès prématurés par an dans le monde : c'est 1% de tous les décès. Les maladies et infections à l'origine de ces morts sont : 379 000 maladies cardiaques ischémiques ; 165 000 infections des voies respiratoires inférieures ; 36 900 asthmes et 21 400 cancers des poumons. Une analyse de la répartition montre que 47% des décès causés par le tabagisme passif concernent les femmes ; quant aux enfants et aux hommes, ils sont touchés à 28 (soit 165 000 enfants par an) et 26% respectivement.

En Europe

Près de 500 000 personnes meurent chaque année prématurément de maladies liées à la consommation de tabac, selon les déclarations de David Byrne commissaire à la Santé et à la Protection des consommateurs.

En France

Quelque 66 000 personnes meurent chaque année des conséquences du tabac (soit plus de 10% des décés) dont 27 000 par un cancer du poumon (85% sont dus au tabac) selon la ligue nationale contre le cancer.
Pour un fumeur sur quatre, la perte moyenne d'espérance de vie est de vingt ans et se solde par une mort avant 65 ans, selon une étude de l'Observatoire régional de santé d'Ile-de-France.

La France compte environ 15 millions de fumeurs et ce sont les jeunes entre 20 et 25 ans qui fument le plus (48% de la classe d'âge selon l'OFDT).

Par rapport à un non-fumeur, le risque de cancer d'un fumeur est multiplié par :

- 10 pour le poumon et le pharynx
- 7 pour le pharynx
- 4 pour la bouche et l'oesophage
- 2 pour la vessie.

La fréquence des cancers du poumon est proportionnelle au nombre de cigarettes fumées chaque jour. Cette fréquence est déjà augmentée dès 5 cigarettes par jour... En effet si l'on fume 5 x 365 jours, pendant 15 à 20 ans, cela représente plusieurs dizaines de milliers de cigarettes.
L'apparition du cancer survient en général après 15 à 20 ans d'exposition à la fumée du tabac.

Tabagisme passif

En France, un million de personnes sont exposées au tabagisme passif. Lequel provoque 2 500 à 3 000 morts par an à la suite de maladies respiratoires et de maladies cardio-vasculaires notamment.

Les conséquences sur la santé

L'usage du tabac entraîne en moyenne une diminution de la vie de :

- 2 à 3 ans pour 10 cigarettes par jour
- 5 à 7 ans pour 20 cigarettes par jour
- 8 à 10 ans pour 40 cigarettes par jour

Les principales maladies directement liées à la consommation de tabac

- les cancers de la trachée, des bronches et du poumon, aussi appelés cancers bronchiques
- la bronchite chronique et les maladies pulmonaires obstructives
- les cancers des lèvres, de la cavité buccale et du pharynx, de l'oesophage, et du larynx.

Le tabac reste également un facteur de risque très important d'un grand nombre de pathologies : cancer de l'estomac, de la vessie, du col de l'utérus, maladies cardio-vasculaires, probabilité accrue de mort subite du nourisson pour les fumeuses enceintes...

Ainsi, on constate une augmentation préoccupante du nombre de cancers du poumon chez des fumeurs de moins de 40 ans. En France, la mortalité par cancer du poumon continue à augmenter de façon préoccupante, surtout au dessous de 40 ans, en particulier chez la femme.
En France, les femmes, surtout les jeunes, fument de plus en plus comme en Angleterre et aux USA, où la fréquence des cancers du poumon est maintenant la même chez les femmes que chez les hommes; on commence à fumer de plus en plus jeune: 26 % dès 12 / 14 ans et 58 % dès 15/16 ans.

Enfin, les ophtalmologistes attestent que la nicotine est :

- un facteur responsable d'une diminution de la vision centrale
- une source de cataracte précoce
- une cause de glaucome.

Chaque cigarette fumée abrège la vie de 11 minutes

Selon une étude publiée par Le British Medical Journal, chaque cigarette fumée réduit la vie de onze minutes. Des chercheurs de l'Université de Bristol sont parvenus à ce résultat en prenant en compte dans leurs calculs d'une part les différences observées d'espérance de vie des hommes fumeurs et non-fumeurs, d'autre part les dernières données démographiques concernant la population masculine anglaise et écossaise. Ils rapportent avoir trouvé une différence de 6,5 ans dans l'espérance de vie entre fumeurs et non-fumeurs. Sachant que le nombre annuel moyen de cigarettes consommé est estimé à 5772 (soit un peu moins d'un paquet par jour), les auteurs ont calculé que si un homme fume à partir de 17 ans et jusqu'à sa mort à l'âge de 71 ans, il consommera au total 311.688 cigarettes au cours de sa vie. Un simple calcul permet ainsi de déterminer que chaque cigarette contribue à raccourcir la vie de 11 minutes. Pour mieux illustrer leur propos, ces chercheurs précisent que fumer un paquet de 20 cigarettes, c'est abréger sa vie de 3 heures et 40 minutes, ce qui équivaut à voir un "très long film (par exemple, Titanic), deux matchs de football, faire un voyage entre Londres et Paris en Eurostar, aller au café, courir le marathon de Londres, avoir une expérience sexuelle tantrique ". Voilà encore de quoi faire réfléchir…" (Shaw et al 2000).

Des enquêtes dans le monde entier

En 1952, deux épidémiologistes anglais, DOLL et HILL, eurent l'idée d'interroger dans les hôpitaux 600 malades atteints d'un cancer du poumon et 600 autres (de même âge et sexe) hospitalisés pour d'autres maladies. 96 % du premier groupe étaient ou avaient été des fumeurs, contre seulement 80 % dans le second groupe c'est sur cette différence qu'on soupçonne pour la première fois la cigarette.

Depuis des enquêtes effectuées dans tous les pays industrialisés ont confirmé le rapport tabac/cancer.
L'une des plus célèbres porta sur l'ensemble des médecins anglais (environ 40 000 personnes). La mortalité par cancer du poumon était 17 fois plus élevée chez les fumeurs de cigarettes, que chez ceux qui avaient déclaré ne pas fumer.
Aux U.S.A. pour la première fois en 1985, les décès par cancer du poumon ont dépassé ceux par cancer du sein chez les femmes âgées de 55 à 74 ans.
En Angleterre, la proportion des cancers mortels de la vessie dus au tabac est passée entre 1945 et 1970 chez les hommes de 50% à 85% et chez les femmes de 4% à 27%.

Les conséquences sur l'environnement

On l'évoque peu mais 5 millions d'hectares de forêts sont détruits chaque année pour sécher le tabac, contribuant à la déforestation...

Chaque année, rien qu'en France, 40 milliards de mégots sont jetés dans la nature. De plus, les filtres à cigarettes, les paquets de cigarettes et les modes d'emploi pour les cigares représentent 40 pour cent de tous les déchets marins dans la Méditerranée, tandis qu'en Équateur, des déchets liés au tabac représentent plus de la moitié du total des déchets côtiers "capturés" en 2005 (Marine Litter: A Global Challenge - PNUE, 06/2009)

Arrêter de fumer : oui, mais sans reprendre...

Le congrès de la société européenne des maladies respiratoires qui s'est tenu à Berlin début 2002 a révélé que le fait de reprendre la consommation de cigarettes est aussi malsain que de commencer à fumer.

En effet, une étude menée sur 10 ans (1985-1996) auprès de 40 000 personnes dont 10 000 fumeurs, nommée OLIN ("Obstructive Lung Disease in Northern Sweden Studies") montre que les capacités pulmonaires des participants ayant re-consommé du tabac sont encore plus faibles que ceux n'ayant jamais cessé de fumer.
Ces travaux confirment l'étude du pneumologue américain Duane Sherill ("Lung health Study") menée de 1984 à 1989 sur 6 000 patients.
Les explications viendraient du système immunitaire rodé et actif lorsque la personne fume régulièrement mais inefficace lorsque celle-ci n'est plus habituée consommer.

Dans tous les cas, la solution est simple : il ne faut jamais commencer ou bien s'arrêter une bonne fois pour toutes.

Les différentes méthodes pour arrêter de fumer

Il existe divers moyens pour stopper la consommation de tabac. La plupart s'appuie sur l'absorption de nicotine pour suppléer le manque afin de sevrer peu à peu l'ancien fumeur.

Environnement Air16

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 19:50

La pollution lumineuse

Définition de la pollution lumineuse

Environnement Lumier10

On parle de pollution lumineuse ou de photopollution lorsque les éclairages artificiels sont si nombreux et omniprésents qu'ils nuisent à l'obscurité normale et souhaitable de la nuit.
Ainsi, à la tombée de la nuit, d'innombrables sources de lumières artificielles (éclairage urbain, enseignes publicitaires, vitrines de magasins, bureaux allumés en permanence...) prennent le relais du soleil dans les centres urbains jusqu'au plus petit village.

La pollution lumineuse est une forme de pollution assez peu évoquée car à priori peu néfaste pour la santé lorqu'on la compare aux pollutions plus classiques : déchets, smog urbain, eaux souillées....
Pourtant, la pollution lumineuse n'est pas sans conséquences sur le vivant et peut-être facilement réduite.

Dès 1830, les responsables de l'éclairage à Paris n'allumait qu'un réverbère sur deux les nuits de clair de lune : une opération liée à des soucis d'économie plus qu'à la pollution lumineuse qui n'était pas encore significative.
Plus récemment, c'est l'association américaine "Dark Sky" qui, dès 1988, a fait connaître ce phénomène qui s'est amplifié en véritable nuisance, bien visibile par tous. En effet, les points lumineux ne cessent de se multiplier.

C'est pourquoi :

- en 1992, L'UNESCO consacrait, dans sa déclaration des droits pour les générations futures l'UNESCO un volet spécifique au droit et à la conservation du ciel et de sa pureté : "les générations futures ont droit à une Terre et à un ciel non pollués".
- En 2002, les Congrès de Venise et de Lucerne lançaient des appels aux gouvernements mondiaux pour la sauvegarde du ciel nocturne.
- Actuellement, l'ONU envisage de considérer le ciel étoilé comme "patrimoine commun de l'humanité".

Environnement Defens10
Les bâtiments brillent dans la nuit masquant complètement les étoiles. Ici, La Défense - Paris

Identifier la pollution lumineuse

La pollution lumineuse est particulièrement visible lorsque le ciel est couvert par des nuages bas : ceux-ci réfléchissent et dispersent la lumière sur des kilomètres. Ainsi, le ciel semble rose / orange foncé. C'est particulièrement visible dans les villes et agglomérations. Normalement, le ciel devrait être entièrement noir.

Par temps clair et hors de la ville (campagne, forêt...), le ciel est bien plus noir qu'en ville et l'on peut facilement repérer la présence, dans un coin de ciel, d'une grande ville par le changement de teinte du ciel qui devient rose pâle et s'éclaircit. Ainsi, on peut tout à fait voir le halo lumnieux du coeur de l'agglomération parisienne a des dizaines de kilomètres de là.

La Terre brille dans la nuit : les villes sont visibles de l'espace !

Lorsque l'on sait :

- qu'une simple ampoule est visible à des dizaines de kilomètres
- que dans les grandes villes, les milliers de lampes allumées peuvent être perçues à des milliers voire des dizaines de milliers de kilomètres
- qu'un américain utilise 75 fois plus d'électricité qu'un Indien, un japonais 30 fois plus et un chinois deux fois plus (d'après Woodruff Sullivan de l'Université de Washnigton, qui a réalisé la première carte de la Terre nocturne vue de satellite),

...nous mesurons davantage l'impact de cette pollution.

Les citoyens, via leur éclairage particulier, sont loin d'être les premiers responsables vu le gachis évident des collectivités territoriales (éclairage urbain inadapté ou superflu...) et de nombre d'entreprises (commerces, chaînes de distribution, bureaux...)

Environnement Nasani10
Carte de la Terre nocturne : les lumières des agglomérations apparaissent en blanc, les torchères en jaune et les feux de forêts en rouge.

L'astronome italien Pierantonio Cinzano a publié il y a quelques années le premier atlas mondial de la luminosité artificielle du ciel nocturne, révélant l'étendue de cette pollution.

De nombreuses images de la Terre prises de nuit par satellite rendent compte d'une progression de ce phénomène "d'année en année", souligne Olivier Las Vergnas, président de l'Association française d'astronomie (AFA).

Environnement Terre_10
Image satellite de la Terre nocturne en 1970

Environnement Terre_11
Image satellite de la Terre nocturne en 2000 qui montre la répartition des populations, des activités et l'accroissement considérable de la pollution lumineuse

Une telle représentation des activités terrestres nous permet de constater qu'il existe quatre types de sources lumineuses :

- les lumières des grandes agglomérations urbaines des pays à forte industrialisation : Etats-unis, Europe, Japon, Taiwan...
- les voies de communication qui concentrent les populations : delta et vallée du Nil, cours du Fleuve Jaune en Chine, chemin de fer du transsibérien...
- les feux de forêts qui témoignent à la fois des catastrophes écologiques mais surtout des cultures itinérantes sur brûlis
- les torchères qui brûlent sans relâche une partie du gaz qui ne peut être exploité pour l'extraction du pétrole. Cette source est sans doute la plus intense.

La pollution lumineuse en France

En France, en seulement dix ans, le nombre de points lumineux a augmenté de 35 % pour atteindre près de 9 millions !

Il est devenu maintenant très difficile de contembpler un ciel pur et bien noir : seul un petit triangle dans le Quercy et une portion de la Corse ne sont pas encore envahis par nos lumières. Il est ainsi devenu indispensable pour les observations astronomiques de s'isoler loin des habitations, même des villages, et en altitude. Car même dans les petits bourgs, on s'acharne à déployer de plus en plus un éclairage pas forcèment voulu par les habitants et de surcroît souvent mal adapté...
L'association AVEX présente des cartes de la pollution lumineuse pour la France.

Source
AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 19:58

Conséquences de la pollution lumineuse

Les effets sur la santé humaine

Les conséquences les plus évidentes vont de la simple gène (qui peut tout de même perturber le sommeil dans le cas d'une source lumineuse clignotante dirigée vers une chambre), aux dépenses inutiles d'énergie.
Cependant, quelques études non confirmées mettent en évidence des conséquences probables pour notre santé. A ce titre, selon des chercheurs de l'Université de Toronto (Canada), notre exposition quotidienne à la lumière électrique a considérablement augmenté pour atteindre jusqu'à 7 heures par jour en moyenne, cette exposition prolongée non naturelle constituerait une "pollution par la lumière artificielle" qui seraient un des plus importants facteurs à l'origine de l'augmentation des cancers.
En effet, sous l'effet de la lumière artificielle, l'épiphyse (petite glande située dans le cerveau) diminue nettement la production de mélatonine dont les bienfaits seraient multiples : anti-vieillissement, freine le développement des tumeurs, stabilise la tension, maintient la libido...

Les effets sur la faune et la flore

Les effets de la pollution lumineuse sur la faune et la flore sont notables.

Les insectes

Le "suréclairage" est la cause première de la disparition d'espèces d'insectes, ce qui perturbe significativement la chaîne alimentaire naturelle, puisqu'ils représentent l'alimentation de base d'un grand nombre d'animaux. Ainsi, les populations d'insectes nocturnes et pollinisateurs sont décimées (seconde cause de mortalité après les produits phytosanitaires). "Les lumières nocturnes peuvent altérer les interactions naturelles entre espèces comme la compétition ou la prédation ; elles peuvent perturber l'orientation d'espèces nocturnes" (Nuisances dues à la lumière - AFE, JP Bouly - Université Pierre et Marie Curie et Marc Thery - Muséum d'Histoire Naturelle)

Les oiseaux

Les oiseaux migrateurs sont gênés et désorientés : près d'un million d'entre eux en meurent chaque année selon Marc Théry, chercheur au laboratoire d'écologie générale. En effet, les oiseaux migrateurs s'orientent notamment grâce aux étoiles. C'est pourquoi ils sont désorientés et éblouis.

Certains oiseaux des villes, comme le merle noir et la mésange bleue voient leur comportement et leur reproduction modifiés.

Enfin, lorsque les oiseaux croisent sur leur route de grandes structures de verre et d'acier éclairés présentes dans toutes les grandes villes, ils les confondent avec des surface en eau et s'y écrasent. C'est pourquoi, à New-York, certains gratte-ciels diminuent leur éclairage la nuit.

Les autres espèces

De nombreuses autres espèces sont victimes de la pollution lumineuse : chauve-souris, tortues marines, escargots (horloge interne déréglée) ; tandis que d'autres en profitent comme les pigeons et les moineaux.

La végétation

la végétation éclairée en permanence dégénère de façon précoce. Toutefois, les lumières de l'éclairage public urbain ne semblent pas influencer sur le développement ou la mortalité des végétaux.

Conséquences énergétiques et économiques : un véritable gouffre

Les quelques 9 millions de points lumineux extérieurs en France représentent environ 1% de la consommation électrique en France (5,5 TWh de consommation annuelle). Un tiers de ces lampes sont encore des lampes à vapeur de mercure démocratisées du fait de leur faible coût. La plupart a été remplacée par des lampes à vapeur de sodium haute pression, plus économes.

Selon l'ADEME, l'éclairage, en Europe, a un impact conséquent sur l'environnement, puisqu'il représente autour de 40 % des consommations totales d'électricité du secteur tertiaire. Or, produire de l'électricité n'est pas anodin... Sur ce dernier point, les campagnes de publicité d'EDF destinées au grand public mettent tantôt l'accent sur l'économie d'électricité, tantôt sur les mérites du tout électrique, on s'y perd...

En France, une enquête de l'ADEME de 2005 note que l'éclairage public et la signalisation sont le premier poste consommateur d'électricité des communes (47 % de la consommation d'électricité), soit 20 % du budget total énergie. Un constat qui s'aggrave puisqu'en 1990 l'éclairage public équivalait à 70 kWh/an/habitant et qu'en 2000 cette consommation s'élevait à 91 kWh/an/habitant. Actuellement, l'éclairage public coûte environ 25 euros par an et par habitant (AFE)

Or, l'ADEME estime que les économies sur ce poste peuvent atteindre 20 à 40 % avec des investissements de surcroît rentables.
Enfin, une enquête de la Direction générale des collectivités locales et de l'ADEME note que l'éclairage public et les enseignes publicitaires représentent 1 à 2% de la consommation électrique en France soit 4% des émissions de gaz à effet de serre...

Environnement Teneri10
Pollution lumineuse sur les versants du volcan Teide, Ténérife - îles Canaries

L'observation astronomique

En moins de 50 ans, une grande partie de la population française s'est privée de la beauté de la voie lactée qui n'est plus visible tout comme 90% des étoiles...
Les astrophysiciens et les astronomes amateurs, fortement gênés, dénoncent cette situation. Ainsi, ils se sont regroupés en associations pour aider les maires des communes à diminuer leur éclairage mal adapté avec des réverbères mieux pensés et moins nombreux. De surcroît, cette pollution s'ajoute aux conséquences d'une pollution atmosphérique dont les particules masquent parfois considérablement le ciel.

Plus de 35% de l'énergie lumineuse émise sur la Terre éclaire les nuages et illumine le ciel en altitude. C'est ce halos diffus qui dénature la voûte céleste de nos villes les baignant dans une nuit artificielle mauve pâle et qui gêne considérablement l'observation astronomique. Or, un lampadaire bien conçu devrait éclairer le sol autour de lui, plutôt à un point stratégique où la visibilité pour les automobilistes notamment est nécessaire et non le ciel, un espace vierge ou un endroit inacessible... Tout comme les enseignes lumineuses qui sont trop agressives et n'intéressent que peu les citoyens et les astronomes.

Pour définir la noirceur d'un ciel et donc les possiblités d'observations astronomiques, John Bortle a imaginé en 2001 une échelle de mesure de la pollution lumineuse. Elle se décline de 1 (excellent ciel noir) à 9 (Ciel de centre-ville) où on ne distingue quasiment plus d'étoile dans le ciel hormis la Lune et les planètes.

Pour la première fois, en 1958 une ville a dû restreindre son éclairage public car il perturbait l'observatoire voisin. Il s'agit de la ville de Flagstaff en Arizona (USA) et de l'observatoire national de Kitt Peak.

Les effets culturels

Enfin, dans un souci de sécurisation constant et parfois futile, chaque coin de rue est investi d'un réverbère de sorte que nous ne connaissons plus de vraies nuits qui ont pourtant une dimension culturelle importante.
Rappelons que les civilisations ont fortement intégré dans leur développement la dimension mystique du ciel nocturne et que les découvertes récentes de centaines d'exoplanètes augurent de découvertes révolutionnaires. Laisser vagabonder notre esprit dans le ciel étoilé a toujours autant de sens qu'il y a des milliers d'années.

La sécurité

Bien souvent, l'éclairage public rassure les citoyens. Pourtant, les effets sécuritaires de l'éclairage n'ont pas encore été démontrées, tant sur la sécurité civile que sur la sécurité routière. Ainsi, la majorité des cambriolages a lieu en plein jour et, plus anecdotique, on trouvera plus de tags sous un éclairage public que sur un support non éclairé.

Les autoroutes qui ont vu leur éclairage supprimé la nuit, se caractérisent à la fois par moins d'accidents graves et des économies importantes. C'est le cas de l'A16 (900 000 euros d'économie / an), l'A15).

L'îlot de chaleur urbain

L'éclairage public participe à l'accentuation de l'îlot de chaleur urbain de manière significative. Ainsi, par rapport à une route non éclairée, une chaussée éclairée présente une température extérieure d'environ 1°C supérieure.

Quelques mesures pour lutter contre la pollution lumineuse

A l'étranger, plusieurs régions d'Italie et de République tchèque notamment, ont adopté des textes en faveur d'une réduction de la pollution lumineuse, comme c'est le cas de Tucson en Arizona qui a renouvelé la quasi-totalité de son éclairage. (AFA, 08/2005). Pour l'AFA, Les marges de manoeuvre se situent actuellement en France à l'échelle locale. En 2006, elle veut ainsi "essayer de s'appuyer sur les conseils municipaux et départementaux de jeunes" afin d'obtenir des initiatives et faire en sorte que la réduction des nuisances lumineuses devienne un élément de qualité que des territoires pourraient ainsi promouvoir.

Au début des années 1990, des études sur l'aménagement urbain commencent à prendre en compte les nuisances et les dépenses liées à l'éclairage public. En 1999, 27% des collectivités territoriales françaises s'étaient dotées d'études en ce sens : Schémas Directeurs d'Aménagement Lumière (SDAL), Charte Lumière, Plan Lumière... Actuellement, plus d'un tiers des communes se sont engagées.

En France, le Grenelle de l'Environnement, a introduit dans le Code de l'environnement des dispositions relatives à la prévention des nuisances lumineuses : établissement de spécifications techniques sur les éclairages, interdictions temporaires ou permanentes pour certains types d'éclairage ou d'émissions lumineuses sur tout ou partie du territoire...

Enfin, l'ANPCEN propose un cahier des charges pour les collectivités territoriales qui souhaiteraient diminuer leur pollution lumineuse et faire des économies.

HQE® et pollution lumineuse

La certification Haute Qualité Environnementale (HQE®), qui s'étend désormais aux maisons individuelles, pourrait être l'occasion de diminuer la puissance et la densité de l'éclairage de la voirie attenante. En effet, le constructeur est souvent sollicité dans la définition de l'aménagement de voirie, c'est pourquoi il doit être sensible à son impact. De plus, la première cible de la certification prévoit une relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat.
Selon Pierre Brunet, de l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturnes (ANPCEN), il importera dans un souci de minimisation d'impact, d'adopter pour la voirie comme pour les abords, des lampadaires qui n'émettent pas vers le haut, de réduire leur nombre par rapport aux pratiques actuelles, de viser la valeur cible de 5MWh/km/an (Cité de l'Energie – European Energy Award), et de considérer l'extinction et/ou la réduction de puissance en milieu de nuit.

Le projet européen Greenlight

Le projet GreenLight a été lancé le 7 février 2000 par la Direction Générale de l'Energie et des Transports (DG TREN) de la Commission Européenne pour promouvoir des systèmes d'éclairage performant dans les locaux du secteur tertiaire et les espaces extérieurs.
Le programme GreenLight est une action volontaire pour préserver l'environnement qui encourage les consommateurs d'électricité du secteur non-résidentiel (publics et privés), référencés en tant que Partenaires, à s'engager auprès de la Commission Européenne sur l'installation des technologies d'éclairage à rendement optimum dans leurs équipements quand le choix technologique est économiquement rentable, et la qualité de l'éclairage maintenue ou améliorée.

Début janvier 2010, le projet avait déjà gagné la confiance de 575 partenaires et d'adhérents dans toute l'Europe !

Conclusion

Force est de constater que la grande ville demeure de plus en plus un environnement artificiel où même les étoiles sont difficilement perceptibles à cause de sources lumineuses bien trop nombreuses, parfois inutiles et souvent mal conçues...
Dans ces conditions, il est facile de comprendre pourquoi les observatoires sont installés dans des zones désertiques loin de toutes perturbations atmosphériques liées aux activités humaines.
De plus, les effets supposés de la lumière artificielle sur notre santé sont assez préoccupants bien qu'encore peu relatés et confirmés.

Ainsi, le citadin qui oubli et ne comprend plus la "nature" se trouve de surcroît dans l'incapacité d'observer le ciel et ses étoiles qui ont pourtant fait rêver d'innombrables civilisations et portent de plus en plus l'espoir de l'humanité.

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 20:05

Le bruit : causes et conséquences

Le bruit en quelques mots

Environnement Bruit_10

"Tout son inopportun est un bruit" (AFNOR). Selon BruitParif, "un bruit est un mélange complexe de sons produisant une sensation auditive considérée comme gênante ou dangereuse. Le bruit, ensemble de sons produit par les vibrations de l'air peut être caractérisé par sa fréquence (grave ou aigu), son niveau sonore (aussi appelé intensité), et sa durée (court ou long). Ce qui différencie le bruit d'un son c'est la perception que nous en avons. Le volume sonore se mesure en décibels (dB)

La dose de bruit reçue dépend de l'intensité et du temps d'exposition. Pour une même durée d'exposition, quand le niveau de bruit augmente de 3 décibels, la dose de bruit reçue par l'oreille double.

L'exposition prolongée à des niveaux de bruit intenses détruit progressivement les cellules ciliées de l'oreille interne. Elle conduit à une surdité irréversible car ces cellules ne se régénèrent pas.

Les populations, qui se concentrent de plus en plus dans les villes et notamment dans les grandes agglomérations sont davantage exposées aux nuisances comme la pollution atmosphérique et le bruit.
Longtemps désignée comme une nuisance plus qu'une pollution pouvant affecter clairement la santé, de nouvelles études ont montré que le bruit affecte notre bien-être comme notre santé.

En Ile-de-France, le bruit représente la première source de nuisance selon la population. Les activités, les transports, mais aussi la proximité et la mauvaise isolation des logements participent à cette gêne, mal mesurée mais dont les incidences sur la santé commencent enfin à être estimés.

Au delà de l'automobile et de l'avion souvent cités à juste titre, c'est aussi chez les particuliers (multiples équipements électriques pour le bricolage, non respect du voisinage), dans les jardins (tondeuses à essence, coupe-haies électriques, bineuses électriques...), dans les parcs et sur la chaussée (souffleur aspirateur de feuilles, débroussailleuse...) que le bruit ne cesse de s'intensifier.
Enfin, le développement de la miniaturisation tend à introduire dans notre quotidien de plus en plus d'appareils dont le volume sonore nuit directement à son usager (lecteur MP3, téléphone, console de jeux...).

Effets sanitaires du bruit

Des effets certains sur l'audition

Les niveaux sonores élevés entraînent une altération du système auditif qui est peu adapté à les supporter durant de longues périodes. Il s'agit principalement de la dégradation d'une partie des cellules ciliées de l'oreille interne, cellules fragiles, peu nombreuses et ne se renouvelant pas, ce qui entraîne une perte irrémédiable de l'audition.

Il est estimé que des troubles auditifs peuvent être observés suite à une exposition de plusieurs années à un niveau de 85 dB (voie criée, rue animée à fort trafic). Plus le niveau sonore est élevé, plus le risque est grand et la dégradation rapide. Une exposition à un niveau proche de 100 dB (discothèques, concerts, baladeurs à forte puissance) est ainsi susceptible d'entraîner des symptômes persistants et irréversibles : une baisse sensible de l'audition, des acouphènes et/ou une hyperacousie, en d'autres termes un traumatisme sonore aigu. Toutefois, ce type d'exposition n'entraîne généralement aucun trouble auditif ou seulement des troubles temporaires, tels que des acouphènes, persistant quelques heures à quelques jours. Cependant, si ces troubles sont sans gravité immédiate, le système auditif subit un vieillissement prématuré, ce qui peut conduire à une surdité précoce.

De nombreux autres effets physiologiques

Parmi les autres effets physiologiques du bruit, un des principaux concerne les perturbations du sommeil avec une difficulté d'endormissement, des troubles du sommeil (niveaux sonores entre 45 et 55 dB) et des éveils au cours de la nuit (niveaux sonores supérieurs à 55 dB). Ces perturbations ont des conséquences importantes, notamment une fatigue notable, une diminution de la vigilance, de l'efficacité au travail ou de l'apprentissage durant l'enfance.

Par ailleurs, le bruit peut avoir des effets sur le système cardio-vasculaire. A court terme, il peut augmenter la tension artérielle et transitoirement le rythme cardiaque. Certaines études montrent également une augmentation à plus long terme de certaines pathologies (angine de poitrine, hypertension et infarctus du myocarde), mais la relation causale est très incertaine.

Des effets psychologiques plus subjectifs

La principale plainte concerne la gêne ressentie. Il est difficile de fixer le niveau où commence l'inconfort puisque la perception du bruit est subjective et la tolérance variable d'une personne à l'autre. Il semble que les caractéristiques du bruit (répétitivité, gamme de fréquence, impossibilité de le contrôler, sentiments ressentis à l'égard de la personne ou de l'activité à l'origine du bruit) aient un rôle important dans la gêne. Cette dernière peut avoir un impact sanitaire avec l'apparition de pathologies psychiatriques comme l'anxiété ou la dépression. Par ailleurs, le bruit implique un effort pour la compréhension et des difficultés de concentration, ce qui peut diminuer les performances lors de la réalisation de tâches complexes (travaux intellectuels ou d'apprentissage). Il peut aussi avoir des effets sur les comportements avec une augmentation de l'agressivité et une diminution de l'intérêt à l'égard d'autrui.

Enfin, si la gêne diminue face à une exposition permanente au bruit ("habituation au bruit"), les fonctions physiologiques de l'individu restent affectées, même après une longue période d'exposition. De plus, la population francilienne est le plus souvent exposée simultanément ou successivement à différentes sources de bruit (circulation routière, voisinage, trafic aérien...) et les effets de cette multiexposition demeurent encore mal connus.

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Jeu 26 Jan - 20:09

Les métaux lourds

Définition des métaux lourds

Au terme de "métaux lourds" qui n'a aucune valeur scientifique ni juridique, on préfère maintenant celui d'éléments traces métalliques (EMT). En effet, les métaux lourds comprenaient aussi des métaux légers (comme l'aluminium).

Selon le Rapport d'information du Sénat "Les effets des métaux lourds sur l'environnement et la santé", "on appelle en général métaux lourds les éléments métalliques naturels, métaux ou dans certains cas métalloïdes (élément qui combine certaines caractéristiques du métal comme l'arsenic par exemple) caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5 grammes par cm3. On retrouve dans certaines publications anciennes l'appellation de "métal pesant". Quarante et un métaux correspondent à cette définition générale auxquels il faut ajouter cinq métalloïdes.

La catastrophe de Minamata

Cette catastrophe environnementale et sanitaire illustre la dangerosité des conventrations excessives d'éléments traces métalliques dans les écosystèmes. Au Japon, entre les années 1930 et 1960, une usine de plastique a rejeté d'importantes quantités de produits contenant du mercure dans la baie de Minamata. Les habitants de la région, se nourissant de poissons locaux, ont alors souffert de la maladie dite de Minamata dont les effets se manifestent par des difformités physiques et des maladies mentales. Plus d'un millier de personnes en sont mortes et aujourd'hui encore, plus de 3000 personnes en souffrent.

Liste des métaux lourds

Si les métaux lourds sont au nombre de 41, les élements traces métalliques suivants sont les plus contrôlés : Arsenic, Cadmium, Chrome, Cuivre, Mercure, Nickel, Plomb, Sélénium et Zinc.

Contamination de l'environnement

Tous les éléments traces métalliques sont présents naturellement à l'état de traces dans le sol. En effet, ils sont présents dans tous les compartiments de l'environnement, mais en général en quantités très faibles. On dit que les métaux sont présents "en traces". Ils sont aussi "la trace" du passé géologique et de l'activité de l'homme.

Un grand nombre de "métaux lourds" sont utiles pour la vie comme le fer pour le transport de l'oxygène. Cependant, ils deviennent toxiques lorsque leur concentration augmente comme l'arsenic, l'argent, l'aluminium ou le plomb. De plus, parmi les EMT, quatre n'ont aucun rôle profitable pour l'organisme, et peuvent tout au contraire induire des maladies graves : le mercure, le plomb, le nickel et le cadmium.

Les éléments traces métalliques se retrouvent au quotidien dans de nombreuses sources.

- L'aluminium est présent dans l'eau du robinet, certains médicaments, certains additifs alimentaires (E 173) et produits cosmétiques.
- Le mercure est présent dans les amalgames dentaires (50% minimum sont constitués de mercure), les poissons, les aliments non biologiques (le mercure est présent dans les pesticides de l'agro-alimentaire), et certaines industries.
- Le plomb provient d'anciennes canalisations en eau potable, des peintures utilisées au début du XXème siècle et était ajouté comme additif à l'essence. Les États-Unis sont les premiers à avoir interdit le plomb dans l'essence, en 1975, l'Europe l'a interdit en 1998.

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Ven 27 Jan - 9:50

La biodiversité

Le terme "biodiversité" vient de la contraction de l'expression anglaise "biological diversity", c'est à dire "diversité biologique".

La biodiversité c'est la "variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie : cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes." (article 2 de la Convention sur la diversité biologique, adoptée le 22 mai 1992 et ouverte à la signature des Etats lors de la Conférence de Rio le 5 juin 1992, entrée en vigueur le 29 décembre 1993).

Menaces et enjeux

Environnement Tronc_10

Le terme "biodiversité" vient de la contraction de l'expression anglaise "biological diversity", c'est à dire "diversité biologique".
L'expression biological diversity a été inventée par Thomas Lovejoy en 1980 tandis que le terme biodiversity lui-même a été inventé par Walter G. Rosen en 1985 lors de la préparation du National Forum on Biological Diversity organisé par le National Research Council en 1986. Le mot "biodiversité" est employé officiellement pour la première fois en 1988 par l'entomologiste américain E.O. Wilson.

La biodiversité c'est la "variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie : cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes." (article 2 de la Convention sur la diversité biologique, adoptée le 22 mai 1992 et ouverte à la signature des Etats lors de la Conférence de Rio le 5 juin 1992, entrée en vigueur le 29 décembre 1993)

La biodiversité s'évalue suivant trois niveaux de diversité biologique.

- La diversité écologique (ou diversité des écosystèmes). Les écosystèmes sont différents en fonction du support de vie (biotope) façonné par la situation géographique, le paysage, le relief...
- La diversité spécifique (ou diversité des espèces). Dans un même écosystème, on trouve des espèces vivantes très différentes.
- La diversité génétique (ou diversité des gènes). Le patrimoine génétique des animaux différencie les individus au sein d'une même espèce.

Biodiversité - Vancouver Film School from Soleco Conseil on Vimeo.


Ce film d'animation explique en moins de trois minutes l'intérêt de la biodiversité. Il a été réalisé par les étudiants de la Vancouver Film School. La version française (sous-titres) a été réalisée par Soléco Conseil.

Les richesses encore méconnues de la biodiversité

La biodiversité est partout, aussi bien sur terre que dans l'eau. Elle comprend tous les organismes, depuis les bactéries microscopiques jusqu'aux animaux et aux plantes plus complexes. La biodiversité dite négligée (invertébrés marins et terrestres, plantes, champignons) représente pourtant 95% de la biodiversité !

Des indicateurs tels que le nombre d'espèces dans une zone donnée peuvent permettre le suivi de certains aspects de la biodiversité.
Les scientifiques considèrent que le nombre réel d'espèces vivantes sur Terre se situerait entre 8 et 30 millions. Or, nous n'en connaissons que 1,8 million ! Actuellement, environ 16 000 nouvelles espèces sont décrites chaque année ; à ce rythme, il faudrait entre 500 et 1000 ans aux scientifiques pour achever l'inventaire.

Dans les océans, on estime qu'il y a plus d'un million d'espèces, seulement 250 000 sont décrites. Les 3/4 des espèces vivant dans les profondeurs de la Méditerranée sont encore inconnues (programme Census of Marine Life, 10/2010).

Les Hotspots

Certaines régions sont considérées comme les plus riches en espèces mais aussi comme les plus menacées de la planète. Elles sont appelées Hotspots (selon l'ONG Conservation International) ou Ecorégions prioritaires (selon le WWF).

Les forêts tropicales concentrent 70 à 90 % de la biodiversité continentale (F. Hallé).

La biodiversité ordinaire et la biodiversité symbolique

Trop souvent, la biodiversité n'est considérée qu'à travers certains êtres vivants emblématiques comme les ours polaires, les baleines, les pandas géants, les tigres, les éléphants... Elle est qualifiée de biodiversité symbolique ou remarquable. Même si ces espèces animales ne doivent pas disparaître, il ne faut pas oublier les autres espèces, moins attendrissantes mais qui ont également un rôle essentiel dans leurs écosystèmes.

Dans ce dernier cas, on parle de biodiversité "ordinaire". Les oiseaux apparaissent comme de bons indicateurs de l'état de la biodiversité du fait de leur position élevée dans les chaînes alimentaires. Cette biodiversité ordinaire, nous la cotoyons souvent, dans nos jardins, bosquets, dans des espaces laissés en friche. L'aménagement de ces espaces par soucis d'esthétisme dégrade très fortement la biodiversité ordinaire qui y vit. Or, la ville, monde minéral ne laisse que peu de place à cette biodiversité ordinaire pourtant essentielle.

Les apports de la biodiversité

La biodiversité offre de nombreux bienfaits fondamentaux aux humains, qui vont au-delà de la simple fourniture de matières premières (pour l'habitat et l'habillement).
La biodiversité soutient quantité de processus et de services des écosystèmes naturels, tels que la qualité de l'air, la régulation climatique, la purification de l'eau, la lutte contre les parasites et les maladies, la pollinisation et la prévention des érosions. Le bien-être – et la survie – des humains est difficilement concevable sans une biodiversité florissante. Les systèmes alimentaires sont fortement dépendants de la biodiversité et une proportion considérable de médicaments est directement ou non d'origine biologique. Des pans entiers de nos économies dépendent également de la biodiversité. C'est pourquoi, la perte de biodiversité a des effets néfastes sur plusieurs aspects du bien-être humain, tels que la sécurité alimentaire, la vulnérabilité face aux catastrophes naturelles, la sécurité énergétique et l'accès à l'eau propre et aux matières premières. Elle touche également la santé, les relations sociales et la liberté de choix.

Les atteintes à la biodiversité

Environnement Oiseau10

Disparition des habitats (forêts, récifs coralliens,...), surexploitation, pollutions industrielles et agricoles, extension des villes et des infrastructures de transport, dégradation et destruction des paysages, introduction d'espèces invasives, changements climatiques, ... Les causes de la disparition du vivant sont nombreuses et l'ampleur de la crise de la biodiversité est désormais avérée.
Presque tous les écosystèmes sur Terre ont été transformés de façon considérable suite aux activités humaines et des écosystèmes continuent à être modifiés par l'agriculture et d'autres fins. En effet, depuis la Révolution industrielle, l'humanité exploite les ressources naturelles comme si elles étaient infinies, ce qui n'est pas le cas.
C'est pourquoi, en quelques décennies, les altérations et les destructions causées par l'homme aux écosystèmes naturels – en particulier les forêts primaires, les forêts tropicales, les zones humides, les mangroves, les lacs, les rivières, les mers et les océans – ont crû à un rythme inquiétant. Ainsi, depuis seulement l'an 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d'hectares par an. Près de 20% des récifs coralliens ont été détruits, du fait, notamment de la pollution et de la surpêche.

La biodiversité en ville

Les espaces urbains minéralisés et stériles détruisent presque toute vie végétale et empêchent la libre circulation des espèces. C'est pourquoi, l'aménagement de la ville doit être entièrement revu pour qu'il intègre la nature sans compromettre les corridors biologiques indispensables à la survie de certaines espèces.
C'est un véritable défi, trop peu considéré, car la ville a généralement tout supprimé : terres agricoles, vergers, ruisseaux, prairies, forêts... et donc les terriers, nids, habitats...
De plus des plantes exotiques sont implantées pour adorner les jardins et les rares espaces verts, ce qui nuit à la biodiversité locale car la plupart des espèces introduites sont des invasives.

Enfin, les axes de transport et de communication fragmentent les espaces en coupant les forêts, les plaines, ce qui se traduit par l'incapacité pour certaines espèces de se reproduire et de chasser. La multiplication des axes routiers est, à ce titre, une véritable catastrophe comme en témoigne la disparition des 3/4 des lapins de Garenne en France : ils étaient 13 millions en 1975 et seulement 3 millions en 2000.

La biodiversité dans les zones agricoles

Le pire ennemi des vers de terre est le labour, victimes des charrues, des tracteurs, des oiseaux tandis que la microvie du sol est tuée par les rayons UV. "LA différence est énorme : là où la terre est labourée, on trouve seulement 50 kg de vers par hectare contre 2 à 4 tonnes où l'on ne laboure pas" Denis Loyer, directeur adjoint des opérations techniques à l'Agence française de développement (AFD).

Après plus de 50 ans d'agriculture intensive, beaucoup de sols sont aujourd'hui biologiquement morts avec un maigre 1% de matière organique. Les engrais chimiques sont alors utilisés pour pallier le manque. Ce qui set idiot puisque les vers de terre faisaient alors gratuitement ce travail, d'autant plus qu'ils labourent en terre en profondeur, creusant des galeries qui permettent à l'eau de pluie de s'inflitrer, et non de ruisseler.
Le remembrement et la disparition des haies a également entraîné une perte considérable de biodiversité et de services rendus à l'Homme pour lutter contre les nuisibles, ce qui explique le recours aux pesticides.

Les extinctions de masse

La Terre a connu 5 extinctions massives qui se sont caractérisées par une disparition assez brutale d'une grande partie de la vie.
Au cours des 540 derniers millions d'années, une vingtaine de crises plus ou moins intenses se sont succédées. La plus dévastatrice d'entre elles s'est déroulée il y a 252,6 millions d'années avec une violence encore aujourd'hui inégalée : la crise permo-triassique qui décima plus de 90% des espèces marines alors existantes (CNRS, 02/2010)

La sixième extinction de masse

Actuellement, la perte de biodiversité et les changements dans l'environnement qui y sont liés sont plus rapides qu'à aucune période de l'histoire de l'humanité. De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin, que ce soit en termes de nombre d'individus, d'étendue géographique, ou les deux. La disparition d'espèces fait partie du cours naturel de l'histoire de la Terre. Cependant, l'activité humaine a accéléré le rythme d'extinction, qui est au moins 100 fois supérieur au rythme naturel d'extinction, un rythme qui ne cesse d'augmenter, certains biologistes renommés comme E.O. Wilson parlent de 1000 fois !

L'extinction actuelle, provoquée par les activités humaines, est comparable à une crise biologique majeure puisque d'ici à 2050, on considère que 25 à 50 % des espèces auront disparu.
Or, plusieurs millions d'années sont nécessaires pour recouvrir une diversité biologique suite à une extinction massive.

Ainsi, les sociétés humaines, qui ont amorcé cette extinction de masse scellent définitivement le sort de l'humanité : nous serons à la fois la cause et les victimes de cette sixième extinction de masse...

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AnonymousInvité Environnement Vide
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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Ven 27 Jan - 9:53

Biodiversité : solutions de préservation

Suivre la biodiversité de l'espace


Questions/Réponses : la biodiversité par CNES
Combien d'espèces vivantes existent sur Terre ? Peut-on suivre, depuis l'espace, la migration des animaux ? Et la bonne santé des coraux ? A l'occasion de l'année internationale de la biodiversité, nous vous avons interrogé sur cette notion en vogue : la biodiversité.

Les actions internationales

En 1972 l'UNESCO lança deux initiatives pionnières : la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel qui institua qu'écosystèmes naturels et des paysages appartenaient au patrimoine commun de l'humanité et le Programme l'homme et la biosphère (MAB) qui conduisit à la création de Réserves de biosphère, 553 dans 107 pays à ce jour, avec trois fonctions qui se renforcent l'une l'autre : conservation, développement durable et soutien à la recherche et à l'éducation.
La biodiversité est un bien public global, comme il fut reconnu 20 ans plus tard, en 1992, par la Convention sur la biodiversité (CDB). Les trois objectifs de cette convention sont la conservation de la diversité biologique, son utilisation durable et le partage juste et équitable des bénéfices liés à l'usage des ressources génétiques.
En 2002, un engagement fort a été pris lors du sommet de Johannesburg : "assurer, d'ici 2010, une forte réduction du rythme actuel de perte de diversité biologique aux niveaux mondial, régional et national, à titre de contribution à l'atténuation de la pauvreté et au profit de toutes les formes de vie sur la planète". Malheureusement, cet engagement n'a pu être tenu. L'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire piloté par l'ONU, a mis en évidence que 60% des écosystèmes ont été dégradés ces 50 dernières années et tous les indicateurs montrent que les espèces disparaissent à un rythme effréné.

Ces dernières années, l'objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s'est révélée ardue, qu'il s'agisse de mesurer l'état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité. En effet, d'après les dernières prévisions, les objectifs définis par la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique de 2003 en vue d'enrayer la perte de biodiversité au niveau mondial ne seront pas atteints.
En vue d'accroître la prise de conscience du public sur l'importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont déclaré l'année 2010 Année internationale de la biodiversité (IYB). Communiquer est vital : l'ambition première des événements de l'IYB est d'éveiller les consciences non seulement sur les faits, mais également sur tout ce qui peut être fait. Mettre en avant des expériences de réussite dans la lutte durable contre la perte de biodiversité ou pour sa préservation est essentiel pour susciter aux niveaux local, national, régional ou international, des projets œuvrant à préserver et célébrer la diversité du vivant.

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Ven 27 Jan - 10:03

Les extinctions massives de la biodiversité

90 à 99 % des espèces ayant existé sur Terre se sont éteintes. La très grande majorité a disparu dans le cadre d'un processus d'extinction normale des espèces, du fait de la durée limitée de l'existence biologique de celles-ci. Cette durée fluctue de un million d'années chez les mammifères, à onze millions d'années dans le cas de certains invertébrés marins.

Outre la disparition progressive d'espèces, notre planète a connu de nombreuses extinctions de biodiversité : au cours des 540 derniers millions d'années (MA), une vingtaine de crises plus ou moins intenses se sont ainsi succédées. La plupart sont dues à des éruptions volcaniques majeures comme en témoignent les traps. Certaines extinctions ont été massives c'est à dire qu'elles ont entraîné la disparition d'une majorité des espèces vivantes. Pourtant, à chaque fois, ces extinctions ont entraîné une nouvelle explosion de la vie, toujours plus florissante, principalement sous de nouvelles formes jusqu'à alors inconnues. Les extinctions massives jouent donc un rôle déterminant dans la diversification des formes vivantes.

Voici les principales extinctions massives de la biodiversité qui ont modifié à jamais la vie de la Terre.

1ère extinction massive : - 438 MA : Ordovicien-Silurien

Environnement Trilob10
Trilobite

70 % des animaux marins disparaissent dont les célèbres trilobites.

Causes

Les causes ne sont pas clairement établies mais une importante glaciation aurait entraîné la baisse du niveau des océans.
Une autre hypothèse est soulevée par Brian Thomas, astrophysicien (Université Washburn) : un rayonnement gamma pourrait avoir atteint la Terre.

2ème extinction massive : - 365 MA : Dévonien-Carbonifère

Une série d'extinctions entraîne la disparition d'environ 70 % des espèces animales. Là aussi, ce sont essentiellement les espèces marines qui sont touchées : récifs, brachipodes, organismes benthiques. Les plantes et les arthropodes sont peu affectés.

Causes

Les causes ne sont pas clairement établies mais une importante glaciation aurait entraîné la baisse du niveau des océans.

3ème extinction massive : - 252,6 MA : la crise du Permien-Trias

Environnement Permie10
Faune du Permien au Maroc

La crise permo-triasique est sans doute la plus grave extinction massive qu'ait connue la Terre : plus de 90 % de toutes les espèces présentes disparaissent, aussi bien sur terre que dans les océans. Cette extinction massive s'est déroulée progressivement sur une période de dix millions d'années suivie d'une très forte accélération pendant cinq millions d'années. La biosphère est dévastée, on parle d'écocide (destruction (naturelle ou anthropique) systématique et totale d'un écosystème).
De nombreux enregistrements sédimentaires et géochimiques attestent de perturbations environnementales majeures durant l'ensemble du Trias inférieur (les cinq millions d'années qui suivent l'extinction de masse) : cycle du carbone anormal ; océans acides, appauvris en oxygène et enrichis en gaz carbonique et en sulfures (CNRS, 09/2011).

Il faudra attendre 10 à 30 millions d'années avant de retrouver une biodiversité comparable à celle d'avant la crise. Si la vie a bien failli s'éteindre, cette extinction permet aux nouvelles formes de vie qui suivent de se diversifier d'une manière inégalée.

Cette crise marque la fin de l'ère primaire, ou Paléozoïque, et le début de l'ère secondaire, ou Mésozoïque.

Causes

Les causes de cette extinction seraient dues à l'impact d'une comète ou plus vraisemblablement à un épisode de volcanisme majeur et intense : les traps de Sibérie semblent en témoigner. Dans tous les cas, les espèces vivantes ont suffoqué à cause de températures trop élevées et d'un manque d'oxygène.

4ème extinction massive : - 200 MA : Trias-Jurassique

Environnement Volcan10

Cette extinction tue 20 % des espèces marines, la plupart des diapsides (reptiles, oiseaux) et les derniers grands amphibiens. Au total, la moitié de la diversité biologique sur Terre disparait. Toutefois, cette crise permet aux dinosaures de s'imposer sur Terre.

Causes

Les causes ne sont pas encore clairement identifiées et plusieurs hypothèses sont avancées.

Avec la dislocation de la Pangée, des éruptions volcaniques massives, qui ont duré au moins 600 000 ans, ont eu lieu dans la province magmatique centre-atlantique.

Cette période correspond également à une augmentation des niveaux de dioxyde de carbone et une libération massive de méthane. En effet, des chercheurs de l'Université d'Utrecht ont découvert qu'au moins 12 000 gigatonnes de carbone (sous forme de méthane) ont été libérées dans l’atmosphère pendant 20 000 à 40 000 ans. Ceci aurait conduit à un réchauffement planétaire (Bits of Science, 07/2011).

Enfin, parmi les autres causes possibles figurent une météorite.

5ème extinction massive : - 65 MA : Crétacé-Tertiaire, la fin des dinosaures

Environnement Astero10

Tous règnes confondus, près de six à huit espèces sur dix disparurent, dont les grands sauriens tels les célèbres dinosaures. Les insectes et les petits mammifères ont en revanche bien résisté. La quasi-totalité du plancton marin, maillon clef de la chaîne animale et alimentaire, disparut également. Il semble qu'aucun animal d'une masse supérieure à 20-25 kg n'ait survécu à l'exception des crocodiliens.

Causes

Plusieurs théories plus ou moins discutables ont été proposées pour expliquer cette extinction massive : pluie de météorites, volcanisme accru, épidémie fulgurante, intoxication par des plantes nouvelles contenant des alcaloïdes, inversion du champ magnétique terrestre, refroidissement...
Deux grandes hypothèses sont privilégiées : la chute d'une météorite et un volcanisme majeur. Les derniers développements sur cette question penchent sur la chute d'une météorite d'une dizaine de km de diamètre dans une région située dans le Yucatan, au nord-ouest du Mexique. Un immense cratère de météorite, baptisé "le cratère de Chicxulub" a été découvert en 1991, il fait environ 200 kilomètres de diamètre. Lors de cet impact, des volumes extrêmement importants de soufre, poussières et suies ont été éparpillés dans l'atmosphère en quelques minutes seulement, ce qui provoqua des perturbations environnementales extrêmes comme l'obscurcissement et le refroidissement global de la planète, et par la même l'extinction de 70% des espèces de l'époque.
De surcroît, ce cataclysme a eu lieu a un moment où l'activité volcanique de la Terre était intense comme en témoignent les traps du Deccan en Inde.

6ème extinction de masse : Holocène, actuellement

Environnement Voitur11

Actuellement, la perte de biodiversité et les changements dans l'environnement qui y sont liés sont plus rapides qu'à aucune période de l'histoire de l'humanité. De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin, que ce soit en termes de nombre d'individus, d'étendue géographique, ou les deux. La disparition d'espèces fait partie du cours naturel de l'histoire de la Terre. Cependant, l'activité humaine a accéléré le rythme d'extinction, qui est au moins 100 fois supérieur au rythme naturel d'extinction, un rythme qui ne cesse d'augmenter, certains biologistes renommés comme E.O. Wilson parlent de 1000 fois !


Causes

L'extinction actuelle, provoquée par les activités humaines, est comparable à une crise biologique majeure puisque d'ici à 2050, on considère que 25 à 50 % des espèces auront disparu.
Ainsi, presque partout où les sociétés humaines se sont installées et ont prospéré, les grands animaux ont été massacrés. Or, plusieurs millions d'années sont nécessaires pour recouvrir une diversité biologique suite à une extinction massive.

Ainsi, les sociétés humaines, qui ont amorcé cette extinction de masse scellent définitivement le sort de l'humanité : nous serons à la fois la cause et les victimes de cette sixième extinction de masse...

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Ven 27 Jan - 10:10

Les abysses : quand l'inconnu dévoile ses mystères

Qui aurait cru que les fonds sous-marins, situés seulement à onze kilomètres de nous, seraient aujourd'hui moins connus que le système solaire ? Et pourtant, les abysses représentent les deux tiers de la surface du globe et constituent aujourd'hui le plus vaste milieu naturel, soit 307 millions de kilomètres carrés !

Le terme « abysse », vient du grec « abyssos » qui signifie « sans fond ». Il reflète une image d'une zone plutôt froide, noire, hostile et sans limites. Cependant, même si les abysses ont jusqu'à présent été relativement épargnées de toute forme d'exploitation par l'homme (en rapport avec leur inaccessibilité), des menaces pèsent désormais sur elles en terme d'utilisation de leurs ressources naturelles qui s'avèrent d'une richesse inimaginable.

A la découverte des abysses

La découverte de l'existence des abysses est assez récente, de l'ordre du siècle. Quant à leur exploration, elle n'est possible que depuis une trentaine d'années grâce aux bathyscaphes. L'intérêt pour ces plaines lointaines est réellement arrivé avec le développement des communications et la mise en place de câbles télégraphiques (liaisons transocéaniques). L'existence de fosses océaniques a quant à elle, été révélée suite au développement de la lutte anti-sous-marine après la guerre (1947).

Une chaîne de montagne sous la mer : le domaine abyssal

Environnement Fumeur10

Le domaine abyssal est formé par l'ensemble des fonds océaniques qui s'étendent à des profondeurs supérieures à 2500 – 3000 m. Il recouvre environ 80% de la superficie des fonds marins, soit plus de 65% de la surface totale de la terre. Les fonds abyssaux présentent d'énormes accidents de reliefs qui sont le résultat des immenses mouvements qui affectent la croûte terrestre, nommés « tectonique des plaques » :

Les fosses sont formées par le phénomène de subduction et peuvent dépasser 10 000 m (la plus célèbre et la plus profonde, la fosse des Mariannes dans le Pacifique, 11 000 m).

Les immenses chaînes de montagnes sous-marines sont formées par le phénomène d'accrétion et sont appelées dorsales océaniques. En moyenne 1500 km de large et une altitude, au dessus de la plaine abyssale, de 2500 à 3000 m. Ces dorsales forment un ensemble qui parcourt tous les océans dans une chaîne immense de plus de 70 000 km de long, constituant ainsi le relief le plus important de la terre.

Le rift est le profond fossé en forme de V qui entaille la dorsale en son centre (1500 à 1800 m de profondeur, pour 20 à 30 km de largeur). C'est là que le magma en fusion remonte en surface (exemple du rift de la mer rouge et du golfe d'Aden).

Remarque : la plus grande partie des fonds abyssaux est recouverte de sédiments. La roche n'apparaît à nu sous forme de laves et de basaltes que sur les dorsales (formation de roches jeunes) et sur les pentes abruptes du talus continental victimes de l'érosion des courants et glissements de terrain.

Les pouvoirs de la nature

Un monde sans vie ? Et pourtant...

Les abysses présentent des conditions écologiques qui en font un milieu très spécifique et n'ayant rien, à priori, de particulièrement favorable au développement de la vie :

- pas de saisons, ni de variations en tous points de l'océan profond
- plus de lumière mesurable en dessous de 500 m de profondeur, donc le noir absolu
- une température moyenne au fond des océans de 2°C vers 3000 m, et qui varie entre 0,5 et 1,5°C à 5000 m
- une pression équivalente à 300 bars à 3000 m et jusqu'à 1 tonne à 10 000 m, l'équivalent d'une grosse voiture sur l'ongle du pouce !
- peu d'éléments dissous : oxygène, azote, gaz carbonique...

Pourtant, des organismes vivants ont réussi à faire leur place là où la photosynthèse est irréalisable. Leurs seuls buts : mettre en oeuvre toutes les stratégies possibles pour assurer les fonctions primitives de leur vie : se nourrir, se protéger et se reproduire. La science fiction ne peut rivaliser avec l'extravagance des créatures abyssales. Les caractéristiques particulières de ce milieu de vie ont contraint les organismes vivants a faire preuve d'imagination pour s'adapter et évoluer, notamment par rapport au manque de lumière (pas de photosynthèse) et à la pression de l'eau. Cela donne des formes et des comportements proches des monstres préhistoriques à l'image du célèbre poisson ogre, Anoplogaster cornuta, de ses longues canines et cavités muqueuses effrayantes ! La principale invention face à l'obscurité reste la bioluminescence qui est la capacité qu'ont certains animaux à produire de la lumière. C'est le cas du poisson lanterne, Histioteuthis sp., ou du diable noir, Melanocetus johnsoni. Dans un monde où l'obscurité est omniprésente, cette qualité paraît indispensable pour chasser (en attirant les proies, en les éblouissant...) ou pour se protéger (en faisant diversion avant la fuite). Feux d'artifices éphémères, lanternes qui s'agitent, jets de mucus remplis de photons... Le spectacle est fascinant.

L'hydrothermalisme sous-marin

Un oasis de vie au milieu d'un désert abyssal, dont les acteurs principaux sont les « black smokers », autrement dit les « fumeurs noirs ». Ce sont des fontaines alimentées par une eau souterraine qui circule dans des failles de lave solidifiée. Son voyage lui permet de se réchauffer au contact du magma et de se charger en métaux lourds. Sa température peut atteindre 350°C mais sous une telle pression, elle ne peut bouillir. Sa forte teneur en sulfure est à l'origine des épaisses fumées noirâtres observables d'où leur surnom. C'est à partir de là que tout un ensemble d'animaux prolifère en symbiose, stupéfiant les scientifiques en repoussant les limites de l'apparition de la vie. La découverte de ces écosystèmes particuliers a réellement bouleversé les croyances et a ouvert une porte pour la recherche liée microbiologique et biochimique.

L'importance de la vie symbiotique

La surprise fut totale lors de la découverte d'êtres vivants dans un milieu où la photosynthèse n'existe pas ! Le principe de chimiosynthèse la remplace. Les bactéries primitives transforment alors les éléments contenus dans le soufre et l'hydrogène des sources hydrothermales en sucres assimilables par les organismes vivant le long des cheminées. C'est grâce aux bactéries présentes dans le corps et sur la peau de tous les animaux des abysses, que la vie a pu se développer dans les grandes profondeurs. La symbiose est sans aucun doute l'adaptation principale pour la survie dans un tel milieu.

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MessageSujet: Re: Environnement Environnement 2110Ven 27 Jan - 10:12

Un oasis sous la mer aux propriétés alléchantes

La découverte de nouvelles espèces

Nous n'avons découvert, pour l'instant, que 5% de la biodiversité des profondeurs, traduisant un taux d'endémisme très élevé. Bien que la biomasse des abysses ne représente pas plus d'1g/m2 (contre 5 kg/m2 en surface), une quarantaine de nouvelles espèces sont recensées toutes les semaines ! Sans oublier que 50 à 90% des spécimens remontés dans les filets des expéditions scientifiques sont encore non répertoriés. Suivant les estimations, il resterait encore 10 à 30 millions d'espèces à découvrir...Et le malheur reste la destruction de certaines avant même d'être connues.
L'exploitation des poissons des grands fonds

Les poissons pêchés par l'intermédiaire de filets surdimensionnés ne servent pas à nourrir des milliers de personnes qui en auraient besoin mais alimentent plutôt un marché de luxe très étroit. Pour renouveler le marché du poisson, les pêcheurs high-tech ont déniché dans les profondeurs de nouvelles espèces de poissons et crustacés tel que le grenadier, l'empereur ou encore le sabre noir. Cependant, ces espèces sont généralement matures tardivement (50 ans) pour une durée de vie de 100 ans : le cycle de reproduction est donc trop long face à l'exploitation importante des stocks qui ne peuvent se renouveler. Une pêche excessive de ce type de poissons entraînera irréversiblement une disparition des espèces concernées.

Remarque : Il est important de prendre en compte que cette méthode de pêche en grand fond n'est rendue possible que par des subventions massives, de l'ordre de 152 millions de dollars par an, sans lesquelles elle ne serait pas viable.

De véritables mines

Les sources hydrothermales sont l'équivalent des mines au niveau terrestre. Outre leur importance du point de vue écologique, elles offrent en quantité des minerais tels que le cuivre, le zinc, le plomb, l'argent ou encore l'or. A cette richesse, s'ajoute la présence d'hydrocarbures révélée par des forages qui arrivent à temps face à une crise et une perspective d'épuisement des stocks. Quoi de plus alléchant surtout quand la technologie avance et montre de jour en jour les capacités d'exploration de ces zones lointaines !

Une zone non réglementée

Le plus souvent, les fonds abyssaux situés hors des zones économiques des états côtiers, n'appartiennent à personne : ils constituent ce qu'il convient d'appeler le « Patrimoine commun de l'humanité » qu'il est nécessaire de protéger pour les générations futures.
La convention de l'ONU sur les Droits de la Mer (1982) qui définit les principes généraux de l'exploitation des ressources de la mer, est pleine de bonnes intentions. Cependant, d'autres mesures concernant la gestion des pêcheries en eaux internationales sont nécessaires pour palier l'exploitation anarchique des grands fonds. En effet, le chalutage n'est pas réglementé dans le secteur de la haute mer.
Les organismes ayant le pouvoir de contrôler cette pêche sont rares à avoir pris des mesures de réglementation pour protéger ces habitats fragiles. Citons tout de même des mesures de réglementation efficace telle que la Commission des Pêches de l'Atlantique Nord-Est et la Convention sur la Conservation de la Faune et la Flore marines de l'Antarctique qui précises l'existence de zones d'interdiction au chalutage et aux engins de pêche statiques.

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